Aller au contenu principal

AVC hémorragique : urgence, soins et suivi

Trouver un professionnel

Rééducation post-AVC par ville

Un accident vasculaire cérébral hémorragique est un AVC provoqué par la rupture d’une artère et un saignement dans ou autour du cerveau. [4] Il comprend principalement l’hémorragie intracérébrale, située dans le tissu cérébral, et l’hémorragie sous-arachnoïdienne, aussi appelée hémorragie méningée, située entre des enveloppes du cerveau. [4] [2] Les hématomes extraduraux et sous-duraux, généralement dus à un traumatisme crânien, sont d’autres hémorragies intracrâniennes qui peuvent produire des symptômes ressemblant à ceux d’un AVC. [2]

Reconnaître l’urgence

En France, appelez immédiatement le 15 ou le 112 si au moins un signe apparaît brutalement : faiblesse ou engourdissement d’un bras, d’une jambe ou du visage, visage déformé, trouble de la parole ou de la compréhension, perte soudaine de l’équilibre, mal de tête intense, brutal et inhabituel, ou trouble soudain de la vision, même temporaire. [1] Une personne sourde ou malentendante qui ne peut pas téléphoner peut contacter le 114, gratuitement, par SMS, tchat ou visiophonie. [1] Ces signes imposent le recours urgent sans attendre de savoir si l’AVC est hémorragique ou ischémique, car cette distinction nécessite le bilan hospitalier. [1]

Causes et facteurs associés

L’hypertension artérielle est la principale cause des AVC hémorragiques. [4] La rupture peut aussi concerner une anomalie préexistante d’une artère, comme un anévrisme ou une malformation artérioveineuse, ou être liée à une maladie fragilisant les petites artères, notamment l’angiopathie amyloïde cérébrale chez les personnes âgées. [4]

Comment le diagnostic est établi

En cas de suspicion d’AVC, la personne est hospitalisée dans un service spécialisé et, si possible, dans une unité neurovasculaire, où l’atteinte neurologique et le niveau de conscience sont évalués dès la phase initiale. [1] Une imagerie du cerveau et des artères est réalisée en urgence : l’IRM est privilégiée, mais un scanner cérébral peut également être utilisé. [1] Ce bilan confirme l’AVC et détermine s’il est dû à l’obstruction d’une artère ou à une hémorragie. [1]

Soins hospitaliers de l’AVC hémorragique

Lorsqu’un AVC hémorragique est confirmé, l’équipe hospitalière contrôle la tension artérielle en urgence, car l’hypertension augmente le risque d’un nouveau saignement et d’une extension de l’hématome intracérébral. [5] Si l’hémorragie est survenue chez une personne prenant un anticoagulant ou présentant un trouble de la coagulation, un traitement spécifique est mis en place pour corriger rapidement l’anomalie. [5] Pour certaines hémorragies intracérébrales, une évacuation chirurgicale de l’hématome est parfois possible ; cette option est évaluée par l’équipe spécialisée selon la situation. [5]

Une hémorragie sous-arachnoïdienne non traumatique confirmée impose un transfert médicalisé immédiat vers un centre disposant de neurochirurgie et de neuroradiologie interventionnelle, avec une prise en charge en soins intensifs ou en réanimation selon l’état de la personne. [6] Lorsqu’un anévrisme rompu est identifié, son traitement vise à prévenir un nouveau saignement et doit être réalisé dans les 24 à 48 heures suivant l’hospitalisation, le plus précocement possible par rapport à la rupture. [6] L’embolisation endovasculaire est présentée comme le traitement de première intention de l’anévrisme rompu ; la chirurgie par clippage demeure une autre option spécialisée, et des gestes chirurgicaux peuvent aussi être nécessaires pour traiter un hématome ou une hydrocéphalie. [6]

Évolution et séquelles possibles

L’évolution dépend notamment du type d’AVC, de la localisation et de l’étendue des lésions, ainsi que de la rapidité de la prise en charge et de la rééducation. [1] Des séquelles de gravité variable peuvent toucher les mouvements, le visage, la parole, la compréhension, la vision, la mémoire, l’humeur ou l’autonomie ; une épilepsie, une fatigue ou des troubles urinaires peuvent également survenir. [1] Selon les cas, la récupération peut être totale, laisser un handicap modéré ou entraîner une perte d’autonomie importante. [5]

Rééducation

Après la phase aiguë d’un AVC hémorragique, la rééducation commence le plus rapidement possible dès que l’état de santé le permet, d’abord à l’hôpital puis à domicile ou dans un centre spécialisé selon les besoins. [5] Elle peut associer kinésithérapie, orthophonie et ergothérapie afin de prévenir des complications, de récupérer au maximum la marche, l’usage de la main ou la communication et de gagner en autonomie. [5] Si elle reste nécessaire, la rééducation peut être poursuivie au-delà de six mois. [3]

Suivi et prévention d’une récidive

Après la phase aiguë d’un AVC hémorragique, un suivi médical à vie est nécessaire auprès du médecin traitant, en collaboration avec le neurologue, le médecin de réadaptation et les autres professionnels concernés. [3] Respectez les consultations, les bilans et les traitements prescrits, et ne modifiez ni n’arrêtez un traitement sans avis médical. [3] Avec l’équipe soignante, la prévention d’une récidive repose notamment sur la prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaire et, après un AVC hémorragique, sur un contrôle strict de la tension artérielle. [3] [5] En dehors des signes soudains d’AVC qui imposent d’appeler immédiatement le 15 ou le 112, signalez sans délai à votre médecin tout symptôme inhabituel ou nouveau qui vous inquiète. [1] [3]

Contraception et traitement hormonal

Après un AVC, y compris hémorragique, une contraception estroprogestative, comme certaines pilules, est contre-indiquée. [5] Si un traitement hormonal de la ménopause est en cours après un AVC, parlez-en au médecin traitant ou au gynécologue afin d’en organiser l’arrêt. [5]

Sources et références

[1] AVC et AIT : symptômes, diagnostic et évolution | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

[5] Traitement de l'AVC | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

[6] Hémorragie méningée non traumatique | www.cen-neurologie.fr

www.cen-neurologie.fr · Consulté le 2026-09-13

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées