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Mobilité dentaire : définition, causes possibles et évaluation

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Parodontologie par ville

La mobilité dentaire désigne le degré de mouvement d'une dent dans son alvéole, c'est-à-dire la cavité osseuse qui la maintient. [1] Une certaine mobilité peut être physiologique, tandis qu'une augmentation progressive peut traduire une modification pathologique des structures qui soutiennent la dent. [1] La constatation d'une dent mobile ne permet donc pas, à elle seule, d'en déterminer la cause ni d'en apprécier le pronostic. [1]

Comment une dent est-elle maintenue ?

Les structures de soutien d'une dent comprennent notamment l'os alvéolaire, la gencive et le ligament parodontal, qui relie la dent à l'os. [1] Le ligament parodontal possède des propriétés élastiques et viscoélastiques qui lui permettent d'absorber une partie des contraintes exercées sur la dent. [1] Le degré de mobilité dépend notamment de la hauteur de l'os de soutien, de la largeur du ligament parodontal, de la présence d'une inflammation ainsi que de la forme et du nombre des racines. [1]

Mobilité physiologique ou pathologique : quelle différence ?

La mobilité physiologique correspond aux petits mouvements possibles d'une dent lorsque ses tissus de soutien sont sains. [1] Elle peut varier selon le moment de la journée et être plus importante le matin avant de diminuer au cours de la journée. [1] Des variations physiologiques de la mobilité sont également rapportées pendant la grossesse. [1] La mobilité pathologique correspond à une augmentation progressive liée à des changements quantitatifs ou qualitatifs des tissus qui maintiennent la dent. [1] Distinguer ces deux situations peut être difficile lorsque le mouvement est faible ou modéré, car l'appréciation clinique comporte une part de subjectivité. [1]

Quelles situations peuvent être associées à une mobilité pathologique ?

Une mobilité pathologique peut être associée à la progression d'une maladie parodontale ou à une perte de l'os alvéolaire qui soutient la dent. [1] Le bruxisme, les contraintes anormales de l'occlusion, certaines atteintes de la racine et une inflammation de la pulpe dentaire figurent également parmi les causes possibles décrites. [1] Des habitudes parafonctionnelles, c'est-à-dire des activités comme le serrement ou le grincement des dents en dehors de leur fonction habituelle, sont associées à une mobilité plus élevée que celle observée dans des tissus sains. [1] Ces associations ne permettent pas d'identifier la cause d'une dent mobile sans évaluation de son état et de ses tissus de soutien. [1]

Comment la mobilité dentaire est-elle évaluée ?

Lors d'un examen clinique, la méthode courante consiste à exercer une pression modérée sur la dent à l'aide de deux instruments, ou d'un instrument et d'un doigt. [1] L'examinateur apprécie le déplacement horizontal de la dent et recherche également un éventuel mouvement vertical dans son alvéole. [1] Une classification couramment employée distingue l'absence de mobilité détectable, une mobilité horizontale légère, une mobilité horizontale plus marquée et une mobilité sévère comportant des mouvements horizontaux et verticaux. [1] Cet examen manuel est rapide et facile à réaliser, mais son résultat dépend en partie de la perception et de l'expérience de l'examinateur. [1]

Quelles sont les limites des mesures ?

Différents appareils électroniques ont été développés afin de quantifier plus objectivement la réponse d'une dent à une force ou à un impact contrôlé. [1] Certaines techniques analysent le déplacement, l'amortissement, la vibration ou la position tridimensionnelle de la dent. [1] Aucune méthode ne fournit toutefois des critères parfaitement consensuels, car les propriétés du ligament parodontal, le type de dent et les variations entre les personnes influencent les résultats. [1] Certaines techniques restent surtout utilisées en recherche, sont complexes à mettre en œuvre ou nécessitent une interprétation prudente en raison d'erreurs et de facteurs difficiles à contrôler. [1] L'évaluation de la mobilité constitue ainsi un indicateur de l'état biomécanique des tissus de soutien, mais elle doit être interprétée avec les autres éléments de l'examen dentaire. [1]

Pourquoi l'évolution de la mobilité compte-t-elle ?

Une mobilité pathologique progressive peut accompagner l'aggravation d'une atteinte des tissus parodontaux ou de l'os de soutien. [1] Une évaluation imprécise peut retarder l'identification d'un problème évolutif et conduire à un plan de traitement inadapté. [1] Le degré de mobilité intervient également dans la planification et le pronostic de plusieurs domaines des soins dentaires, notamment la parodontologie, la prothèse, l'orthodontie et la traumatologie dentaire. [1]

Sources et références

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