Aller au contenu principal

Angiographie : objectif, déroulement, principales techniques et risques

Trouver un professionnel

Angiographie par ville

L’angiographie est un examen d’imagerie destiné à représenter les vaisseaux sanguins. [1] Dans son sens conventionnel, elle utilise des rayons X et un produit de contraste radio-opaque pour rendre les vaisseaux visibles. [1] Le mot angiographie peut cependant désigner des techniques différentes, notamment l’angiographie conventionnelle par cathéter, l’angio-TDM, l’angio-IRM et des examens consacrés aux vaisseaux de l’œil. [1] [4] Il s’agit du nom d’un examen et non de celui d’une maladie. [1]

À quoi sert une angiographie ?

L’angiographie conventionnelle permet d’étudier la structure des vaisseaux et de rechercher notamment un rétrécissement, une obstruction, un anévrisme, une dissection, une inflammation ou une connexion anormale entre une artère et une veine. [1] Elle peut concerner les artères du cœur, du cerveau, des poumons, de l’aorte, des bras, des jambes ou du tronc. [1] La coronarographie étudie les vaisseaux du cœur, tandis que l’angiographie cérébrale examine ceux du cerveau et que l’artériographie périphérique explore les artères des membres ou du tronc. [1] La phlébographie représente les veines, mais l’échographie l’a largement remplacée pour diagnostiquer une thrombose veineuse profonde. [1]

Une angiographie conventionnelle peut également précéder ou accompagner un geste destiné à traiter l’anomalie observée. [1] Selon la situation, le médecin peut élargir une artère rétrécie, retirer une obstruction, poser une endoprothèse, réparer une zone vasculaire fragilisée ou bloquer l’afflux sanguin vers certaines tumeurs ou malformations. [1]

Quelles sont les différences entre les principales techniques ?

L’angiographie conventionnelle est invasive, car un cathéter est introduit dans un vaisseau puis conduit jusqu’à la région à examiner. [1] Elle se distingue de l’angio-TDM et de l’angio-IRM, qui sont d’autres méthodes d’imagerie vasculaire. [1] L’angiographie coronaire par TDM est une technique non invasive qui utilise un scanner et un produit de contraste intraveineux pour visualiser les artères coronaires et d’autres structures du cœur. [3] L’angio-TDM pulmonaire a largement remplacé l’angiographie pulmonaire conventionnelle pour rechercher une embolie pulmonaire, car elle est moins invasive. [1]

En ophtalmologie, l’angiographie à la fluorescéine sert notamment à évaluer les vaisseaux de la rétine. [1] L’angiographie par tomographie en cohérence optique, appelée OCT-A, utilise la lumière et le mouvement des globules rouges pour représenter les vaisseaux de la rétine et de la choroïde sans injection de colorant. [4] Contrairement à l’angiographie à la fluorescéine, l’OCT-A ne montre pas la fuite dynamique du colorant hors des vaisseaux. [4]

Comment se déroule une angiographie conventionnelle ?

La personne est allongée sur une table de radiographie pendant que le rythme cardiaque, la tension artérielle et le taux d’oxygène dans le sang sont surveillés. [1] Après une anesthésie locale, le médecin pratique une petite incision, le plus souvent dans l’aine ou parfois dans le bras. [1] Un cathéter fin et flexible est ensuite introduit, généralement dans une artère, puis avancé dans les vaisseaux jusqu’à la zone étudiée. [1] Un produit de contraste contenant de l’iode est injecté afin de dessiner le contour des vaisseaux sur les images radiographiques. [1] Les images apparaissent sur un écran et sont enregistrées pour permettre l’étude des vaisseaux et des éventuelles anomalies. [1]

Un sédatif intraveineux est souvent administré pour aider la personne à rester calme tout en demeurant consciente. [1] Pendant l’acquisition des images, il peut être demandé de respirer profondément, de retenir sa respiration ou de tousser. [1] Toute gêne ressentie pendant l’examen doit être signalée à l’équipe. [1] La durée peut aller de moins d’une heure à plusieurs heures selon la région étudiée et selon qu’un geste thérapeutique est réalisé. [1]

Que se passe-t-il après le retrait du cathéter ?

Lorsque le cathéter est passé par une artère, le point d’insertion est comprimé sans interruption pendant 10 à 20 minutes après le retrait du matériel. [1] Cette compression vise à prévenir le saignement et la formation d’un hématome. [1] L’angiographie est généralement réalisée en ambulatoire, ce qui permet souvent un retour à domicile peu après la procédure. [1]

Quels sont les risques et les limites de l’angiographie conventionnelle ?

Bien qu’elle soit invasive, l’angiographie conventionnelle est généralement considérée comme sûre. [1] Elle peut néanmoins être inconfortable et provoquer une réaction de type allergique au produit de contraste. [1] Le point d’insertion peut saigner, devenir douloureux, former un hématome ou, plus rarement, s’infecter. [1] Le cathéter peut rarement blesser une artère ou déplacer une plaque d’athérosclérose et provoquer une embolie plus loin dans la circulation. [2] Un choc, des convulsions, une atteinte rénale aiguë ou un arrêt cardiaque sont décrits comme des complications très rares. [2] Le risque de complications augmente chez les personnes âgées, tout en restant faible. [1]

L’angiographie conventionnelle expose aux rayons X, avec une dose qui varie selon la procédure et qui est généralement supérieure à celle d’une radiographie simple. [1] Elle doit être réalisée par des médecins spécialement formés et très expérimentés. [1] [2] Pour l’OCT-A de l’œil, les principales limites concernent plutôt les mouvements, les erreurs de segmentation, les opacités oculaires, le champ de vue limité et l’impossibilité de montrer une fuite vasculaire. [4]

Comment les images sont-elles interprétées ?

Les images fixes permettent d’examiner la forme et le calibre des vaisseaux ainsi que les anomalies visibles. [1] Les images animées, appelées cinéangiographie, peuvent également montrer la vitesse de circulation du sang dans les vaisseaux. [1] En angiographie par soustraction numérique, un ordinateur retire des images les structures telles que les os afin de rendre les artères plus clairement visibles. [1] La signification d’une anomalie dépend du territoire exploré et du problème recherché, comme une maladie coronaire, un anévrisme, une malformation vasculaire ou une obstruction artérielle. [1]

Sources et références

[3] Coronary CT Angiography - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

[4] Optical Coherence Tomography Angiography - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées

Chirurgien thoracique et cardio-vasculaire
Chirurgien vasculaire