Neuroblastome : symptômes, diagnostic et traitements

Trouver un professionnel
Le neuroblastome est un cancer de l’enfant qui se développe à partir de tissus du système nerveux sympathique, le plus souvent dans les glandes surrénales situées au-dessus des reins ou le long des chaînes nerveuses de l’abdomen, du thorax ou du cou. [1] [2] Il survient principalement chez les jeunes enfants, puisque près de 90 % des cas sont diagnostiqués avant l’âge de 5 ans. [1] [2] Ses manifestations et son évolution sont très variables selon la localisation de la tumeur, son extension dans l’organisme et ses caractéristiques biologiques. [1] [2] Le diagnostic repose généralement sur l’imagerie et l’analyse d’un prélèvement tumoral, puis plusieurs examens servent à déterminer le stade et la catégorie de risque qui guideront le traitement. [1] [2]
Où le neuroblastome se développe-t-il ?
Le neuroblastome prend le plus souvent naissance dans l’abdomen, notamment dans une glande surrénale ou dans les tissus nerveux situés derrière les organes abdominaux. [1] [2] Il peut aussi apparaître dans le thorax, le cou, le pelvis ou, plus rarement, dans d’autres régions. [2] Une proportion importante des enfants présente déjà des métastases au diagnostic, en particulier dans la moelle osseuse, les os, le foie, les ganglions ou la peau. [1] [2]
Le neuroblastome est une tumeur maligne et ne doit pas être confondu avec le ganglioneuroblastome, considéré comme une tumeur intermédiaire, ni avec le ganglioneurome, qui correspond à une forme bénigne et différenciée. [2] Ces différentes tumeurs appartiennent au groupe des tumeurs issues de la crête neurale, mais leur comportement et leur prise en charge ne sont pas identiques. [2]
Quels sont les symptômes possibles ?
Les symptômes dépendent de la localisation de la tumeur initiale et de la présence éventuelle de métastases. [1] [2] Une tumeur abdominale peut provoquer une augmentation du volume du ventre, une sensation de ballonnement ou de masse, des douleurs abdominales et une diminution de l’appétit. [1] [2] Une tumeur du thorax ou du cou peut s’accompagner de toux ou de difficultés respiratoires. [1]
Lorsque la maladie atteint les os, elle peut entraîner des douleurs osseuses. [1] [2] Une atteinte de la moelle osseuse peut réduire la production des cellules sanguines et provoquer une pâleur ou une fatigue liée à l’anémie, ainsi que des ecchymoses, des pétéchies ou un risque accru d’infection. [1] [2] Une propagation à la peau peut se manifester par des nodules. [1]
Une extension dans le canal rachidien peut entraîner une faiblesse, un engourdissement, un déficit neurologique localisé ou une paralysie. [1] [2] Une tumeur du cou ou de la partie supérieure du thorax peut comprimer certains nerfs et provoquer un syndrome de Claude Bernard-Horner, associant du même côté une paupière tombante, une pupille plus petite et une diminution de la transpiration. [1] [2] Plus rarement, des syndromes associés à la tumeur peuvent causer des mouvements oculaires incontrôlables, des contractions rapides des membres, des troubles de la coordination, une diarrhée aqueuse ou une hypertension artérielle. [1] [2] Ces manifestations ne suffisent pas, à elles seules, à identifier un neuroblastome, dont la confirmation nécessite des examens médicaux. [1] [2]
Comment le diagnostic est-il établi ?
Le neuroblastome est le plus souvent découvert lors d’examens réalisés en raison des symptômes de l’enfant ou de la présence d’une masse abdominale. [1] Il peut parfois être repéré avant la naissance au cours d’une échographie prénatale. [1] [2] Une tomodensitométrie, appelée TDM ou scanner, ou une imagerie par résonance magnétique, appelée IRM, permet de rechercher et de localiser la tumeur. [1] [2] Le diagnostic est généralement confirmé par une biopsie, c’est-à-dire le prélèvement d’un fragment de la masse en vue de son analyse au laboratoire. [1] [2]
La plupart des neuroblastomes produisent des catécholamines, dont les métabolites peuvent être retrouvés en quantité élevée dans les urines. [1] [2] Une analyse d’urine peut donc rechercher notamment l’acide vanillylmandélique et l’acide homovanillique. [2] Dans certaines situations où la biopsie de la tumeur serait particulièrement risquée, l’association de cellules caractéristiques dans la moelle osseuse et de métabolites urinaires élevés peut contribuer à établir le diagnostic. [2]
Comment évalue-t-on l’extension et le niveau de risque ?
