Aller au contenu principal

État végétatif persistant : signes, diagnostic et évolution

L’état végétatif persistant est un trouble durable de la conscience dans lequel une personne présente des périodes d’éveil, mais aucune manifestation comportementale reproductible d’une conscience d’elle-même ou de son environnement. [2] Il s’agit d’un état neurologique pouvant résulter de plusieurs atteintes cérébrales, et non d’une maladie ayant une cause unique. [2] L’expression syndrome d’éveil non répondant est également employée pour désigner cet état. [1] Dans la source consacrée aux traumatismes crâniens, le qualificatif persistant est utilisé lorsque l’état végétatif se prolonge au-delà de quatre semaines. [1]

Quels sont les signes caractéristiques ?

La personne ne montre pas de réponse volontaire, orientée et reproductible aux sollicitations visuelles, auditives, tactiles ou douloureuses. [2] Elle ne manifeste pas non plus de compréhension ni d’expression du langage. [2] Des cycles d’ouverture et de fermeture des yeux donnent néanmoins l’apparence d’une alternance entre veille et sommeil. [2] L’ouverture des yeux ne suffit donc pas à démontrer une interaction consciente avec l’entourage. [2]

Certaines fonctions automatiques commandées par l’hypothalamus et le tronc cérébral restent suffisamment préservées pour permettre la survie avec des soins médicaux et infirmiers. [2] Des réflexes provenant des nerfs crâniens ou de la moelle épinière peuvent également persister à des degrés variables. [2] Une incontinence urinaire et fécale fait partie des caractéristiques cliniques rapportées. [2]

Quelles atteintes cérébrales peuvent conduire à cet état ?

Les causes aiguës comprennent notamment les traumatismes crâniens et les lésions cérébrales provoquées par un manque global d’oxygène et de circulation sanguine. [2] Des maladies neurologiques dégénératives ou métaboliques peuvent aussi évoluer vers un état végétatif irréversible. [2] Les lésions observées peuvent toucher de vastes régions du cortex, la substance blanche reliant les régions cérébrales ou le thalamus. [2] Après un traumatisme, une lésion axonale diffuse peut interrompre les connexions entre le cortex et d’autres parties du cerveau. [2] La cause sous-jacente est importante, car l’évolution clinique n’est pas identique pour toutes les atteintes. [2]

Comment le diagnostic est-il évalué ?

Le diagnostic repose principalement sur l’évaluation clinique du comportement au chevet de la personne. [2] Cette évaluation recherche notamment l’absence de réponse volontaire et reproductible, l’absence de communication et la présence de périodes d’éveil. [2] L’électroencéphalogramme, ou EEG, mesure l’activité électrique du cortex, mais ses résultats peuvent varier considérablement d’un patient à l’autre. [2] L’EEG et l’imagerie cérébrale fonctionnelle peuvent apporter des informations sur l’atteinte cérébrale, sans remplacer à eux seuls l’évaluation clinique. [2]

Certaines études d’imagerie montrent une activation de régions sensorielles primaires en réponse à un stimulus, sans activation correspondante des régions associées aux traitements cérébraux plus élaborés. [2] Ces observations ne permettent pas de déterminer avec certitude si la personne éprouve une expérience consciente. [2] Un résultat isolé d’imagerie suggérant une réponse à une consigne peut aussi faire envisager une erreur de diagnostic ou un passage à un état de conscience minimale. [2]

Quelle différence avec l’état de conscience minimale ?

L’état de conscience minimale se distingue par des indices comportementaux compatibles avec une activité consciente, comme la capacité de suivre une consigne dans certaines situations. [2] La fixation ou la poursuite visuelle est également rapportée dans l’état de conscience minimale, même si elle ne révèle pas à elle seule ce que la personne perçoit. [2] Cette distinction est essentielle pour interpréter les réponses observées, car un état végétatif correctement diagnostiqué exclut par définition une réponse volontaire démontrable. [2]

Que sait-on de l’évolution ?

L’état végétatif apparaît généralement après une période de coma. [1] [2] Après un traumatisme crânien, certaines personnes peuvent évoluer progressivement du coma vers l’état végétatif, puis vers un état de conscience minimale. [1] D’autres personnes restent durablement dans un état végétatif après le traumatisme. [1] Le terme persistant ne doit pas être confondu avec le terme permanent, historiquement réservé à une situation dans laquelle la probabilité de récupération est considérée comme très faible. [2]

Quels sont les principes et les limites des soins documentés ?

La préservation partielle des fonctions automatiques permet la survie, mais celle-ci nécessite des soins médicaux et infirmiers. [2] Plusieurs méthodes de stimulation cérébrale ou sensorielle non invasive ont été étudiées dans les troubles de la conscience survenus après un traumatisme crânien. [1] Elles comprennent notamment la stimulation sensorielle, la stimulation magnétique transcrânienne et la stimulation transcrânienne à courant continu. [1] Le document de 2018 est toutefois un protocole conçu pour évaluer ces méthodes et ne rapporte pas les résultats de la revue annoncée. [1] Ses auteurs indiquaient que les revues antérieures n’avaient pas apporté de preuve crédible d’efficacité en raison du petit nombre d’essais, de leurs faibles effectifs et de résultats hétérogènes. [1]

Sources et références

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées