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Chondromalacie patellaire : symptômes, diagnostic et traitements

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Chirurgie du genou par ville

La chondromalacie patellaire, ou chondromalacie rotulienne, correspond à un ramollissement, un gonflement puis éventuellement une dégradation du cartilage situé sous la rotule. [1] [2] [3] Elle peut provoquer une douleur à l’avant, autour ou derrière le genou, notamment lorsque l’articulation est fléchie ou mise en charge. [1] [2] [3] Cette affection est surtout décrite chez les adolescents et les jeunes, en particulier dans un contexte d’activité sportive. [2] [3]

Chondromalacie, syndrome fémoro-patellaire et genou du coureur : quelles différences ?

Dans son sens anatomique précis, la chondromalacie désigne une altération visible du cartilage qui recouvre la face profonde de la rotule. [3] Le syndrome douloureux fémoro-patellaire décrit plus largement une douleur provenant de la région située entre la rotule et le fémur, qui peut exister avec ou sans anomalie cartilagineuse documentée. [3] L’expression « genou du coureur » est parfois employée comme synonyme, mais elle peut aussi servir de terme général pour différentes douleurs fémoro-patellaires. [1] [2] [3] Une douleur à l’avant du genou ne suffit donc pas, à elle seule, à prouver que le cartilage de la rotule est atteint. [3]

Quels sont les symptômes habituels ?

La manifestation la plus caractéristique est une douleur sourde et diffuse ressentie autour ou derrière la rotule. [1] [2] La montée ou la descente des escaliers, la course, les sauts, les accroupissements et certains sports peuvent accentuer cette douleur. [1] [2] [3] Une position assise prolongée avec le genou plié peut également déclencher ou aggraver les symptômes, ce qui est parfois appelé le signe du théâtre. [1] [2] Il n’existe habituellement pas de gonflement extérieur visible du genou. [1] [2] Un épanchement, une diminution du volume musculaire du quadriceps ou des craquements derrière la rotule peuvent être observés, mais aucun de ces signes n’est spécifique de la chondromalacie. [3] L’intensité de la douleur ne correspond pas nécessairement à l’importance des lésions du cartilage. [3]

Pourquoi le cartilage sous la rotule peut-il s’abîmer ?

La chondromalacie est souvent associée à une trajectoire anormale de la rotule lorsque le genou se plie et se tend. [1] [2] [3] Un déséquilibre entre les différentes parties du quadriceps ou certaines particularités d’alignement de la jambe peuvent modifier la répartition des contraintes sur l’articulation fémoro-patellaire. [1] [3] Une luxation ou une instabilité de la rotule, un traumatisme direct et des microtraumatismes répétés font également partie des facteurs décrits. [1] [2] [3] La répétition des sauts, de la course, des positions accroupies ou à genoux peut augmenter les contraintes exercées sur cette zone. [1] [3] Une augmentation rapide du volume ou de l’intensité de l’entraînement est aussi mentionnée parmi les contextes susceptibles de favoriser l’atteinte. [1] Ces facteurs ne permettent toutefois pas de conclure qu’une douleur du genou est nécessairement une chondromalacie. [3]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic repose d’abord sur l’histoire de la douleur et sur l’examen clinique du genou. [1] [2] L’évaluation doit aussi tenir compte d’autres causes possibles de douleur antérieure, comme un mauvais alignement de la rotule, une lésion ostéochondrale, une lésion méniscale ou d’autres troubles fémoro-patellaires. [3] Une radiographie peut être réalisée pour rechercher des lésions osseuses, mais elle détecte mal les atteintes cartilagineuses précoces. [1] [2] [3] L’imagerie par résonance magnétique, ou IRM, permet d’examiner le cartilage et d’évaluer l’étendue d’une lésion sans introduire d’instrument dans l’articulation. [1] [2] [3] Les performances de l’IRM varient néanmoins selon la technique utilisée, la population étudiée et la méthode de classement des lésions. [3] L’arthroscopie permet de voir directement l’intérieur du genou, mais son caractère invasif et l’absence de relation constante entre douleur et lésion ne justifient pas de l’utiliser uniquement parce qu’une douleur antérieure est présente. [3]

Quels sont les principes du traitement ?

La prise en charge initiale est généralement non chirurgicale. [1] [2] [3] La kinésithérapie vise notamment à renforcer le quadriceps, à améliorer la souplesse du genou et à corriger autant que possible sa mécanique. [1] [2] [3] Des exercices de renforcement du quadriceps ont été associés à une diminution de la douleur antérieure dans les formes précoces. [3] Lors d’un épisode douloureux aigu, l’application de glace et des traitements antalgiques peuvent être proposés pour soulager les symptômes. [1] [2] Chez l’enfant, les activités qui déclenchent la douleur, en particulier celles impliquant une flexion répétée du genou, peuvent être évitées pendant quelques jours. [1] [2] Une intervention chirurgicale n’est envisagée que dans une minorité de situations, notamment lorsque les douleurs persistent ou récidivent malgré la prise en charge conservatrice. [1] [3] Une arthroscopie peut parfois servir à régulariser une surface cartilagineuse abîmée, mais elle expose aux contraintes et aux risques liés à l’intervention et à l’anesthésie. [1] [2] [3] Le choix d’une opération dépend notamment de la localisation et du stade des lésions, de l’âge du patient et des anomalies mécaniques associées. [3]

Quelle place pour les injections et les thérapies cellulaires ?

Les injections intra-articulaires de glucocorticoïdes ou d’acide hyaluronique sont surtout utilisées dans l’arthrose et ne disposent pas de preuve établie de bénéfice pour la chondromalacie patellaire. [1] Les traitements utilisant des cellules souches mésenchymateuses sont encore présentés comme des approches émergentes. [1] [3] Les études disponibles sont hétérogènes et ne permettent pas de conclure avec certitude à leur efficacité clinique ni à leur capacité à réparer le cartilage dans cette affection. [3] Les résultats obtenus dans l’arthrose du genou ou dans des modèles animaux ne démontrent pas directement un bénéfice pour une personne atteinte de chondromalacie patellaire. [3]

Comment l’affection peut-elle évoluer ?

Aux premiers stades, le cartilage est principalement ramolli et gonflé, tandis que les stades plus avancés peuvent comporter des fissures, une fragmentation ou une érosion atteignant l’os situé en dessous. [3] La littérature rapporte que certaines atteintes précoces peuvent être réversibles, alors que d’autres peuvent progresser vers une arthrose fémoro-patellaire. [3] L’évolution individuelle reste difficile à prévoir, notamment parce que l’importance des anomalies du cartilage ne correspond pas toujours à l’intensité des symptômes. [3] Les traitements conservateurs cherchent avant tout à diminuer la douleur, préserver la fonction et limiter le handicap, sans garantir une régénération du cartilage. [3]

Sources et références

[3] Chondromalacia patellae: current options and emerging cell therapies

www.ebi.ac.uk · Version : 2021-07-18 · Consulté le 2026-09-16

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