Le bilan d’extension recherche une propagation de la maladie au moyen d’examens d’imagerie du thorax, de l’abdomen et du pelvis, d’une étude de la moelle osseuse et d’une scintigraphie osseuse ou à la MIBG. [1] [2] La MIBG est une substance radioactive captée par la grande majorité des neuroblastomes et utilisée pour repérer les localisations tumorales. [1] [2] Une imagerie du cerveau est indiquée lorsque des symptômes ou des signes font suspecter des métastases cérébrales. [2]
Le stade décrit l’étendue de la maladie, mais il ne suffit pas à lui seul pour décider du traitement. [2] L’âge de l’enfant, l’aspect microscopique de la tumeur, certaines anomalies moléculaires comme l’amplification de MYCN et d’autres caractéristiques biologiques sont également pris en compte. [2] L’ensemble de ces informations permet de classer la maladie dans une catégorie de risque faible, intermédiaire ou élevé afin d’adapter l’intensité du traitement et d’estimer le risque de récidive. [1] [2]
Il existe une forme particulière appelée stade 4S ou MS, observée chez de très jeunes enfants présentant une tumeur localisée et une dissémination limitée à certains organes. [2] Cette forme peut régresser spontanément, mais cette possibilité ne concerne pas l’ensemble des neuroblastomes métastatiques. [2]
Quels sont les principaux traitements ?
Le traitement est déterminé en fonction de la catégorie de risque et peut associer chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, greffe de cellules souches, traitement par rétinoïde et immunothérapie. [1] [2] Un neuroblastome de faible risque qui ne s’est pas propagé peut souvent être retiré et guéri par la chirurgie. [1] La chirurgie joue également un rôle important dans les maladies de risque intermédiaire, mais elle peut être précédée d’une chimiothérapie destinée à faciliter la résection. [2]
Une chimiothérapie associant plusieurs médicaments est habituellement nécessaire dans les formes de risque intermédiaire ou élevé. [1] [2] Dans les maladies à haut risque, une chimiothérapie à haute dose suivie d’une greffe de cellules souches peut faire partie de la prise en charge. [1] [2] Un rétinoïde apparenté à la vitamine A peut ensuite être utilisé afin de réduire le risque de récidive. [1] [2]
La radiothérapie peut être employée dans certaines maladies de risque intermédiaire, lorsque la tumeur est inopérable ou pour le contrôle local d’une maladie à haut risque. [1] [2] Dans les formes à haut risque, l’immunothérapie peut utiliser des anticorps dirigés contre un antigène appelé GD2 présent sur les cellules du neuroblastome. [1] [2] La diversité de ces stratégies reflète la grande variabilité du neuroblastome et ne signifie pas que chaque enfant recevra toutes les modalités de traitement. [1] [2]
Quels facteurs influencent l’évolution ?
Le pronostic dépend notamment de l’âge au diagnostic, de l’étendue de la maladie et des caractéristiques biologiques de la tumeur. [1] [2] Les résultats sont généralement meilleurs chez les jeunes enfants dont la maladie reste localisée. [1] [2] Les taux de survie rapportés pour les groupes de risque faible ou intermédiaire sont d’environ 90 à 95 %. [1] [2] Pour les maladies à haut risque, les traitements combinés plus intensifs ont amélioré la survie, qui dépasse désormais 50 % dans les données présentées par les sources. [1] [2] Ces résultats collectifs doivent être replacés dans le contexte propre à chaque enfant, car la catégorie de risque rassemble plusieurs facteurs pronostiques. [2]
Que sait-on des causes ?
La cause du neuroblastome est le plus souvent inconnue. [1] La majorité des tumeurs apparaissent spontanément, tandis que les formes familiales sont rares. [1] [2]
Sources et références
[1] Neuroblastome - Cancer - Manuels MSD pour le grand public
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13
[2] Neuroblastome - Oncologie - Édition professionnelle du Manuel MSD
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13
La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation
- Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
- Peut être remboursée selon conditions *
* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.
Téléconsultation : préparer votre rendez-vous
Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.
Avant le rendez-vous
- Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
- Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
- Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.
Organiser la suite
Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.
En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.
Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.