Syndrome du bébé secoué : signes d’alerte, prise en charge et prévention

Le syndrome du bébé secoué, aussi appelé traumatisme crânien non accidentel par secouement, correspond à des lésions cérébrales provoquées par le secouement violent d’un bébé ou d’un nourrisson ; cette maltraitance est une urgence médicale. [1] Aucun enfant ne doit être secoué, quels que soient son âge, la situation ou le degré d’irritation de l’adulte. [1]
Quand appeler les secours ?
Après un secouement possible, appelez immédiatement le 15 ou le 112, ou envoyez un SMS au 114 si vous êtes sourd ou malentendant, si le bébé présente un ou plusieurs de ces signes : somnolence inhabituelle, trouble de la conscience, corps raide ou au contraire sans tonus, mouvements anormaux ou convulsions, difficulté ou pauses respiratoires, diminution de l’appétit, refus de manger, vomissements sans raison apparente, perte des sourires ou du babillage habituels, moins bon contact, irritabilité extrême, pleurs inhabituels ou anomalie des yeux ou du regard. [1]
Si le bébé convulse ou vomit pendant l’attente des secours déjà contactés, placez-le sur le côté, en position latérale de sécurité, afin que la salive ou les vomissements puissent s’écouler et de limiter le risque de fausse-route et d’étouffement. [1]
Si un bébé ne respire plus, ne le secouez pas : appelez immédiatement le 15 ou le 112 et respectez les consignes du Samu en attendant l’arrivée des secours. [1]
Évaluation à l’hôpital
Après l’admission à l’hôpital pour des symptômes ou une suspicion de secouement, l’équipe médicale réalise un examen clinique approfondi, interroge les personnes qui s’occupent de l’enfant sur les circonstances et recherche les lésions au moyen d’examens pouvant comprendre une prise de sang, un fond d’œil, un scanner cérébral, une IRM et des radiographies du squelette. [1]
Si l’équipe médicale pense que l’enfant a été victime d’un secouement, elle saisit le procureur de la République dans les meilleurs délais afin que des mesures immédiates de protection puissent être mises en place. [1] Les parents sont informés du signalement et, s’ils disent ne pas être en cause et attribuent le secouement à une autre personne, de leur possibilité de porter plainte. [1]
Risques et besoins de soins
Le secouement peut provoquer des lésions du cerveau, des yeux et de la moelle épinière, même si la tête de l’enfant ne heurte rien. [1] Les lésions cérébrales peuvent entraîner un décès dans plus de 10 % des cas et des séquelles nécessitant des soins spécifiques dans 75 % des cas, notamment un retard du développement ou des apprentissages, des troubles cognitifs ou du comportement, une épilepsie, une paralysie, ou une atteinte de la vue ou de l’audition. [1] Selon les séquelles, ces soins spécifiques peuvent notamment comprendre une rééducation, de l’orthophonie ou une éducation spécialisée. [1]
Prévenir un secouement face aux pleurs
En l’absence des situations urgentes décrites plus haut, si vous vous êtes assuré que le bébé n’a pas de problème particulier mais que ses pleurs persistent et que vous vous sentez dépassé ou au bout de vos forces, arrêtez-vous, couchez-le en sécurité sur le dos dans son lit, puis quittez la chambre quelques minutes pour vous calmer. [1]
Si vous avez l’impression que vous pourriez secouer votre bébé dans les instants qui viennent, appelez immédiatement le 119, numéro national de prévention et de protection des enfants en danger ou en risque de l’être, accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. [1]
Si vous êtes préoccupé par votre relation avec votre bébé ou avez besoin de soutien, parlez-en à son pédiatre ou à votre médecin traitant, ou contactez une association d’aide à la parentalité. [1] Informez aussi toute personne amenée à garder l’enfant des conséquences graves que peut provoquer une secousse violente. [1]
Sources et références
[1] Syndrome du bébé secoué | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
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Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.