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Cholangiographie : méthodes, déroulement, préparation et risques

La cholangiographie désigne plusieurs techniques permettant de représenter les voies biliaires, c’est-à-dire les canaux qui transportent la bile produite par le foie jusqu’à l’intestin. [2] [3] Selon la méthode choisie, les images sont obtenues par IRM ou après l’introduction d’un produit de contraste dans les canaux biliaires par voie endoscopique, percutanée ou chirurgicale. [1] [2] [3] Le mot cholangiographie ne correspond donc pas à un examen unique, et la préparation, le déroulement ainsi que les risques dépendent de la technique prescrite. [1] [2] [3]

Pourquoi examiner les voies biliaires ?

L’exploration des voies biliaires peut rechercher un obstacle, un rétrécissement, une fuite de bile, un calcul ou une anomalie anatomique. [1] [2] [3] Certaines techniques produisent uniquement des images, tandis que d’autres permettent aussi de prélever des tissus, d’extraire un calcul, de dilater un rétrécissement ou de poser une endoprothèse afin de rétablir l’écoulement de la bile. [1] [3] Le choix de la méthode dépend notamment des informations déjà fournies par la prise de sang, l’échographie, le scanner, l’IRM ou l’échoendoscopie, ainsi que de la possibilité d’accéder aux voies biliaires. [1] [3]

Quelles sont les principales formes de cholangiographie ?

La cholangio-IRM est une technique non invasive qui représente l’arbre biliaire sans rayons X et, selon la description disponible, sans injection de produit de contraste. [2] Elle est notamment utilisée pour rechercher des calculs ou étudier les voies biliaires lorsque leur anatomie est modifiée ou que la papille digestive ne peut pas être atteinte par endoscopie. [2] La claustrophobie peut toutefois rendre cet examen difficile à tolérer. [2]

La cholangio-pancréatographie rétrograde endoscopique, ou CPRE, associe une endoscopie digestive et une imagerie radiologique des canaux biliaires ou pancréatiques. [1] Un appareil souple appelé duodénoscope est introduit par la bouche jusqu’au duodénum, puis un cathéter permet d’injecter un produit de contraste dans les canaux avant la réalisation de radiographies. [1] Si une anomalie accessible est confirmée, un traitement peut être réalisé pendant la même séance, par exemple l’extraction d’un calcul, la dilatation d’un rétrécissement ou la pose d’une endoprothèse. [1]

La cholangiographie percutanée transhépatique consiste à faire progresser une aiguille à travers la peau et le foie jusqu’à un canal biliaire, puis à injecter un produit de contraste sous contrôle radiologique. [3] Cette méthode invasive est surtout envisagée lorsque les autres examens fournissent des informations insuffisantes ou lorsque l’accès endoscopique est impossible ou a échoué. [3] Elle peut également servir de voie d’accès pour drainer la bile, poser une endoprothèse, effectuer une biopsie ou retirer un calcul. [3]

La cholangiographie peropératoire est réalisée pendant une intervention chirurgicale, notamment une cholécystectomie, qui consiste à retirer la vésicule biliaire. [2] Un cathéter est introduit dans le canal cystique afin d’injecter un produit de contraste et d’obtenir des images de l’anatomie, de l’intégrité et du contenu de la voie biliaire principale. [2] Son emploi systématique ou sélectif reste discuté, car les essais disponibles n’ont pas apporté de preuve robuste permettant de soutenir ou d’abandonner son utilisation pour prévenir les calculs résiduels ou les lésions biliaires. [4]

Comment se préparer à une CPRE ?

Pour une CPRE, la fiche française disponible demande un jeûne strict sans boire, manger ni fumer pendant les six heures précédant l’examen. [1] Le gastro-entérologue et le médecin anesthésiste peuvent demander l’interruption de certains médicaments qui fluidifient le sang. [1] Cette mention ne constitue pas une consigne d’arrêt autonome, car la décision dépend du médicament pris et de la situation médicale individuelle. [1] La CPRE est réalisée sous anesthésie générale et a habituellement lieu dans le cadre d’une hospitalisation comportant une surveillance de vingt-quatre heures. [1]

Avant une cholangiographie percutanée transhépatique, l’équipe s’appuie sur des examens d’imagerie antérieurs pour étudier l’anatomie des canaux, leur dilatation et la localisation d’un éventuel obstacle. [3] Les risques modifiables, notamment les troubles de la coagulation et ceux liés à la sédation, doivent être évalués avant cette procédure. [3]

Comment interpréter les images et quelles sont leurs limites ?

Les images peuvent montrer le trajet des voies biliaires, leur dilatation, un rétrécissement, une fuite ou une image lacunaire pouvant faire suspecter un calcul. [2] [3] Une image suspecte ne confirme pas toujours la présence d’un calcul. [2] Dans une étude rétrospective portant sur des patients opérés pour une maladie lithiasique aiguë, un calcul n’a été confirmé que chez environ la moitié des personnes dont la cholangiographie peropératoire montrait une image suspecte. [2] Le résultat doit donc être interprété avec les symptômes, les analyses biologiques et les autres examens d’imagerie disponibles. [1] [2]

Quels sont les principaux risques ?

Les risques ne sont pas les mêmes pour une cholangio-IRM non invasive et pour une cholangiographie donnant un accès direct aux voies biliaires. [1] [2] [3] Après une CPRE, les principales complications sont la pancréatite aiguë, le saignement, la perforation du duodénum et l’infection des voies biliaires ou de la vésicule. [1] Certaines complications de la CPRE peuvent prolonger l’hospitalisation, nécessiter une transfusion ou conduire à une opération. [1] La cholangiographie percutanée transhépatique expose notamment à une infection, une fuite de bile, une atteinte d’un organe voisin ou un saignement. [3] Son rapport entre bénéfices et risques doit être évalué avec une attention particulière en présence d’un trouble de la coagulation, d’une infection non contrôlée, d’une ascite, d’une instabilité circulatoire ou d’une grossesse débutante. [3]

Quand demander une aide urgente après une CPRE ?

Dans les jours suivant une CPRE, des douleurs abdominales, une jaunisse, du sang rouge ou noir dans les selles, de la fièvre ou des frissons peuvent signaler une complication. [1] Si l’un de ces signes apparaît, il est important de contacter immédiatement le médecin ou l’anesthésiste en utilisant le numéro d’urgence transmis à la sortie. [1] S’il est impossible de les joindre, il faut contacter très rapidement le médecin traitant ou le service d’accueil des urgences le plus proche. [1]

Sources et références

[2] FIN1

access.archive-ouverte.unige.ch · Consulté le 2026-09-15

[3] Percutaneous Transhepatic Cholangiography - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

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Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées

Chirurgien viscéral et digestifOption : endoscopie chirurgicale
Gastro-entérologue et hépatologue
RadiologueOption : radiologie interventionnelle avancée