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Hémopéritoine : signes, diagnostic et prise en charge

Un hémopéritoine correspond à une hémorragie intrapéritonéale, avec du sang présent dans la cavité péritonéale située dans l’abdomen. [1] [2] Il ne constitue pas une cause unique, mais la conséquence d’un saignement dont l’origine et la gravité doivent être recherchées. [1] [2] Une hémorragie suspectée après un traumatisme majeur doit être évaluée en urgence, car les examens et le contrôle du saignement ne doivent pas être retardés. [1]

Hémorragie intrapéritonéale ou rétropéritonéale : quelle différence ?

L’hémorragie intrapéritonéale et l’hémorragie rétropéritonéale désignent des localisations distinctes d’un saignement interne abdominal. [1] Une échographie FAST négative n’exclut ni l’une ni l’autre de ces hémorragies. [1]

Quels signes peuvent évoquer un hémopéritoine ?

Après une ponction ovocytaire transvaginale, les manifestations rapportées comprennent une douleur abdominale ou pelvienne diffuse, une douleur de l’épaule, des ballonnements, des nausées, des vomissements, des vertiges et une faiblesse. [2] Une pâleur, des sueurs froides, un essoufflement, une accélération du rythme cardiaque ou une baisse de la pression artérielle peuvent accompagner ce tableau. [2] Ces signes ne permettent pas à eux seuls de confirmer un hémopéritoine, mais leur association à une instabilité cardiovasculaire peut traduire un saignement grave. [2]

Après une ponction ovocytaire, une douleur abdominale diffuse associée à une faiblesse importante, des vomissements, une pâleur, une hypotension ou une accélération du pouls nécessite une évaluation médicale en urgence. [2] Les symptômes peuvent apparaître après la sortie du centre de fécondation in vitro et ne sont pas toujours immédiats. [2]

Dans quelles circonstances peut-il survenir ?

Une hémorragie intrapéritonéale peut être recherchée lors de l’évaluation d’un traumatisme majeur. [1] Un hémopéritoine peut aussi résulter d’un saignement ovarien provoqué par le passage de l’aiguille utilisée pour recueillir les ovocytes au cours d’une fécondation in vitro. [2] Cette complication sévère de la ponction ovocytaire est décrite comme rare dans les études regroupées par la revue. [2] Une petite quantité de sang peut toutefois être observée après une ponction ovocytaire sans avoir de signification clinique en l’absence de saignement actif ou d’instabilité hémodynamique. [2]

Comment le diagnostic est-il évalué ?

L’évaluation recherche notamment une altération de l’état circulatoire, la réponse aux premières mesures de réanimation et des signes de saignement sur l’imagerie. [1] Les principes d’évaluation et de prise en charge du traumatisme présentés dans cette fiche proviennent d’une recommandation britannique du NICE publiée en 2016. [1] En cas d’hémorragie suspectée après un traumatisme majeur, l’imagerie doit être réalisée rapidement et interprétée immédiatement par un professionnel formé. [1] Chez une personne instable qui ne répond pas au remplissage vasculaire, les examens sont limités au minimum nécessaire pour orienter l’intervention. [1] Un scanner immédiat peut être envisagé si la personne répond aux mesures de réanimation ou si son état hémodynamique est normal. [1]

Dans les cas sévères survenus après une ponction ovocytaire, l’évaluation décrite associait les signes cliniques, la mesure de l’hémoglobine et de l’hématocrite, ainsi que la recherche de liquide dans le pelvis par échographie. [2] Les signes vitaux et l’hématocrite peuvent néanmoins manquer de sensibilité au début d’un saignement de faible volume. [2]

Quels sont les principes de la prise en charge ?

Dans le contexte d’un traumatisme majeur, la priorité est de contrôler rapidement le saignement tout en soutenant la circulation lorsque l’hémorragie est active. [1] Après un traumatisme majeur, une instabilité hémodynamique qui ne répond pas au remplissage conduit à une chirurgie de contrôle des lésions. [1] Certaines hémorragies artérielles du bassin, de la rate, du foie ou du rein peuvent relever de techniques de radiologie interventionnelle. [1]

Pour l’hémopéritoine ovarien après ponction ovocytaire, une surveillance conservatrice est décrite uniquement lorsque l’état hémodynamique reste stable, que l’hémoglobine et l’hématocrite ne diminuent pas progressivement et que le volume de sang visible n’augmente pas. [2] Une instabilité cardiovasculaire accompagnée d’une baisse de l’hémoglobine ou de l’hématocrite et de symptômes marqués constitue une indication chirurgicale dans cette situation. [2] L’intervention vise à obtenir l’hémostase, c’est-à-dire l’arrêt du saignement, en cherchant autant que possible à préserver l’ovaire. [2] Les techniques rapportées comprennent la coagulation, la suture, les produits hémostatiques locaux et, dans certains cas, la résection d’une partie ou de la totalité de l’ovaire. [2]

Sources et références

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Spécialités médicales concernées

Chirurgie générale et proctologie
Chirurgien viscéral et digestifOption : endoscopie chirurgicale
Chirurgien digestif