Aller au contenu principal

Déficit en ornithine carbamyltransférase : comprendre la maladie et sa prise en charge chronique

Le déficit en ornithine carbamyltransférase, aussi appelé déficit en OTC, appartient aux troubles du cycle de l’urée, dans lesquels l’absence ou l’insuffisance d’une enzyme du foie empêche l’organisme d’éliminer correctement l’azote résiduel. [1] [2] Cet azote se retrouve sous forme d’ammoniaque, une substance toxique lorsqu’elle s’accumule, en particulier pour le cerveau. [1] [2] Une concentration élevée d’ammoniaque peut entraîner des atteintes cérébrales, un handicap et, dans les formes graves, le décès. [1]

Pourquoi l’ammoniaque s’accumule-t-il ?

Les protéines alimentaires apportent de l’azote, que l’organisme transforme notamment en ammoniaque. [1] Chez une personne ayant un trouble du cycle de l’urée tel que le déficit en OTC, le manque enzymatique limite l’élimination de cet ammoniaque et favorise son accumulation. [1] [2] Pour le phénylbutyrate de sodium, l’indication européenne distingue les formes néonatales, avec déficit enzymatique complet se manifestant dans les 28 premiers jours, et les formes tardives, avec déficit partiel se manifestant après le premier mois et antécédent d’encéphalopathie hyperammoniémique. [1]

Quels sont les principes de la prise en charge chronique ?

Le traitement chronique doit être prescrit et surveillé par un médecin expérimenté dans la prise en charge des troubles du cycle de l’urée. [1] [2] Il comprend une alimentation adaptée limitant les protéines, parfois complétée par des suppléments selon les besoins en protéines nécessaires à la croissance et au développement. [1] [2] Cette alimentation fait partie d’une stratégie spécialisée et accompagne les médicaments lorsqu’un traitement médicamenteux est nécessaire. [1] [2] La dose des médicaments décrits dépend notamment de l’alimentation, de la taille et du poids du patient, et des analyses sanguines régulières servent à l’ajuster. [1] [2]

Quels médicaments sont décrits pour réduire la production d’ammoniaque ?

Le phénylbutyrate de sodium et le phénylbutyrate de glycérol sont autorisés dans l’Union européenne comme traitements complémentaires de certains troubles du cycle de l’urée, dont le déficit en OTC. [1] [2] Ces substances sont transformées dans l’organisme en phénylacétate, qui se lie à la glutamine contenant de l’azote afin de former une substance éliminée par les reins. [1] [2] Cette voie d’élimination diminue la quantité d’azote présente dans l’organisme et réduit ainsi la production d’ammoniaque. [1] [2] Le phénylbutyrate de sodium peut notamment provoquer des troubles menstruels chez les patientes en âge de procréer ainsi que des anomalies de la fonction rénale ou de la numération des cellules sanguines. [1] Le phénylbutyrate de glycérol peut notamment provoquer une diarrhée, des gaz, des maux de tête, une diminution de l’appétit, des vomissements, de la fatigue, des nausées ou une odeur cutanée anormale. [2]

Limite importante en cas de hausse brutale de l’ammoniaque

Le phénylbutyrate de glycérol ne doit pas être utilisé pour traiter une hyperammoniémie aiguë, c’est-à-dire une hausse soudaine de l’ammoniaque sanguin, car cette situation nécessite des traitements agissant plus rapidement. [2] Les sources disponibles ici ne permettent pas de décrire les symptômes qui doivent faire suspecter cette décompensation ni la conduite urgente précise à suivre. [2]

Suivi à long terme et transplantation

Les traitements par phénylbutyrate peuvent être poursuivis au long cours et parfois toute la vie lorsqu’aucune transplantation hépatique réussie n’a eu lieu. [1] [2] Les passages disponibles ne précisent toutefois pas dans quelles situations une transplantation doit être envisagée chez une personne atteinte d’un déficit en OTC. [1] [2]

Sources et références

[1] Ammonaps | European Medicines Agency (EMA)

www.ema.europa.eu · Consulté le 2026-09-11

[2] Ravicti | European Medicines Agency (EMA)

www.ema.europa.eu · Consulté le 2026-09-11

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées