Douleur pendant certains gestes médicaux : données disponibles chez l’enfant et l’adulte brûlé

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Dans les études présentées ici, la douleur liée aux interventions correspond à une douleur associée à des gestes médicaux tels qu’une ponction veineuse, la pose d’un accès veineux, la ponction d’un dispositif implanté, un traitement cutané au laser ou certains soins de brûlures. [2] [4] Les données disponibles portent surtout sur des populations ou des gestes précis et ne permettent donc pas de décrire de la même façon toutes les douleurs survenant pendant ou après une intervention. [2] [3] [4] [5]
Pourquoi la douleur procédurale doit être prise en compte chez l’enfant
Une revue publiée en 2014 rapporte que la prise en charge de la douleur provoquée par les gestes courants restait insuffisamment utilisée chez l’enfant malgré l’existence de traitements efficaces. [1] Cette revue indique que les approches non médicamenteuses et complémentaires participent également à la prise en charge, même si son analyse portait principalement sur l’utilisation des traitements antalgiques par les infirmiers. [1] L’amélioration des connaissances, l’autonomie accordée aux soignants et la mise en place de protocoles ont été associées à une utilisation accrue des traitements de la douleur procédurale. [1]
Comment la douleur a été évaluée dans les études pédiatriques
Dans les études comparant deux anesthésiques locaux cutanés chez des enfants, la douleur était évaluée avec plusieurs outils, notamment une échelle visuelle, une échelle de visages ou une mesure de la détresse observée. [2] Selon les études, l’évaluation provenait de l’enfant, d’un professionnel de santé ou d’une combinaison associant l’enfant, le professionnel et un parent. [2] La diversité des gestes, des mesures de la douleur et des modalités étudiées a empêché de regrouper les résultats de cette revue dans une méta-analyse. [2]
Options étudiées pour certains gestes chez l’enfant
Une ancienne revue a comparé deux anesthésiques locaux appliqués sur la peau avant une ponction veineuse, la pose d’un accès veineux, la ponction d’un dispositif implanté ou un traitement au laser chez des enfants. [2] Les deux produits présentaient une efficacité antalgique comparable lorsqu’ils étaient utilisés selon les durées d’application prévues dans les études. [2] La revue signalait un blanchiment cutané avec l’association lidocaïne-prilocaïne et une rougeur fréquente avec la tétracaïne. [2] Les auteurs de l’évaluation critique jugeaient toutefois certaines conclusions trop affirmatives en raison du faible volume de données, de l’absence d’évaluation formelle de la qualité des études et d’une recherche documentaire limitée. [2] Cette revue de 2002 ne permet pas de déterminer les formulations actuellement autorisées ni leurs conditions d’emploi en France. [2]
Chez le nourrisson, une revue consacrée aux gestes avec aiguille a trouvé que le glucose réduisait davantage les manifestations comportementales de la douleur qu’un placebo. [3] Les résultats étaient en revanche variables pour les paramètres physiologiques, et les études différaient par la concentration, la quantité administrée, la méthode d’administration et la mesure du résultat. [3]
Approches non médicamenteuses : des résultats dépendants du contexte
Chez des patients brûlés, une revue visant principalement les adultes, mais incluant aussi des études avec des enfants, a évalué des approches ajoutées aux médicaments contre la douleur, notamment l’hypnose, la relaxation, l’imagerie mentale, l’information, la distraction ou la musique. [4] La revue a relevé les données les plus favorables pour l’hypnose active, l’analgésie par induction rapide et la distraction associée à la relaxation. [4] Ses auteurs soulignaient néanmoins que les limites méthodologiques ne permettaient pas encore de fonder des décisions infirmières solides sur ces résultats. [4]
Les résultats observés chez l’adulte brûlé ne peuvent pas être transposés automatiquement à l’enfant atteint de cancer. [4] [5] Une revue de 2004 consacrée à l’oncologie pédiatrique estimait que les preuves sur l’hypnose n’étaient pas assez robustes pour recommander son intégration aux bonnes pratiques de prise en charge de la douleur procédurale. [5]
Ce que ces données ne permettent pas de décider
Ces résultats anciens et limités à des gestes précis ne suffisent pas à choisir une méthode de soulagement pour toute intervention ni à déterminer son utilisation chez une personne donnée. [2] [3] [4] [5] Les travaux disponibles ne fournissent pas non plus une conduite générale permettant de distinguer une douleur attendue d’une douleur pouvant signaler une complication après une intervention. [1] [2] [3] [4] [5]
Sources et références
[1] Increasing nursing treatment for pediatric procedural pain - Database of Abstracts of Reviews of Effects (DARE): Quality-assessed Reviews - NCBI Bookshelf
www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16
[2] Lidocaine-prilocaine cream versus tetracaine gel for procedural pain in children - Database of Abstracts of Reviews of Effects (DARE): Quality-assessed Reviews - NCBI Bookshelf
www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16
[3] The effectiveness of glucose in reducing needle-related procedural pain in infants - Database of Abstracts of Reviews of Effects (DARE): Quality-assessed Reviews - NCBI Bookshelf
www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16
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