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Hidrosadénite suppurée : symptômes, diagnostic, soins et suivi

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Maladie de Verneuil (hidradénite suppurée) par ville

L’hidrosadénite suppurée, aussi appelée maladie de Verneuil, est une maladie inflammatoire chronique de la peau qui évolue par poussées. [1] Elle provoque surtout des nodules douloureux, des abcès et parfois des tunnels sous la peau dans les zones de plis ou de frottement, notamment les aisselles, l’aine, les fesses et sous les seins. [1] Ce n’est ni une conséquence d’un manque d’hygiène ni une maladie contagieuse. [1] [2] Une prise en charge peut contrôler l’inflammation, soulager les symptômes et traiter certaines lésions persistantes, mais aucun traitement ne permet actuellement de garantir une guérison définitive. [1] [4]

Comment reconnaître les manifestations ?

Les premières lésions peuvent ressembler à des boutons d’acné ou à des furoncles, mais elles apparaissent souvent aux mêmes endroits et récidivent. [2] Les nodules sont rouges, gonflés et douloureux, tandis que les abcès peuvent se rompre et laisser s’écouler un liquide malodorant. [1] La répétition des poussées peut épaissir la peau, former des cicatrices et créer des canaux permanents, appelés tunnels ou tractus sinusaux, qui relient les lésions à la surface cutanée. [1] [2] Des démangeaisons, une sensation de brûlure, une fatigue et un mal-être général peuvent également accompagner la maladie. [1] L’intensité varie d’une forme légère comportant peu d’abcès à une forme sévère avec de nombreuses lésions, des tunnels et des cicatrices étendues. [1] [2]

Quelles sont les causes et les facteurs associés ?

La maladie implique une obstruction et une inflammation des follicules pileux, mais ses mécanismes exacts ne sont pas entièrement élucidés. [1] [2] Une composante héréditaire existe, avec des antécédents familiaux rapportés chez environ un tiers des personnes atteintes, sans qu’un parent malade transmette nécessairement la maladie. [1] [5] La plupart des cas ne relèvent toutefois pas d’une mutation unique, et les tests génétiques ne sont pas recommandés systématiquement pour toutes les personnes atteintes. [5] Le tabagisme et le surpoids sont associés à la maladie et peuvent en aggraver l’expression. [1] [5] Les bactéries présentes dans les lésions peuvent participer à leur évolution, mais elles proviennent de la flore propre de la personne et ne rendent pas la maladie transmissible à l’entourage. [1]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic repose principalement sur l’examen de la peau, la localisation caractéristique des lésions et leur tendance à guérir puis à réapparaître. [1] [2] Le médecin recherche des nodules, des abcès, des tunnels ou des cicatrices dans les zones habituelles et vérifie la récurrence des épisodes. [1] Les examens complémentaires ne sont généralement pas nécessaires pour confirmer la maladie, mais ils peuvent servir à évaluer son étendue ou à rechercher des maladies associées. [1] Un prélèvement de pus avec culture bactérienne peut notamment être réalisé dans certains abcès profonds. [2] Une IRM du bassin peut être indiquée dans certaines formes fessières sévères ou lorsqu’une atteinte profonde doit être évaluée. [1] En cas de nodules ou d’abcès récidivants dans les plis, une consultation dermatologique rapide favorise un diagnostic et une prise en charge précoces. [1]

Quels sont les principes de la prise en charge ?

Le choix des soins dépend de la sévérité, de la localisation et du caractère principalement inflammatoire ou déjà cicatriciel des lésions. [2] [4] Les traitements médicaux peuvent comprendre des soins locaux, des antibiotiques et, dans les formes modérées à sévères, des médicaments agissant sur l’inflammation. [1] [2] Ces traitements peuvent réduire les poussées, la douleur et les écoulements, mais ils ne font pas disparaître directement les tunnels et les tissus cicatriciels déjà constitués. [4] Une incision avec drainage peut soulager rapidement un abcès douloureux, sans constituer à elle seule un traitement durable de la maladie. [1] [4] Des interventions locales ou une excision plus large peuvent être proposées lorsque des tunnels persistants, une fibrose ou une atteinte cicatricielle étendue dominent. [1] [4] Les soins médicaux et chirurgicaux répondent ainsi à des dimensions différentes de la maladie et peuvent être associés plutôt qu’opposés. [1] [4] Une prise en charge multidisciplinaire peut réunir dermatologie, chirurgie, soins de la douleur, soutien psychologique et spécialistes des maladies associées. [1] [4]

La réduction des frottements par des vêtements amples et une manipulation douce de la peau peut contribuer au confort, sans guérir la maladie. [1] [2] La prise en charge d’un surpoids et l’arrêt du tabac font partie des mesures proposées pour limiter les facteurs aggravants. [1] Une bonne hygiène cutanée peut être utile au soin quotidien, mais une hygiène plus intensive ne guérit pas l’hidrosadénite suppurée. [2] Il n’existe pas de moyen établi de prévenir l’apparition de la maladie elle-même. [1]

Quels sont les risques et quel suivi prévoir ?

La douleur, les écoulements, les odeurs et les cicatrices peuvent avoir des conséquences importantes sur la vie sociale, professionnelle, intime et psychologique. [1] [2] [5] Le suivi doit donc prendre en compte les lésions visibles, mais aussi la douleur, la fatigue, le stress et les symptômes dépressifs. [1] Des maladies métaboliques, inflammatoires digestives ou rhumatologiques peuvent être associées à l’hidrosadénite suppurée et justifier une évaluation adaptée aux symptômes et au terrain. [1] [5] Exceptionnellement, un cancer cutané peut apparaître sur des lésions très anciennes et longtemps négligées, ce qui justifie une surveillance dermatologique de leur évolution. [1] Même après une amélioration ou une intervention, des récidives restent possibles et le suivi permet d’adapter la stratégie à l’activité inflammatoire et aux lésions cicatricielles persistantes. [1] [4]

Que faut-il prévoir en cas de grossesse ou d’allaitement ?

Pendant la grossesse, les symptômes peuvent rester stables, s’améliorer ou s’aggraver, et certaines personnes rapportent une aggravation après l’accouchement. [3] Un projet de grossesse doit être discuté si possible en amont avec les professionnels qui suivent la grossesse et l’hidrosadénite afin de planifier les soins avant, pendant et après l’accouchement. [3] La plupart des personnes peuvent allaiter, mais des lésions touchant le mamelon, l’aréole ou les glandes mammaires peuvent rendre l’allaitement plus difficile. [3] Les questions concernant les médicaments pendant la grossesse ou l’allaitement doivent être examinées avec l’équipe soignante en fonction du traitement précis. [3]

Sources et références

[3] Hidradenitis Suppurativa (HS) - MotherToBaby | Fact Sheets - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

[4] Medical and Surgical Management of Hidradenitis Suppurativa

www.ebi.ac.uk · Version : 2026-07-04 · Consulté le 2026-09-16

[5] The Genetics of Hidradenitis Suppurativa

www.ebi.ac.uk · Version : 2026-04-24 · Consulté le 2026-09-16

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Spécialités médicales concernées

Chirurgien plastique et esthétique
Chirurgien digestif