Carcinome transitionnel : définition, signes et principes de prise en charge

Trouver un professionnel
Cancer de la vessie par ville
Le carcinome transitionnel, souvent abrégé TCC dans les publications anglophones, est une tumeur qui se développe à partir de l’urothélium, le revêtement interne des voies urinaires. [3] Il siège le plus souvent dans la vessie, mais des tumeurs de même origine peuvent apparaître dans le bassinet rénal, les calices, l’uretère ou l’urètre. [2] La présence de sang dans les urines est un signe important à faire évaluer rapidement, même lorsqu’elle est isolée, peu abondante ou observée pour la première fois. [1] Ce signe ne permet toutefois pas de conclure soi-même à un cancer, car il peut aussi avoir d’autres causes urinaires. [1]
Que désigne le terme carcinome transitionnel ?
Le terme décrit le type de cellules à l’origine de la tumeur et ne désigne pas uniquement un cancer de la vessie. [2] [3] Une localisation dans un diverticule de la vessie constitue une situation particulière, car l’anatomie du diverticule peut compliquer le diagnostic et le traitement. [3] Une tumeur développée dans un rein greffé est également une présentation rare qui ne doit pas être assimilée à l’ensemble des carcinomes transitionnels. [2] Le nom du cancer ne suffit pas à déterminer sa gravité, car les publications décrivent des tumeurs de stades, de grades et de profondeurs d’invasion différents. [2] [3]
Quels signes peuvent conduire à sa recherche ?
L’hématurie, c’est-à-dire la présence de sang dans les urines, est le signe le plus souvent rapporté dans les études consacrées aux formes intradiverticulaires ou survenant après une greffe rénale. [2] [3] Le saignement peut être visible à l’œil nu ou seulement détecté lors d’un examen d’urine. [2] [3] Lorsqu’il est visible, le sang peut donner aux urines une couleur rose vif, rouge ou brun foncé. [1] L’hématurie associée à un carcinome transitionnel peut être indolore. [2] Des envies fréquentes ou urgentes d’uriner et des signes d’obstruction urinaire ont aussi été rapportés, mais ils ne sont pas spécifiques de cette maladie. [3] Une douleur du flanc, une dilatation des voies urinaires ou une altération de la fonction rénale ont été décrites dans certaines formes touchant les voies urinaires hautes ou un rein greffé. [2]
Toute présence certaine ou suspectée de sang dans les urines doit faire demander rapidement une évaluation médicale, même sans douleur ni autre symptôme. [1] Cette évaluation ne doit pas être différée au motif que la quantité paraît faible ou que l’épisode ne s’est produit qu’une fois. [1]
Quels facteurs sont associés à ce cancer ?
Le tabagisme est présenté comme le facteur de risque le mieux établi du carcinome urothélial. [2] L’âge avancé, le sexe masculin, l’exposition chronique à l’arsenic ou à l’acide aristolochique, certaines irradiations, l’exposition au cyclophosphamide et des infections chroniques de la vessie figurent aussi parmi les facteurs prédisposants rapportés. [2] Après une greffe d’organe, l’immunosuppression et une infection par le virus BK ont été associées à des carcinomes urothéliaux, mais les données disponibles ne permettent pas de déterminer simplement la part de chaque facteur. [2] La présence d’un facteur de risque ne signifie pas qu’une personne développera nécessairement ce cancer. [2]
Comment la présence de sang dans les urines est-elle évaluée ?
Le professionnel recherche les symptômes associés et les autres causes possibles de l’hématurie, notamment une infection urinaire, un calcul ou une affection de la prostate. [1] L’évaluation peut commencer par un prélèvement d’urine, une analyse sanguine et, selon la situation, une orientation vers des examens spécialisés. [1] Les études consacrées au carcinome transitionnel décrivent notamment l’emploi de la cystoscopie, de l’imagerie par scanner ou IRM, de la cytologie urinaire et de prélèvements tissulaires. [2] [3] La cystoscopie permet d’examiner l’intérieur de la vessie, mais certaines localisations peuvent rester difficiles à voir ou à atteindre. [2] [3] Une cytologie urinaire négative ou une biopsie non concluante ne suffit pas toujours à exclure une tumeur lorsque la suspicion persiste. [2] [3] L’analyse anatomopathologique d’un prélèvement ou d’une pièce opératoire sert à préciser la nature, le grade et la profondeur d’invasion de la tumeur. [2] [3]
De quoi dépend la prise en charge ?
Il n’existe pas un traitement unique applicable à tous les carcinomes transitionnels. [2] [3] La stratégie dépend notamment de la localisation, de la taille, du grade, du stade, de l’envahissement du muscle et de l’état général de la personne. [3] L’envahissement de la couche musculaire de la vessie constitue une distinction importante dans le choix des traitements. [3] Dans les formes situées dans un diverticule vésical, les traitements rapportés comprennent la résection endoscopique, l’ablation du diverticule, l’ablation partielle ou totale de la vessie et, dans certaines situations, des traitements médicamenteux ou une radiothérapie. [3] Ces options observées dans une forme particulière ne constituent pas un protocole applicable à toute personne ayant un carcinome transitionnel. [3] Une surveillance après traitement peut être nécessaire, car des récidives locales ou métastatiques ont été rapportées dans les séries de carcinomes intradiverticulaires. [3] Le calendrier et les examens de surveillance doivent être adaptés au type exact de tumeur et à la prise en charge reçue. [2] [3]
Sources et références
[1] Blood in urine - NHS
NHS · Consulté le 2026-09-11
[2] Transitional Cell Carcinoma Arising From the Renal Allograft: A Case Series and Review of the Literature
www.ebi.ac.uk · Version : 2024-11-25 · Consulté le 2026-09-16
[3] Clinical Presentation, Tumor Characteristics, and Management of Intradiverticular Transitional Cell Carcinoma of the Urinary Bladder: A Systematic Review
www.ebi.ac.uk · Version : 2024-06-23 · Consulté le 2026-09-16
La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation
- Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
- Peut être remboursée selon conditions *
* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.
Téléconsultation : préparer votre rendez-vous
Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.
Avant le rendez-vous
- Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
- Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
- Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.
Organiser la suite
Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.
En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.
Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.