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Spondylose : comprendre la forme cervicale

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Radiographie du rachis lombaire par ville

Cette fiche traite uniquement de la spondylose cervicale, c’est-à-dire des modifications dégénératives qui touchent les disques, les vertèbres, les articulations et les ligaments du cou. [3] Ces modifications peuvent rester silencieuses, provoquer une douleur et une raideur du cou, ou comprimer une racine nerveuse ou la moelle épinière. [3] La gravité dépend donc moins de la seule présence d’usure à l’imagerie que de ses conséquences sur les nerfs, la moelle épinière et les activités quotidiennes. [3]

Que se passe-t-il dans la colonne cervicale ?

Le vieillissement des disques intervertébraux entraîne notamment leur déshydratation, une diminution de leur hauteur et une modification de la répartition des contraintes sur les articulations cervicales. [3] Des excroissances osseuses appelées ostéophytes peuvent alors se former, tandis que le canal rachidien ou les passages empruntés par les racines nerveuses se rétrécissent. [1] [3] Un canal rachidien étroit dès la naissance peut rendre les conséquences d’une compression plus importantes. [1] [2] La spondylose cervicale ne se confond pas avec une simple dégénérescence isolée d’un disque ni avec une hernie discale focale, même si ces phénomènes peuvent être associés. [3]

Quels symptômes peut-elle provoquer ?

La forme la plus simple se manifeste généralement par une douleur et une raideur du cou, parfois aggravées par certains mouvements cervicaux. [1] [3] Lorsqu’une racine nerveuse est comprimée, la douleur peut s’étendre vers la tête, l’épaule ou le bras et s’accompagner de fourmillements, d’une faiblesse de la main ou du bras, voire d’une fonte musculaire. [1] [3] [2] Une compression de la moelle épinière, appelée myélopathie cervicale, peut provoquer une marche instable ou saccadée, des chutes inexpliquées, des jambes raides, une maladresse des mains ou des sensations anormales dans les mains et les pieds. [1] [3] Les réflexes des jambes peuvent devenir exagérés et des spasmes musculaires peuvent apparaître. [1] [2] Dans les formes sévères, les fonctions de la vessie ou de l’intestin peuvent être perturbées. [1] [2]

Quels signes nécessitent une évaluation urgente ?

Une évaluation médicale urgente est requise devant un déficit neurologique sévère ou qui s’aggrave rapidement, notamment une faiblesse importante ou une paralysie nouvelle. [1] [3] L’apparition de troubles du contrôle de la vessie ou de l’intestin constitue également un signe d’alerte nécessitant une évaluation urgente. [1] [3] Chez une personne ayant une spondylose cervicale, même un traumatisme relativement léger du cou peut provoquer une lésion grave de la moelle épinière ; une faiblesse importante, une paralysie ou des signes neurologiques qui s’aggravent rapidement nécessitent une évaluation médicale urgente. [1] [3]

Comment le diagnostic est-il établi ?

L’évaluation repose d’abord sur l’histoire des symptômes et sur un examen neurologique recherchant notamment une diminution de la force ou de la sensibilité, une modification des réflexes et un trouble de la marche ou de l’équilibre. [3] L’imagerie par résonance magnétique permet de visualiser les disques, la moelle épinière, les racines nerveuses et l’importance d’une éventuelle compression. [1] [3] La tomodensitométrie décrit particulièrement bien les structures osseuses, mais elle est moins performante que l’IRM pour étudier les tissus mous et la compression des racines nerveuses. [1] [3] La présence de modifications dégénératives sur une image ne suffit pas à expliquer une douleur, car ces anomalies sont fréquentes chez des personnes sans symptôme. [3] Le diagnostic doit donc faire correspondre les symptômes, les constatations de l’examen et la localisation des anomalies visibles à l’imagerie. [3]

Quels sont les principes de la prise en charge ?

La prise en charge dépend de l’intensité de la douleur, du retentissement fonctionnel et surtout de la présence ou non d’une atteinte des racines nerveuses ou de la moelle épinière. [3] En l’absence de signe d’alerte ou de myélopathie importante, le traitement commence généralement par des mesures non chirurgicales visant à réduire la douleur et à préserver les activités. [3] Ces mesures peuvent comprendre une prise en charge physique adaptée, des médicaments prescrits contre la douleur ou l’inflammation et, dans certaines situations, l’utilisation de courte durée d’une minerve souple. [1] [3] Les données disponibles ne démontrent pas clairement l’efficacité de toutes les modalités physiques proposées pour les douleurs cervicales aiguës ou chroniques. [3] Une intervention chirurgicale peut être envisagée en cas de myélopathie, de compression médullaire importante ou de symptômes persistants malgré un traitement non chirurgical, à condition que l’anomalie observée à l’imagerie corresponde aux manifestations cliniques. [1] [2] [3] L’objectif principal de la chirurgie en présence d’une compression de la moelle est d’éviter de nouvelles lésions nerveuses, car elle ne permet généralement pas d’effacer celles qui existent déjà. [1] Le choix de l’intervention dépend du siège de la compression et de l’état de la colonne, certaines techniques pouvant notamment exposer à une instabilité ou à une déformation cervicale. [2] [3]

Quelle évolution est possible ?

Les symptômes liés au dysfonctionnement de la moelle épinière peuvent régresser, rester stables ou s’aggraver au fil du temps. [1] Une faiblesse qui progresse, une marche qui se dégrade, une maladresse croissante des mains ou l’apparition de troubles vésicaux ou intestinaux doivent conduire à une nouvelle évaluation, urgente lorsque le déficit est sévère ou rapidement évolutif. [3]

Sources et références

[3] Cervical Spondylosis - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

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