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Usage problématique du cannabis : signes, risques et aide

Une consommation de cannabis ne signifie pas automatiquement qu’une personne est dépendante. [2] Une dépendance peut cependant se développer lors d’un usage chronique. [2] Une difficulté à contrôler ou à arrêter sa consommation justifie de demander l’aide d’un médecin ou d’une structure spécialisée en addictologie. [1]

Cannabis et cannabinoïdes de synthèse : une distinction importante

Le THC, ou delta-9-tétrahydrocannabinol, est le principal cannabinoïde psychoactif de la plante de cannabis. [2] Les cannabinoïdes de synthèse sont des substances distinctes qui imitent les effets du cannabis et peuvent être plus puissantes. [1] Certains liquides de vapotage peuvent contenir des cannabinoïdes de synthèse ou d’autres substances sans que leur composition ni leur dosage soient fiables. [1] Vapoter une substance psychoactive ne réduit pas ses risques et peut accélérer son action. [1]

Effets possibles juste après la consommation

Après inhalation de cannabis, la perception du temps, des couleurs ou de l’espace peut être modifiée et les idées peuvent sembler difficiles à contrôler. [2] Un sentiment de bien-être ou de relaxation est fréquent, mais une anxiété, une panique ou une impression de persécution peuvent aussi survenir. [2] Une accélération du rythme cardiaque, des yeux rouges et une sécheresse de la bouche sont également possibles. [2] La concentration, la coordination, la perception des distances, le suivi visuel et le temps de réaction peuvent rester altérés jusqu’à 24 heures. [2] Ces altérations rendent notamment dangereuses la conduite d’un véhicule et l’utilisation d’équipements lourds. [2]

Conséquences d’un usage fréquent ou important

Un usage intensif est associé à des troubles cognitifs et à des modifications de l’hippocampe, particulièrement lorsque la consommation commence à l’adolescence. [2] Des études décrivent aussi une association possible entre une consommation chronique importante et certains troubles psychiatriques, mais la relation de cause à effet reste incertaine. [2] Chez une personne atteinte de schizophrénie, le cannabis peut aggraver ou déclencher des symptômes psychotiques. [2] Fumer de fortes doses peut s’accompagner de toux, de respiration sifflante ou d’épisodes de bronchite aiguë. [2]

Vomissements répétés et syndrome de sevrage

Chez certains consommateurs fréquents, le syndrome d’hyperémèse cannabinoïde provoque des épisodes cycliques de nausées et de vomissements. [2] L’arrêt de la consommation constitue le traitement de fond de ce syndrome. [2] Après l’arrêt d’un usage fréquent ou important, un syndrome de sevrage peut associer insomnie, irritabilité, humeur dépressive, nausées et diminution de l’appétit. [2] Ces symptômes commencent généralement dans les heures suivant la dernière consommation, culminent en deux à trois jours et peuvent durer jusqu’à sept jours. [2]

Comment obtenir de l’aide

En cas de difficulté à contrôler ou à arrêter la consommation, un médecin ou une structure spécialisée en addictologie peut proposer une évaluation et une orientation adaptées. [1] La prise en charge d’une dépendance repose notamment sur des approches comportementales. [2] Pour les moins de 25 ans, les consultations jeunes consommateurs proposent en France un accueil gratuit et confidentiel, des conseils et, si nécessaire, une orientation vers des soins. [1]

Quand appeler les secours sans délai

Après le vapotage d’un liquide psychoactif, appelez sans délai le Samu au 15, les pompiers au 18 ou un service d’urgence si la personne présente des nausées et vomissements, un malaise, une amnésie, des convulsions, une perte de connaissance, un épisode délirant, des hallucinations ou des idées suicidaires. [1] Les mélanges de liquides réalisés à domicile augmentent le risque de surdosage, d’interactions et d’intoxication grave. [1]

Grossesse et allaitement

La sécurité du cannabis pendant la grossesse n’étant pas établie, son usage doit être évité pendant la grossesse et lorsqu’une grossesse est envisagée. [2] Le THC passe dans le lait maternel et l’usage de cannabis doit également être évité pendant l’allaitement. [2]

Sources et références

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
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* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

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Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées