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Dysplasie développementale de la hanche : signes, diagnostic, traitements et suivi

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Chirurgie de la hanche par ville

La dysplasie développementale de la hanche correspond à un développement anormal de l’articulation située entre la tête du fémur et la cavité du bassin appelée acétabulum. [1] [2] Elle recouvre plusieurs situations, depuis une instabilité légère ou une cavité trop peu profonde jusqu’à une subluxation, dans laquelle les surfaces articulaires restent partiellement en contact, ou une luxation complète. [3] Une seule hanche ou les deux peuvent être concernées. [1] [2] L’ancienne expression « luxation congénitale de hanche » est plus restrictive, car toutes les formes ne sont pas des luxations et certaines ne sont pas présentes ou reconnues dès la naissance. [3]

Quels signes peuvent être observés ?

Chez le nouveau-né, la dysplasie peut être détectée par une instabilité de la hanche lors de manœuvres cliniques spécifiques réalisées par un professionnel de santé. [2] [3] Une différence de hauteur entre les genoux, une limitation de l’écartement d’une cuisse ou une inégalité apparente de longueur des jambes peuvent évoquer une atteinte, notamment lorsqu’elle est unilatérale. [2] [3] Des plis cutanés asymétriques au niveau des cuisses ou de l’aine peuvent être présents, mais ils existent aussi chez des nourrissons sans dysplasie et ne permettent donc pas de poser le diagnostic. [2] [3] Un simple clic de hanche n’est pas équivalent à une luxation, même s’il peut justifier une surveillance clinique lorsqu’il est constaté à l’examen. [2] [3] Chez un enfant plus grand, une limitation des mouvements, une démarche asymétrique, une boiterie ou une différence de longueur des jambes peuvent révéler une dysplasie passée inaperçue. [3] À l’adolescence ou à l’âge adulte, certaines formes peuvent se manifester par une douleur de hanche ou une arthrose précoce. [3]

Quels sont les principaux facteurs de risque ?

La présentation en siège pendant la grossesse, en particulier chez les filles, fait partie des principaux facteurs associés à la dysplasie développementale de la hanche. [1] [2] Un antécédent chez un proche parent augmente également la probabilité d’une atteinte. [1] [2] [3] Certaines déformations associées, comme un torticolis congénital ou une déformation du pied, sont aussi liées à un risque accru. [2] [3] Des contraintes de place dans l’utérus, notamment lors de certaines grossesses multiples ou en présence de peu de liquide amniotique, peuvent contribuer au développement anormal de la hanche. [3] Ces facteurs augmentent le risque mais ne signifient pas qu’un enfant présente nécessairement une dysplasie. [3]

Comment le diagnostic est-il établi ?

L’évaluation commence par un examen des deux hanches, car une atteinte bilatérale peut être plus difficile à repérer qu’une anomalie limitée à un seul côté. [2] Chez le jeune nourrisson, les manœuvres de Barlow et d’Ortolani recherchent respectivement une hanche qui peut sortir de la cavité et une tête fémorale luxée qui peut y revenir. [2] [3] L’examen physique ne détecte pas toutes les dysplasies, ce qui explique le recours à une imagerie lorsqu’une anomalie est suspectée ou que certains facteurs de risque sont présents. [2] L’échographie permet d’étudier précocement la forme de la cavité, la couverture de la tête fémorale et la stabilité de l’articulation avant que les os soient suffisamment visibles sur une radiographie. [2] [3] Après le début de l’ossification, généralement autour de l’âge de quatre mois, la radiographie devient plus utile pour évaluer la position de la tête fémorale et le développement de l’acétabulum. [1] [2] [3] Le type précis d’anomalie, sa sévérité et l’âge de l’enfant sont déterminants pour choisir la prise en charge et estimer l’évolution. [3]

Quels sont les principes du traitement ?

Le traitement vise à maintenir ou à replacer la tête du fémur dans la cavité afin de permettre à l’articulation de se développer dans de bonnes conditions. [2] [3] La stratégie dépend de l’âge, du degré d’instabilité, de la présence d’une subluxation ou d’une luxation et de la réponse aux premières mesures. [3] Certaines instabilités légères du nouveau-né peuvent se corriger spontanément, mais elles doivent être distinguées des hanches luxables ou luxées qui nécessitent une prise en charge spécialisée. [3] Chez le jeune nourrisson, un harnais de Pavlik ou une autre orthèse d’abduction peut maintenir les hanches fléchies et écartées pour favoriser un contact correct entre la tête fémorale et l’acétabulum. [1] [2] [3] L’efficacité des dispositifs d’abduction diminue lorsque le diagnostic et le traitement sont retardés. [2] Les couches doublées, triplées ou rembourrées ne corrigent pas la dysplasie et ne constituent pas un traitement. [1] [2] [3] Lorsqu’une orthèse ne suffit pas ou lorsque le diagnostic est plus tardif, une réduction de la hanche sous anesthésie, une immobilisation plâtrée ou une intervention chirurgicale peuvent être nécessaires. [3] Aucune technique chirurgicale unique n’est adaptée à toutes les situations, car le choix dépend de l’anatomie, de l’âge et de l’ensemble du tableau clinique. [3]

Pourquoi la surveillance du traitement est-elle importante ?

Une orthèse doit être correctement ajustée et accompagnée d’un suivi clinique et radiologique pour vérifier la position de la tête fémorale et le développement de la hanche. [3] Les complications rapportées avec un harnais comprennent notamment une irritation cutanée, une atteinte du nerf fémoral et, plus rarement, une ostéonécrose de la tête fémorale. [3] Une dysplasie résiduelle peut persister après un traitement apparemment réussi, ce qui justifie une surveillance radiographique prolongée dans certaines situations. [3] Après une réduction fermée ou une opération, les complications possibles comprennent une nouvelle luxation, une ostéonécrose, une infection ou une raideur. [3] Une tomodensitométrie ou une imagerie par résonance magnétique peut être utilisée après une réduction et une immobilisation pour contrôler la position de la hanche. [3]

Évolution et prévention

L’évolution dépend notamment de la sévérité initiale, de l’âge au diagnostic, du traitement choisi et de l’obtention d’une articulation correctement centrée. [3] Une dysplasie non détectée ou non traitée peut entraîner une jambe plus courte, une boiterie, une douleur, une limitation fonctionnelle et une arthrose accélérée. [2] [3] La détection et la prise en charge précoces réduisent le risque de luxation persistante et de complications articulaires à long terme. [3] Un emmaillotage maintenant les jambes serrées, tendues et rapprochées peut augmenter le risque dans certaines populations. [3] Lorsque le nourrisson est emmailloté, les hanches doivent pouvoir rester mobiles plutôt que d’être immobilisées en extension et en adduction. [3] Cette précaution ne remplace ni les examens réguliers du nourrisson ni la surveillance prévue lorsqu’un facteur de risque ou une anomalie a été identifié. [3]

Sources et références

[3] Developmental Dysplasia of the Hip - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

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