Aller au contenu principal

Intoxication au mercure : troubles neurologiques, expositions et signes d’urgence

L’exposition au mercure peut provoquer des troubles du système nerveux, mais aussi atteindre les reins, les poumons, le système digestif, la peau ou les yeux. [3] Les effets dépendent notamment de la forme du mercure concernée : mercure élémentaire ou métallique, composés inorganiques et composés organiques comme le méthylmercure. [3] Les manifestations neurologiques décrites comprennent notamment des tremblements, des troubles de la mémoire, des maux de tête et des difficultés cognitives ou motrices. [3]

Quelles sont les principales sources d’exposition au mercure ?

L’exposition humaine se produit principalement par l’inhalation de vapeurs de mercure élémentaire au cours de certains processus industriels et par la consommation de poissons ou de crustacés contenant du méthylmercure. [3] Dans l’environnement, des bactéries peuvent transformer le mercure en méthylmercure, qui s’accumule ensuite dans les organismes aquatiques. [3] Les grands poissons prédateurs ont une probabilité plus élevée de présenter une forte teneur en méthylmercure parce qu’ils consomment de nombreux poissons plus petits. [3]

Du mercure peut également être présent dans certains appareils de mesure, piles, lampes, équipements électriques, amalgames dentaires, cosmétiques ou produits pharmaceutiques. [3] Les produits destinés à éclaircir la peau qui contiennent des sels de mercure sont dangereux pour la santé et peuvent encore être commercialisés sur Internet ou par d’autres circuits malgré leur interdiction dans de nombreux pays. [3] Les dispositifs médicaux contenant du mercure présentent notamment un risque lorsqu’ils se cassent et lors de leur élimination. [3]

Quels troubles neurologiques peuvent être observés ?

Des troubles neurologiques et comportementaux peuvent survenir après l’inhalation ou l’ingestion de différents composés du mercure, ainsi qu’après une exposition cutanée. [3] Les manifestations rapportées comprennent les tremblements, l’insomnie, les pertes de mémoire, les maux de tête et des effets neuromusculaires. [3] Des dysfonctionnements cognitifs, qui touchent les capacités de réflexion ou de mémoire, et des dysfonctionnements moteurs peuvent également être observés. [3] Chez des personnes exposées professionnellement pendant plusieurs années au mercure élémentaire présent dans l’air, des signes légers et infracliniques de toxicité du système nerveux central ont aussi été décrits. [3]

L’atteinte ne se limite pas au système nerveux, puisque des effets rénaux allant d’une augmentation des protéines dans les urines à une insuffisance rénale ont été signalés. [3] Les sels inorganiques de mercure sont corrosifs pour la peau, les yeux et le tube digestif, et leur ingestion peut entraîner une toxicité rénale. [3]

Pourquoi la grossesse et la petite enfance nécessitent-elles une vigilance particulière ?

Le mercure constitue une menace particulière pour le développement de l’enfant avant la naissance et pendant les premières années de vie. [3] L’exposition du fœtus au méthylmercure présente un danger pour l’enfant à naître. [3]

Mercure dans les vaccins : ne pas confondre éthylmercure et méthylmercure

L’éthylmercure présent sous forme de thiomersal dans certains vaccins est différent du méthylmercure qui peut contaminer des poissons et des crustacés. [3] L’éthylmercure est rapidement métabolisé par l’organisme et ne s’y accumule pas. [3] Selon l’OMS, aucune donnée ne montre que le thiomersal représente un risque pour la santé aux quantités utilisées comme conservateur dans certains vaccins. [3]

Quels signes neurologiques nécessitent une aide immédiate ?

Une confusion qui apparaît soudainement peut avoir de nombreuses causes, dont certaines peuvent menacer la vie, et nécessite une aide médicale immédiate. [2] Il ne faut pas essayer d’en déterminer seul la cause ni conduire soi-même la personne vers un service d’urgence. [2] En attendant l’aide médicale, restez avec la personne, rassurez-la avec des phrases simples et notez si possible les médicaments qu’elle prend. [2]

L’apparition brutale d’une faiblesse ou d’un engourdissement du visage, d’un bras ou d’une jambe, d’un trouble de la parole, de la vision ou de l’équilibre, ou d’un mal de tête intense et inhabituel peut évoquer un accident vasculaire cérébral. [1] En présence de l’un de ces signes, appelez immédiatement le 15 ou le 112, même si le trouble disparaît rapidement. [1]

Comment réduire l’exposition au mercure ?

Le recours à des thermomètres et à des appareils de mesure de la pression artérielle sans mercure permet d’éviter l’exposition associée aux vapeurs de mercure élémentaire provenant de ces dispositifs. [3] La manipulation, l’utilisation et l’élimination des produits et déchets contenant du mercure doivent reposer sur des pratiques sûres. [3] Dans les activités d’extraction de l’or, l’utilisation du mercure est particulièrement dangereuse et les techniques sans mercure doivent être privilégiées. [3]

Sources et références

[1] AVC : que faire ? | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

[2] Sudden confusion (delirium) - NHS

NHS · Consulté le 2026-09-11

[3] Mercure

Organisation mondiale de la santé · Consulté le 2026-09-11

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées