Coronarographie : objectif, déroulement, résultats et risques de l’examen

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Cardiologie interventionnelle par ville
La coronarographie est un examen d’imagerie invasif destiné à visualiser les artères coronaires, c’est-à-dire les vaisseaux qui apportent au cœur du sang riche en oxygène. [1] Elle utilise des rayons X et un produit de contraste visible sur les images radiologiques. [1] Cet examen permet notamment de rechercher un rétrécissement, une obstruction ou un spasme d’une artère coronaire et d’orienter, si nécessaire, un geste de revascularisation. [1]
Coronarographie et cathétérisme cardiaque : quelle différence ?
La coronarographie est généralement réalisée au cours d’un cathétérisme du côté gauche du cœur. [1] Le cathétérisme cardiaque désigne un ensemble plus large de techniques dans lesquelles un cathéter, petit tube fin, souple et creux, est introduit dans un vaisseau puis guidé vers le cœur. [1] Selon le type de cathétérisme, il peut servir à mesurer les pressions dans les cavités cardiaques, à évaluer le débit du cœur, à prélever des échantillons ou à réaliser certains traitements. [1] La coronarographie correspond plus précisément à l’injection du produit de contraste dans les artères coronaires afin d’en enregistrer les contours sous rayons X. [1]
Pourquoi une coronarographie peut-elle être proposée ?
La coronarographie peut être proposée lorsque des examens non invasifs n’apportent pas assez d’informations, lorsque leurs résultats évoquent un problème cardiaque ou vasculaire, ou lorsque les symptômes rendent très probable une atteinte des artères coronaires. [1] Les images obtenues servent à détecter une maladie des artères coronaires et à préciser l’emplacement des zones rétrécies ou obstruées. [1] Elles aident également l’équipe médicale à déterminer si une angioplastie, la pose d’un stent ou un pontage coronarien doit être envisagé. [1] La coronarographie ne se limite donc pas à produire une image : elle peut participer directement à la préparation d’une décision thérapeutique. [1]
Comment se déroule l’examen ?
Après une anesthésie locale du point d’entrée, le médecin introduit un cathéter dans une artère, le plus souvent au niveau du poignet, du bras ou de l’aine. [1] Le cathéter est ensuite avancé vers le cœur puis jusqu’à l’entrée des artères coronaires. [1] Le médecin suit sa progression par fluoroscopie, une technique fournissant des images radiologiques continues. [1] Lorsque le cathéter est correctement positionné, le produit de contraste est injecté dans les artères coronaires, dont les contours apparaissent alors sur un écran et sont enregistrés. [1] La coronarographie est habituellement peu inconfortable et dure généralement de 30 à 50 minutes, même si la durée peut varier avec la complexité de la procédure. [1] Une sensation passagère de chaleur dans le corps peut survenir lorsque le produit de contraste est injecté dans l’aorte ou les cavités cardiaques. [1]
Quels examens ou traitements peuvent être associés ?
Lorsque les images seules ne suffisent pas à apprécier un rétrécissement, des techniques complémentaires peuvent être utilisées pendant la procédure. [1] Une échographie intravasculaire peut produire des images de la paroi des artères coronaires et du flux sanguin à partir d’un capteur miniature placé au bout du cathéter. [1] Une mesure appelée réserve de flux fractionnaire peut comparer la pression avant et après un rétrécissement afin d’en évaluer la sévérité. [1] Si une artère doit être ouverte, une angioplastie peut être réalisée à l’aide d’un ballonnet introduit par le cathéter. [1] Un stent, petit treillis métallique expansible, peut ensuite être placé pour maintenir l’artère ouverte. [1] La réalisation possible d’un traitement pendant le même cathétérisme distingue la coronarographie invasive d’un simple examen d’imagerie non invasif. [1]
Quels sont les risques de la coronarographie ?
Une coronarographie est une procédure invasive, mais les complications graves sont décrites comme rares. [1] Un saignement ou un hématome peut apparaître au point où l’artère a été ponctionnée. [1] Le passage du cathéter dans le cœur peut déclencher un trouble du rythme, ce qui justifie une surveillance par électrocardiogramme pendant la procédure. [1] Une lésion ou une perforation de la paroi du cœur nécessitant une réparation chirurgicale immédiate est possible mais très rare. [1] Le produit de contraste peut provoquer une réaction allergique allant d’une éruption cutanée à une réaction grave appelée anaphylaxie. [1] Il peut également entraîner une atteinte rénale, ce qui conduit les médecins à être particulièrement prudents lorsque la fonction des reins est déjà altérée. [1] Parmi les complications graves décrites figurent aussi l’arrêt cardiaque, les convulsions, le choc, l’infarctus du myocarde et l’accident vasculaire cérébral. [1] Le risque de complication augmente chez les personnes âgées, même s’il demeure globalement faible. [1]
Que se passe-t-il immédiatement après le retrait du cathéter ?
Lorsque le cathéter a été introduit dans une artère, le point de ponction est comprimé de façon continue pendant 10 à 20 minutes après le retrait du matériel afin de limiter le saignement et la formation d’un hématome. [1] Un dispositif de fermeture de l’artère peut être utilisé à la place de cette compression. [1] Un hématome important peut parfois persister plusieurs semaines, mais il disparaît presque toujours spontanément selon la source examinée. [1] Les modalités du retour à domicile, les soins du point de ponction et les restrictions d’activité ne peuvent pas être déduits de ces seules informations générales. [1]
Sources et références
[1] Cardiac Catheterization and Coronary Angiography - Heart and Blood Vessel Disorders - MSD Manual Consumer Version
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13
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