Cancer du nasopharynx : symptômes, diagnostic et traitements

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Le cancer du nasopharynx prend naissance dans la partie située derrière les fosses nasales, entre le palais mou et la partie supérieure de la gorge. [1] La plupart de ces cancers sont des carcinomes épidermoïdes, c’est-à-dire des tumeurs développées à partir des cellules qui tapissent le nasopharynx. [1] D’autres tumeurs malignes peuvent toutefois apparaître dans cette région, notamment des lymphomes, des adénocarcinomes, des mélanomes et certains sarcomes. [2] Le type exact ne peut donc pas être déterminé à partir des symptômes seuls et doit être identifié par l’examen d’un prélèvement de tissu. [1] [2]
Quels sont les symptômes possibles ?
Le cancer du nasopharynx se révèle souvent par un ou plusieurs ganglions augmentés de volume dans le cou, parfois avant l’apparition d’un autre symptôme. [1] [2] Une obstruction nasale persistante, des saignements de nez ou un écoulement nasal mêlé de pus et de sang peuvent également survenir. [1] [2] La tumeur peut obstruer la trompe d’Eustache, qui relie l’oreille moyenne à l’arrière du nez, et provoquer une sensation d’oreille pleine, une douleur ou une baisse de l’audition. [1] Ces manifestations auditives peuvent être unilatérales et s’accompagner d’une accumulation de liquide dans l’oreille moyenne. [1]
Une extension locale peut entraîner un gonflement ou un engourdissement du visage ainsi qu’une paralysie touchant une partie du visage ou un œil. [1] [2] Aucun de ces signes ne suffit isolément à confirmer un cancer, car le diagnostic nécessite la visualisation de la région et une biopsie. [1] [2] Lorsqu’un cancer du nasopharynx est suspecté, le nasopharynx doit être examiné à l’aide d’un miroir adapté ou d’un endoscope. [2]
Quels facteurs sont associés à ce cancer ?
Le cancer du nasopharynx peut apparaître à tout âge, y compris chez les adolescents. [1] [2] Il est rare en Europe de l’Ouest, mais plus fréquent dans certaines populations originaires du sud de la Chine, d’Asie du Sud et d’Asie du Sud-Est. [1] [2] Le virus d’Epstein-Barr joue un rôle dans son développement, sans constituer à lui seul une explication suffisante. [1] [2] Une prédisposition héréditaire ainsi que des facteurs environnementaux sont également impliqués. [1] [2] Une consommation importante de poisson salé ou d’aliments conservés avec des nitrites est décrite comme un facteur augmentant le risque. [1] [2] La présence d’un facteur de risque ne signifie pas qu’une personne développera nécessairement ce cancer. [1] [2]
Comment le diagnostic est-il établi ?
L’endoscopie permet d’observer le nasopharynx à l’aide d’une sonde fine et souple introduite par le nez. [1] Lorsqu’une lésion est repérée, une biopsie est réalisée afin de prélever un échantillon et de l’examiner au microscope. [1] [2] La biopsie confirme la nature cancéreuse de la lésion et précise son type, tandis que l’imagerie sert à évaluer son extension. [1] [2] Lorsqu’un ganglion cervical doit être prélevé, une biopsie à l’aiguille est acceptable et souvent recommandée, contrairement à la biopsie chirurgicale ouverte qui n’est pas réalisée en première intention. [2]
À quoi servent les examens d’imagerie et le stade ?
L’IRM étudie notamment le nasopharynx, la tête et la base du crâne, tandis que la tomodensitométrie aide à apprécier les modifications osseuses. [1] [2] Une tomographie par émission de positons est couramment utilisée pour rechercher l’extension de la maladie et examiner les ganglions du cou. [1] [2] Ces examens contribuent à déterminer le stade en décrivant l’extension locale de la tumeur, l’atteinte des ganglions cervicaux et l’éventuelle présence de métastases à distance. [2] Le stade est important pour caractériser la maladie et orienter la stratégie thérapeutique, mais il ne permet pas à lui seul de prévoir l’évolution d’une personne. [2]
Quels sont les principes du traitement ?
Le traitement repose généralement sur l’association de la radiothérapie et de la chimiothérapie. [1] [2] La chirurgie occupe une place plus limitée, car le nasopharynx est une région profonde dont la localisation rend souvent la résection difficile. [1] [2] Le choix précis dépend notamment de l’étendue de la maladie et ne peut pas être déduit des symptômes seuls. [1] [2]
En cas de récidive, une nouvelle irradiation peut être envisagée, mais elle expose notamment à un risque de radionécrose de la base du crâne. [2] Une chirurgie de la base du crâne peut constituer une alternative chez des patients très sélectionnés. [1] [2] Cette intervention est complexe, même si une voie endoscopique par le nez peut être utilisée dans certains cas sélectionnés. [1] [2]
Quelle peut être l’évolution de la maladie ?
Une prise en charge à un stade précoce est associée à un meilleur pronostic. [1] Les données rapportées indiquent une survie à cinq ans d’environ 80 % pour les cancers localisés, contre moins de 50 % lorsque la maladie est métastatique ou classée au stade IV dans les populations étudiées. [1] [2] Ces pourcentages décrivent des groupes de patients et ne prédisent pas l’évolution individuelle, qui dépend notamment de l’extension constatée et de la réponse au traitement. [1] [2]
Sources et références
[1] Cancer du nasopharynx - Cancer - Manuels MSD pour le grand public
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13
[2] Cancer du nasopharynx - Oncologie - Édition professionnelle du Manuel MSD
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13
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