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Infections à entérobactéries : localisations, résistance et prévention à l’hôpital

Les infections à entérobactéries regroupent plusieurs infections bactériennes et ne correspondent donc pas à une maladie unique. [1] [3] Escherichia coli et Klebsiella pneumoniae font partie des bactéries de ce groupe qui peuvent être impliquées chez l’être humain. [1] [2] Selon la bactérie et la partie du corps atteinte, elles peuvent notamment provoquer une infection urinaire, une pneumonie ou une infection du sang. [1] [3] Certaines sont contractées au cours des soins, mais le terme ne désigne pas uniquement les infections nosocomiales. [1] [3]

Infection, colonisation et résistance : quelles différences ?

Une infection s’accompagne de manifestations liées à l’atteinte d’un organe, tandis qu’une colonisation correspond à la présence d’une bactérie sans symptôme. [1] [3] À l’hôpital, une personne peut notamment devenir porteuse d’une bactérie multirésistante ou hautement résistante sans développer d’infection. [1] Cette personne peut transmettre la bactérie et, plus rarement, développer ensuite une infection plus difficile à traiter. [1]

Les entérobactéries résistantes aux carbapénèmes constituent un sous-groupe particulier et non l’ensemble des entérobactéries. [2] [3] Dans la revue citée, qui reprend la définition des autorités sanitaires américaines, cette appellation désigne des bactéries résistantes à au moins un antibiotique de la famille des carbapénèmes ou capables de produire une carbapénémase. [2] Une carbapénémase est une enzyme bactérienne qui inactive des antibiotiques de cette famille. [3]

Quels symptômes sont documentés ?

Les manifestations varient selon la partie du corps infectée. [1] [2] Dans les infections urinaires dues à des entérobactéries résistantes aux carbapénèmes, les symptômes rapportés comprennent la fièvre, une douleur ou une gêne en urinant, ainsi qu’une gêne abdominale ou dans l’aine. [2] La présence de ces signes ne permet pas, à elle seule, d’identifier la bactérie responsable ni de déterminer sa résistance aux antibiotiques. [2]

La gravité dépend notamment de la localisation de l’infection et de l’état de la personne atteinte. [1] [2] Parmi les infections nosocomiales, certaines pneumonies et infections du sang peuvent être graves et entraîner le décès. [1] Les données consacrées aux bactéries résistantes montrent également que le pronostic varie fortement selon le foyer infectieux et les caractéristiques cliniques du patient. [2]

Dans quelles situations le risque est-il plus élevé à l’hôpital ?

Le risque d’infection nosocomiale augmente notamment chez les personnes très jeunes ou âgées, atteintes d’une maladie sévère, immunodéprimées, opérées ou exposées à un dispositif invasif. [1] Les sondes urinaires, les cathéters vasculaires et l’intubation font partie des dispositifs associés à ce risque. [1] Une hospitalisation plus longue accroît également le risque de contracter une infection au cours du séjour. [1]

Dans les infections nosocomiales bactériennes, la principale source peut être la flore du patient lui-même plutôt que l’environnement hospitalier. [1] Certains soins, comme une intervention chirurgicale, un sondage urinaire ou une ventilation artificielle, peuvent permettre à ces micro-organismes d’atteindre un site où ils provoquent une infection. [1] Pour les entérobactéries résistantes aux carbapénèmes, les études décrivent aussi des associations avec l’exposition préalable aux antibiotiques, les gestes invasifs, l’immunodépression et certains séjours en réanimation. [2] [3]

Comment la résistance influence-t-elle le diagnostic et le traitement ?

L’identification d’une entérobactérie résistante repose sur des analyses microbiologiques et sur l’étude de sa sensibilité aux antibiotiques. [1] [2] Le choix du traitement dépend du site de l’infection, de sa gravité et des caractéristiques de la souche identifiée. [2] À l’hôpital, certaines résistances peuvent obliger à changer d’antibiotique en cours de traitement et à utiliser une administration intraveineuse. [1] Les bactéries dites hautement résistantes émergentes peuvent résister à presque tous les antibiotiques disponibles, ce qui rend les infections correspondantes particulièrement difficiles à traiter. [1]

Comment la transmission est-elle limitée dans les établissements de santé ?

À l’hôpital, la transmission des germes est principalement manuportée, c’est-à-dire assurée par les mains. [1] La friction des mains avec une solution hydroalcoolique constitue la technique de référence avant et après un contact avec un patient ou son environnement, et avant ou après un soin. [1] La désinfection du matériel partagé entre deux patients et l’asepsie des gestes invasifs participent aussi à la prévention. [1]

Les patients susceptibles d’être porteurs d’une bactérie hautement résistante peuvent faire l’objet d’une recherche microbiologique à leur admission. [1] Lorsqu’un portage est détecté, une chambre individuelle et des équipements de protection peuvent être employés pour réduire les transmissions entre patients. [1] Ces précautions visent à limiter la transmission et ne signifient pas nécessairement que la personne porteuse présente une infection symptomatique. [1]

Sources et références

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