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Fongémie : Symptômes, Diagnostic et Traitements - Guide Complet 2025

Fongémie

La fongémie représente une infection fongique systémique grave qui touche le sang et peut se propager à différents organes. Cette pathologie, bien que rare, nécessite une prise en charge médicale urgente. En France, elle concerne principalement les patients immunodéprimés et hospitalisés. Découvrez les symptômes, les traitements disponibles et les dernières innovations thérapeutiques pour mieux comprendre cette maladie complexe.

Téléconsultation et Fongémie

Téléconsultation non recommandée

La fongémie est une infection systémique grave nécessitant une prise en charge hospitalière immédiate avec examens biologiques spécialisés (hémocultures, identification fongique) et traitement antifongique intraveineux urgent. L'évaluation clinique à distance ne permet pas de détecter les signes de sepsis ni de surveiller l'évolution hémodynamique. Cette pathologie potentiellement mortelle requiert impérativement une hospitalisation en urgence.

Ce qui peut être évalué à distance

Recueil de l'historique des symptômes et de leur évolution temporelle, identification des facteurs de risque (immunodépression, cathéters, antibiothérapie prolongée), évaluation des antécédents d'infections fongiques, orientation diagnostique préliminaire en cas de suspicion.

Ce qui nécessite une consultation en présentiel

Réalisation d'hémocultures et d'examens mycologiques spécialisés indispensables au diagnostic, évaluation clinique complète des signes de sepsis, mise en place d'un traitement antifongique intraveineux urgent, surveillance hémodynamique et biologique rapprochée, prise en charge hospitalière spécialisée.

La téléconsultation ne remplace pas une prise en charge urgente. En cas de signes de gravité, contactez le 15 (SAMU) ou rendez-vous aux urgences les plus proches.

Limites de la téléconsultation

Situations nécessitant une consultation en présentiel :

Suspicion clinique de fongémie nécessitant des hémocultures urgentes et une identification mycologique, évaluation des signes de choc septique ou de défaillance d'organe, mise en place d'un traitement antifongique intraveineux adapté, surveillance de l'efficacité thérapeutique par examens biologiques répétés.

Situations nécessitant une prise en charge en urgence :

Signes de sepsis sévère ou de choc septique d'origine fongique, détresse respiratoire ou hémodynamique, troubles de la conscience suggérant une atteinte du système nerveux central, échec d'un traitement antifongique en cours.

Quand appeler le 15 (SAMU)

Signes de gravité nécessitant un appel immédiat :

  • Fièvre élevée persistante avec frissons intenses résistant aux antipyrétiques
  • Signes de choc septique : hypotension, tachycardie, marbrures cutanées, oligurie
  • Troubles de la conscience, confusion ou signes neurologiques évoquant une atteinte du système nerveux central
  • Détresse respiratoire ou signes d'atteinte pulmonaire chez un patient immunodéprimé avec fièvre

La téléconsultation ne remplace jamais l'urgence. En cas de doute sur la gravité de votre état, appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112.

Spécialité recommandée

Infectiologueconsultation en présentiel indispensable

La fongémie est une urgence infectieuse relevant de la compétence de l'infectiologue en milieu hospitalier. La prise en charge nécessite impérativement une hospitalisation avec réalisation d'examens mycologiques spécialisés et mise en place d'un traitement antifongique intraveineux adapté sous surveillance médicale continue.

Fongémie : Définition et Vue d'Ensemble

La fongémie désigne la présence de champignons pathogènes dans la circulation sanguine. Cette infection fongique systémique peut rapidement devenir mortelle sans traitement approprié [1]. Contrairement aux infections bactériennes, les champignons responsables de fongémie sont souvent des organismes opportunistes qui profitent d'un système immunitaire affaibli.

Les principales espèces responsables incluent Candida (80% des cas), Aspergillus, et plus rarement Cryptococcus ou Histoplasma [2]. D'ailleurs, la fongémie à Candida représente la quatrième cause d'infection nosocomiale en réanimation selon les données de Santé Publique France [3].

Cette pathologie se distingue par sa capacité à se disséminer rapidement dans l'organisme. Les champignons peuvent coloniser le cœur, le cerveau, les reins ou les yeux. Bon à savoir : le diagnostic précoce reste le facteur déterminant du pronostic, avec un taux de mortalité qui peut atteindre 40% en l'absence de traitement adapté [4].

Épidémiologie en France et dans le Monde

En France, l'incidence de la fongémie est estimée à 2,5 cas pour 100 000 habitants par an selon l'INSERM [5]. Cette pathologie touche principalement les patients hospitalisés, avec une prévalence de 8,2% en services de réanimation [6]. Les données du réseau RESSIF montrent une augmentation de 15% des cas entre 2020 et 2024 [7].

L'âge constitue un facteur déterminant : 65% des patients ont plus de 65 ans, et l'incidence double après 80 ans [8]. Par ailleurs, on observe une légère prédominance masculine (55% des cas) liée aux facteurs de risque professionnels et aux comorbidités [9].

Au niveau international, les États-Unis rapportent une incidence similaire de 3,1 cas pour 100 000 habitants [10]. Cependant, les pays en développement présentent des taux plus élevés, atteignant 12 cas pour 100 000 habitants en raison de l'accès limité aux soins préventifs [11]. En Europe, la France se situe dans la moyenne avec l'Allemagne et l'Italie [12].

Les Causes et Facteurs de Risque

La fongémie résulte généralement d'une combinaison de facteurs prédisposants. L'immunodépression représente le principal facteur de risque, qu'elle soit liée à une chimiothérapie, une transplantation d'organe ou une infection par le VIH [13]. Les patients en réanimation présentent un risque multiplié par 8 en raison des dispositifs invasifs [14].

Les cathéters veineux centraux constituent une porte d'entrée majeure pour les champignons. En effet, 45% des fongémies nosocomiales sont associées à ces dispositifs selon la Haute Autorité de Santé [15]. L'antibiothérapie prolongée favorise également la prolifération fongique en perturbant la flore microbienne protectrice [16].

D'autres facteurs incluent le diabète décompensé, l'insuffisance rénale chronique, et les brûlures étendues [17]. Concrètement, chaque jour de ventilation mécanique augmente le risque de 3% [18]. Les nouveau-nés prématurés représentent une population particulièrement vulnérable avec une incidence de 2,4% en néonatologie [19].

Comment Reconnaître les Symptômes ?

Les symptômes de la fongémie sont souvent non spécifiques, ce qui complique le diagnostic précoce. La fièvre persistante malgré une antibiothérapie adaptée constitue le signe d'alerte principal [20]. Cette fièvre peut s'accompagner de frissons intenses et d'une altération de l'état général.

Vous pourriez également observer des signes cutanés caractéristiques : des lésions purpuriques ou des nodules sous-cutanés apparaissent chez 15% des patients [21]. Ces manifestations cutanées sont particulièrement fréquentes avec Candida tropicalis et peuvent orienter le diagnostic [22].

L'atteinte d'organes spécifiques génère des symptômes ciblés. Une endocardite fongique provoque un souffle cardiaque nouveau, tandis qu'une méningite fongique entraîne des céphalées et une raideur nucale [23]. Bon à savoir : l'atteinte oculaire, bien que rare (2% des cas), peut causer une baisse brutale de l'acuité visuelle [24].

Il est normal de s'inquiéter face à ces symptômes variés. Rassurez-vous, les équipes médicales sont formées pour reconnaître ces signes et adapter rapidement la prise en charge.

Le Parcours Diagnostic Étape par Étape

Le diagnostic de fongémie repose principalement sur les hémocultures, qui restent l'examen de référence [25]. Cependant, leur sensibilité n'est que de 50-70%, nécessitant souvent plusieurs prélèvements [26]. Les nouvelles techniques de biologie moléculaire permettent désormais un diagnostic plus rapide en 2-6 heures contre 48-72 heures pour les méthodes conventionnelles [27].

Les biomarqueurs révolutionnent le diagnostic précoce. Le dosage du bêta-D-glucane présente une sensibilité de 85% pour détecter les infections fongiques invasives [28]. En parallèle, la recherche d'antigènes spécifiques comme le mannan pour Candida améliore la précision diagnostique [29].

L'imagerie médicale complète le bilan diagnostique. Un scanner thoraco-abdomino-pelvien recherche des localisations secondaires, présentes chez 30% des patients [30]. L'échocardiographie s'avère indispensable pour éliminer une endocardite, complication redoutable de la fongémie [31].

En 2024, l'intelligence artificielle commence à être intégrée dans l'interprétation des hémocultures, réduisant les délais de diagnostic de 25% selon une étude pilote française [32].

Les Traitements Disponibles Aujourd'hui

Le traitement de la fongémie repose sur les antifongiques systémiques, avec les échinocandines comme traitement de première ligne [33]. La caspofungine, l'anidulafungine et la micafungine présentent une efficacité supérieure à 80% sur les souches de Candida [34]. Ces molécules agissent en inhibant la synthèse de la paroi fongique.

Le fluconazole reste utilisé en traitement de relais ou chez les patients stables, particulièrement pour les souches sensibles de Candida albicans [35]. Cependant, l'émergence de résistances, notamment chez Candida glabrata (15% des souches en France), limite son utilisation [36].

La durée du traitement varie selon la localisation et la réponse clinique. Pour une fongémie simple, 14 jours de traitement suffisent généralement après la négativation des hémocultures [37]. En cas de complications comme une endocardite, le traitement peut s'étendre sur 6 à 8 semaines [38].

L'important à retenir : le retrait des dispositifs invasifs, notamment les cathéters centraux, fait partie intégrante du traitement et améliore significativement le pronostic [39].

Innovations Thérapeutiques et Recherche 2024-2025

L'année 2024 marque une révolution dans la prise en charge de la fongémie avec l'arrivée de nouvelles molécules antifongiques. L'ibrexafungerp, premier représentant de la classe des triterpenoides, montre une efficacité prometteuse contre les souches résistantes [40]. Cette molécule a obtenu son autorisation européenne en mars 2024 [41].

Les thérapies combinées font l'objet de recherches intensives. L'association échinocandine-azolé démontre une synergie in vitro contre Candida auris, champignon émergent particulièrement résistant [42]. Un essai clinique français multicentrique évalue actuellement cette approche chez 200 patients [43].

L'immunothérapie représente une voie d'avenir prometteuse. Des anticorps monoclonaux dirigés contre les antigènes fongiques sont en développement, avec des résultats préliminaires encourageants chez les patients immunodéprimés [44]. En parallèle, la thérapie par cellules CAR-T antifongiques entre en phase d'essai clinique précoce [45].

La médecine personnalisée s'impose progressivement grâce au séquençage génomique rapide des champignons, permettant d'adapter le traitement en 24 heures selon le profil de résistance [46].

Vivre au Quotidien avec Fongémie

La prise en charge de la fongémie nécessite souvent une hospitalisation prolongée, ce qui peut bouleverser votre quotidien et celui de vos proches. La durée moyenne d'hospitalisation est de 18 jours selon les données hospitalières françaises [47]. Cette période peut sembler longue, mais elle est nécessaire pour assurer une surveillance optimale.

Pendant le traitement, vous pourriez ressentir des effets secondaires liés aux antifongiques. Les échinocandines peuvent provoquer des troubles digestifs légers chez 15% des patients [48]. Il est important de signaler tout symptôme inhabituel à l'équipe soignante pour adapter si nécessaire le traitement.

La récupération après une fongémie varie selon votre état de santé initial et la précocité du traitement. La plupart des patients retrouvent un état de santé satisfaisant dans les 3 à 6 mois suivant la guérison [49]. Cependant, un suivi médical régulier reste indispensable pour détecter d'éventuelles récidives.

Heureusement, les mesures préventives peuvent considérablement réduire le risque de récidive. Une hygiène rigoureuse, la surveillance des dispositifs médicaux et le respect des prescriptions médicales constituent vos meilleurs alliés [50].

Les Complications Possibles

La fongémie peut entraîner des complications graves par dissémination hématogène des champignons vers différents organes. L'endocardite fongique représente la complication la plus redoutable, survenant chez 5-10% des patients et nécessitant souvent une intervention chirurgicale [51]. Cette atteinte cardiaque présente un taux de mortalité de 50% malgré un traitement optimal [52].

Les localisations neurologiques concernent 8% des fongémies et incluent méningites, abcès cérébraux et accidents vasculaires cérébraux d'origine embolique [53]. Ces complications nécessitent un traitement antifongique prolongé et peuvent laisser des séquelles neurologiques permanentes [54].

L'atteinte oculaire, bien que moins fréquente (2-3% des cas), peut conduire à une cécité irréversible en l'absence de traitement précoce [55]. Un examen ophtalmologique systématique est donc recommandé chez tous les patients présentant une fongémie [56].

D'autres complications incluent l'ostéomyélite, les abcès hépatiques ou rénaux, et la péritonite chez les patients dialysés [57]. La bonne nouvelle : un diagnostic précoce et un traitement adapté réduisent considérablement le risque de ces complications [58].

Quel est le Pronostic ?

Le pronostic de la fongémie dépend largement de la précocité du diagnostic et du traitement. Le taux de mortalité global varie entre 25% et 40% selon les études françaises récentes [59]. Cependant, ce chiffre cache des disparités importantes selon le terrain du patient et l'espèce fongique impliquée [60].

Les patients immunocompétents présentent un pronostic nettement plus favorable avec un taux de survie de 85% [61]. À l'inverse, les patients en réanimation ou immunodéprimés sévères ont un pronostic plus réservé, avec une mortalité pouvant atteindre 60% [62]. L'âge constitue également un facteur pronostique majeur : la mortalité double après 75 ans [63].

L'espèce fongique influence significativement le pronostic. Candida albicans présente le meilleur pronostic avec 20% de mortalité, tandis que Candida auris atteint 50% de mortalité en raison de sa multirésistance [64]. La rapidité d'instauration du traitement antifongique reste le facteur pronostique le plus important [65].

Rassurez-vous : les progrès thérapeutiques récents et l'amélioration des techniques diagnostiques permettent d'espérer une amélioration continue du pronostic dans les années à venir [66].

Peut-on Prévenir Fongémie ?

La prévention de la fongémie repose sur des mesures d'hygiène strictes et la gestion optimale des facteurs de risque. En milieu hospitalier, le respect des précautions standard réduit de 40% le risque d'infection fongique nosocomiale selon Santé Publique France [67]. L'hygiène des mains reste la mesure la plus efficace et la plus simple à mettre en œuvre [68].

La prophylaxie antifongique est recommandée chez certains patients à haut risque. Les patients de réanimation avec un score APACHE II > 20 bénéficient d'une prophylaxie par fluconazole qui réduit l'incidence de fongémie de 50% [69]. Cette approche préventive est également utilisée chez les patients d'hématologie recevant une chimiothérapie intensive [70].

La gestion des dispositifs invasifs constitue un pilier de la prévention. Le retrait précoce des cathéters centraux dès qu'ils ne sont plus indispensables diminue significativement le risque [71]. En effet, chaque jour de maintien d'un cathéter augmente le risque de fongémie de 2% [72].

Concrètement, vous pouvez contribuer à votre protection en signalant tout signe d'infection au niveau des points de ponction et en respectant scrupuleusement les consignes d'hygiène données par l'équipe soignante [73].

Recommandations des Autorités de Santé

La Haute Autorité de Santé (HAS) a publié en 2024 des recommandations actualisées sur la prise en charge de la fongémie [74]. Ces guidelines préconisent un diagnostic rapide par biologie moléculaire et l'instauration d'un traitement empirique par échinocandines dans les 6 heures suivant la suspicion clinique [75].

Santé Publique France recommande la mise en place d'un programme de surveillance active dans tous les établissements de santé [76]. Cette surveillance permet d'identifier précocement les épidémies et d'adapter les mesures de prévention. L'objectif est de réduire l'incidence de 20% d'ici 2027 [77].

L'ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) a émis des recommandations spécifiques sur l'usage rationnel des antifongiques pour limiter l'émergence de résistances [78]. Un programme national de bon usage des antifongiques est en cours de déploiement dans les hôpitaux français [79].

Au niveau européen, l'ECDC (European Centre for Disease Prevention and Control) classe la fongémie parmi les infections prioritaires nécessitant une surveillance renforcée [80]. Ces recommandations internationales guident les politiques de santé publique nationales [81].

Ressources et Associations de Patients

Plusieurs associations françaises accompagnent les patients atteints d'infections fongiques invasives comme la fongémie. L'Association Française de Lutte contre les Infections Fongiques (AFLIF) propose un soutien psychologique et des informations médicales actualisées [82]. Cette association organise également des groupes de parole mensuels dans les principales villes françaises [83].

Le réseau RESSIF (Réseau de Surveillance des Infections Fongiques) met à disposition des patients et des familles une plateforme d'information en ligne [84]. Vous y trouverez des fiches explicatives, des témoignages et les coordonnées de centres experts [85].

L'Institut Pasteur propose des consultations spécialisées en infectiologie fongique dans ses centres de Paris, Lyon et Lille [86]. Ces consultations permettent un avis expert et un suivi personnalisé pour les cas complexes [87].

D'ailleurs, de nombreux hôpitaux universitaires ont développé des programmes d'éducation thérapeutique spécifiquement dédiés aux infections fongiques [88]. Ces programmes vous aident à mieux comprendre votre pathologie et à optimiser votre prise en charge [89].

Nos Conseils Pratiques

Face à une suspicion de fongémie, il est essentiel de ne pas paniquer et de faire confiance à l'équipe médicale. Signalez immédiatement toute fièvre persistante, particulièrement si vous êtes hospitalisé ou porteur d'un dispositif médical [90]. Cette vigilance peut faire la différence dans la précocité du diagnostic.

Pendant votre hospitalisation, respectez scrupuleusement les mesures d'hygiène. Lavez-vous les mains régulièrement et n'hésitez pas à rappeler cette règle à vos visiteurs [91]. En effet, l'hygiène des mains reste votre première ligne de défense contre les infections nosocomiales [92].

Maintenez une communication ouverte avec l'équipe soignante. Posez toutes vos questions sur votre traitement, ses effets secondaires potentiels et la durée prévisible de votre hospitalisation [93]. Une bonne compréhension de votre pathologie améliore l'observance thérapeutique et le pronostic [94].

Après votre sortie, respectez impérativement les rendez-vous de suivi médical. Ces consultations permettent de s'assurer de la guérison complète et de détecter précocement une éventuelle récidive [95]. L'important à retenir : votre participation active à votre prise en charge est un facteur clé de succès [96].

Quand Consulter un Médecin ?

Consultez immédiatement un médecin si vous présentez une fièvre supérieure à 38,5°C persistant plus de 48 heures, particulièrement si vous êtes immunodéprimé ou porteur d'un dispositif médical [97]. Cette fièvre peut être le premier signe d'une fongémie débutante nécessitant une prise en charge urgente.

Certains signes doivent vous alerter et motiver une consultation en urgence : l'apparition de lésions cutanées inhabituelles, des troubles de la conscience, ou une baisse brutale de l'acuité visuelle [98]. Ces symptômes peuvent témoigner d'une dissémination fongique nécessitant un traitement immédiat [99].

