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Luxation congénitale de la hanche : signes, dépistage et principes de prise en charge

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Chirurgie de la hanche par ville

La luxation congénitale de la hanche correspond à une forme sévère du spectre appelé dysplasie développementale de la hanche. [2] Ce spectre est caractérisé par une couverture insuffisante de la tête du fémur par la cavité de la hanche et s’étend d’une dysplasie légère à une luxation complète. [2] Le diagnostic précoce est important, car la fiche de la Haute Autorité de santé validée en 2013 indique qu’un traitement commencé tôt est plus efficace et moins lourd pour l’enfant. [1] Le dépistage repose d’abord sur des examens cliniques répétés, puis sur une échographie lorsque l’examen est anormal ou que certains facteurs de risque sont présents. [1]

Quels signes sont recherchés chez le nourrisson ?

L’examen peut retrouver un raccourcissement apparent d’une cuisse ou une asymétrie des plis cutanés. [1] La limitation ou l’asymétrie de l’abduction, c’est-à-dire de l’écartement des cuisses, constitue un signe d’alerte important. [1] Cette limitation ne prouve toutefois pas à elle seule une luxation, car elle peut aussi être liée à une rétraction musculaire dans le cadre d’une asymétrie congénitale du bassin. [1] Le professionnel recherche également une instabilité, qui correspond à la possibilité pour la tête du fémur de sortir de la cavité de la hanche ou d’y rentrer. [1] Le ressaut est une sensation perçue par l’examinateur lorsque la tête fémorale franchit le rebord de cette cavité. [1] Un simple craquement de hanche est fréquent et n’a pas, selon la fiche de la HAS, de valeur pour reconnaître une luxation. [1]

Un torticolis congénital, une déformation posturale des pieds ou un genou anormalement incurvé vers l’arrière peuvent être associés à la luxation. [1] Ces anomalies associées ne suffisent pas à établir le diagnostic, mais elles font partie des éléments pris en compte pendant le dépistage. [1]

Comment le dépistage clinique est-il organisé ?

Dans la fiche française validée en 2013, le dépistage clinique de la luxation fait partie de l’examen obligatoire du nouveau-né. [1] L’examen est considéré comme difficile et demande de l’attention ainsi que de l’expérience. [1] Il doit être répété lors de chaque examen systématique du nouveau-né et du nourrisson jusqu’à l’acquisition de la marche, car son résultat peut changer avec le temps. [1] Pour réaliser cet examen, l’enfant doit être détendu, déshabillé sans sa couche et installé sur un plan dur. [1] Les manœuvres servant à rechercher une instabilité sont des gestes d’examen clinique et ne constituent pas des tests à reproduire soi-même. [1]

Quand une échographie est-elle indiquée ?

Selon la fiche de la HAS validée en 2013, une échographie doit être réalisée rapidement lorsque l’examen clinique révèle notamment une limitation de l’abduction ou une instabilité. [1] Cette fiche indique aussi une échographie à l’âge d’un mois en présence de facteurs de risque. [1] Les facteurs cités comprennent une présentation par le siège, un antécédent familial au premier degré et certaines anomalies orthopédiques du syndrome postural. [1] La fiche précise que la radiographie n’a pas de place dans le dépistage jusqu’à l’âge de trois mois. [1] Ces modalités proviennent d’une fiche validée en 2013 ; les documents fournis ne permettent pas de déterminer si elles ont été confirmées ou révisées depuis. [1]

L’échographie étudie la position de la tête fémorale par rapport à la cavité de la hanche et comporte des mesures comparées entre les deux côtés. [1] L’imagerie complète donc l’examen clinique dans les situations indiquées, sans remplacer la répétition de cet examen pendant la croissance du nourrisson. [1]

Quels sont les principes généraux du traitement ?

Le traitement cherche à replacer la tête fémorale de manière concentrique dans la cavité de la hanche, à maintenir cette position et à permettre la maturation de l’articulation. [2] Le choix de la méthode dépend notamment de l’âge au début du traitement et de la gravité de l’atteinte. [2] Une revue scientifique publiée en 2023 décrit, pour les diagnostics établis durant les six premiers mois, des traitements fonctionnels utilisant un harnais dynamique pour certaines hanches dysplasiques et une orthèse pour certaines hanches instables. [2] Pour une hanche luxée, cette revue présente la réduction fermée sous contrôle radiologique, suivie d’une immobilisation plâtrée sous anesthésie générale, comme le traitement de référence décrit dans la littérature étudiée. [2] Une réduction chirurgicale ouverte peut devenir nécessaire lorsqu’une réduction fermée échoue ou lorsque la luxation est découverte tardivement après un échec du dépistage. [2]

Ces différentes méthodes ne sont pas interchangeables et leur choix ne peut pas être déduit du seul résultat d’une échographie. [2] Les passages disponibles ne décrivent pas la conduite française précise après une échographie anormale ni les critères actuels d’orientation vers une équipe spécialisée. [1] [2]

Pourquoi un diagnostic précoce est-il important ?

La fiche de la HAS recommande de poser le diagnostic le plus tôt possible, de préférence avant la fin du premier mois et, à défaut, avant trois mois. [1] La revue de 2023 associe également le diagnostic et le traitement précoces à une meilleure maturation de l’articulation et à la prévention d’un handicap ultérieur. [2] Lorsqu’une réduction chirurgicale ouverte échoue, une nouvelle luxation est une complication grave et la chirurgie de reprise est techniquement difficile. [2] Dans ce contexte très particulier, la revue rapporte notamment des risques de nécrose de la tête fémorale, de différence de longueur des membres et de nouvelle luxation. [2] Les résultats de cette revue doivent être interprétés avec prudence en raison du petit nombre d’articles et de l’hétérogénéité des études incluses. [2]

Quels repères retenir pour le recours aux soins ?

Une limitation de l’écartement des cuisses ou une instabilité constatée pendant l’examen clinique justifie une échographie réalisée rapidement selon la fiche de la HAS validée en 2013. [1] Même si un premier examen est normal, les examens cliniques systématiques doivent être répétés jusqu’à l’acquisition de la marche selon cette même fiche. [1] Le dossier disponible ne documente pas les signes imposant une réévaluation urgente pendant un traitement ni l’organisation actuelle du suivi après confirmation du diagnostic. [1] [2]

Sources et références

[1] Haute Autorité de Santé - Luxation congénitale de la hanche : dépistage

Haute Autorité de santé · Consulté le 2026-09-11

[2] Treatment perspective after failed open reduction of congenital hip dislocation. A systematic review

www.ebi.ac.uk · Version : 2023-08-09 · Consulté le 2026-09-16

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