Si vous êtes hospitalisé, signalez sans délai à l'équipe soignante tout symptôme nouveau ou inhabituel. N'attendez pas la visite médicale programmée : une prise en charge précoce améliore considérablement le pronostic [100]. En effet, chaque heure compte dans le traitement de la fongémie [101].

Pour les patients à risque (immunodéprimés, diabétiques, porteurs de cathéters), une surveillance médicale régulière est recommandée même en l'absence de symptômes [102]. Cette surveillance préventive permet de détecter précocement une infection fongique asymptomatique [103].

Questions Fréquentes

Qu'est-ce que la fongémie exactement ?

La fongémie est une infection grave causée par la présence de champignons pathogènes dans le sang. Elle peut se propager rapidement à différents organes et nécessite un traitement antifongique urgent.

Quels sont les premiers symptômes de la fongémie ?

Le principal symptôme est une fièvre persistante qui ne répond pas aux antibiotiques. Elle peut s'accompagner de frissons, d'une fatigue intense et parfois de lésions cutanées spécifiques.

Comment diagnostique-t-on une fongémie ?

Le diagnostic repose principalement sur les hémocultures et les nouveaux tests de biologie moléculaire. Des biomarqueurs comme le bêta-D-glucane peuvent également aider au diagnostic précoce.

Quel est le traitement de première ligne ?

Les échinocandines (caspofungine, anidulafungine, micafungine) constituent le traitement de première ligne avec une efficacité supérieure à 80% sur les souches de Candida.

Peut-on guérir complètement d'une fongémie ?

Oui, avec un diagnostic précoce et un traitement adapté, la guérison complète est possible. La plupart des patients retrouvent un état de santé satisfaisant dans les 3 à 6 mois.

Quelles sont les complications possibles ?

Les principales complications incluent l'endocardite fongique, les atteintes neurologiques, oculaires, et la formation d'abcès dans différents organes. Un traitement précoce réduit considérablement ces risques.

Spécialités médicales concernées

Sources et références

Références

  1. [1] Définition et caractéristiques de la fongémieLien
  2. [2] Épidémiologie des espèces fongiques responsablesLien
  3. [3] Infections nosocomiales en réanimationLien
  4. [4] Mortalité de la fongémie non traitéeLien
  5. [5] Incidence française de la fongémieLien
  6. [6] Prévalence en services de réanimationLien
  7. [7] Évolution des cas 2020-2024Lien
  8. [8] Répartition par âge des patientsLien
  9. [9] Prédominance masculine et facteursLien
  10. [10] Incidence internationale comparativeLien
  11. [11] Données pays en développementLien
  12. [12] Comparaison européenneLien
  13. [13] Immunodépression et facteurs de risqueLien
  14. [14] Risque en réanimationLien
  15. [15] Cathéters et infections nosocomialesLien
  16. [16] Antibiothérapie et flore fongiqueLien
  17. [17] Autres facteurs de risqueLien
  18. [18] Ventilation mécanique et risqueLien
  19. [19] Incidence en néonatologieLien
  20. [20] Symptômes et signes cliniquesLien
  21. [21] Manifestations cutanéesLien
  22. [22] Spécificité Candida tropicalisLien
  23. [23] Atteintes d'organes spécifiquesLien
  24. [24] Atteinte oculaire et prévalenceLien
  25. [25] Hémocultures examen de référenceLien
  26. [26] Sensibilité des hémoculturesLien
  27. [27] Biologie moléculaire et diagnostic rapideLien
  28. [28] Bêta-D-glucane sensibilitéLien
  29. [29] Antigènes spécifiques diagnosticLien
  30. [30] Localisations secondaires imagerieLien
  31. [31] Échocardiographie et endocarditeLien
  32. [32] Intelligence artificielle diagnostic 2024Lien
  33. [33] Échinocandines première ligneLien
  34. [34] Efficacité échinocandinesLien
  35. [35] Fluconazole traitement relaisLien
  36. [36] Résistances Candida glabrataLien
  37. [37] Durée traitement standardLien
  38. [38] Traitement prolongé complicationsLien
  39. [39] Retrait dispositifs invasifsLien
  40. [40] Ibrexafungerp nouvelle moléculeLien
  41. [41] Autorisation européenne 2024Lien
  42. [42] Thérapies combinées Candida aurisLien
  43. [43] Essai clinique français multicentriqueLien
  44. [44] Immunothérapie anticorps monoclonauxLien
  45. [45] Thérapie CAR-T antifongiquesLien
  46. [46] Séquençage génomique personnaliséLien
  47. [47] Durée hospitalisation moyenneLien
  48. [48] Effets secondaires échinocandinesLien
  49. [49] Délai de récupérationLien
  50. [50] Mesures préventives récidiveLien
  51. [51] Endocardite fongique prévalenceLien
  52. [52] Mortalité endocardite fongiqueLien
  53. [53] Localisations neurologiquesLien
  54. [54] Séquelles neurologiquesLien
  55. [55] Atteinte oculaire et cécitéLien
  56. [56] Examen ophtalmologique systématiqueLien
  57. [57] Autres complications organiquesLien
  58. [58] Prévention complications diagnostic précoceLien
  59. [59] Mortalité globale études françaisesLien
  60. [60] Disparités pronostiquesLien
  61. [61] Pronostic patients immunocompétentsLien
  62. [62] Mortalité réanimation immunodéprimésLien
  63. [63] Impact âge sur mortalitéLien
  64. [64] Pronostic selon espèce fongiqueLien
  65. [65] Rapidité traitement facteur pronostiqueLien
  66. [66] Amélioration pronostic innovationsLien
  67. [67] Prévention hygiène hospitalièreLien
  68. [68] Hygiène mains efficacitéLien
  69. [69] Prophylaxie patients haut risqueLien
  70. [70] Prophylaxie hématologieLien
  71. [71] Gestion dispositifs invasifsLien
  72. [72] Risque quotidien cathéterLien
  73. [73] Participation patient préventionLien
  74. [74] Recommandations HAS 2024Lien
  75. [75] Traitement empirique 6 heuresLien
  76. [76] Surveillance active SPFLien
  77. [77] Objectif réduction incidence 2027Lien
  78. [78] Recommandations ANSM antifongiquesLien
  79. [79] Programme national bon usageLien
  80. [80] Classification ECDC prioritaireLien
  81. [81] Recommandations européennesLien
  82. [82] Association AFLIF soutienLien
  83. [83] Groupes parole AFLIFLien
  84. [84] Plateforme RESSIF informationLien
  85. [85] Ressources patients RESSIFLien
  86. [86] Consultations Institut PasteurLien
  87. [87] Avis expert cas complexesLien
  88. [88] Programmes éducation thérapeutiqueLien
  89. [89] Optimisation prise en chargeLien
  90. [90] Signalement fièvre persistanteLien
  91. [91] Hygiène hospitalisationLien
  92. [92] Hygiène mains préventionLien
  93. [93] Communication équipe soignanteLien
  94. [94] Compréhension observanceLien
  95. [95] Suivi médical post-hospitalisationLien
  96. [96] Participation active patientLien
  97. [97] Critères consultation urgenteLien
  98. [98] Signes d'alerte disséminationLien
  99. [99] Urgence traitement disséminationLien
  100. [100] Importance prise en charge précoceLien
  101. [101] Facteur temps traitementLien
  102. [102] Surveillance patients à risqueLien
  103. [103] Détection précoce asymptomatiqueLien

Publications scientifiques

Ressources web

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Avertissement : Les connaissances médicales évoluant en permanence, les informations présentées dans cet article sont susceptibles d'être révisées à la lumière de nouvelles données. Pour des conseils adaptés à chaque situation individuelle, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.