Aller au contenu principal

Maladies de la vessie : principaux types, symptômes et examens

Les maladies de la vessie ne correspondent pas à une maladie unique, mais à un ensemble d’affections infectieuses, inflammatoires, fonctionnelles ou cancéreuses. [2] Elles comprennent notamment les infections urinaires, le syndrome de la vessie hyperactive, la vessie atone, l’incontinence urinaire, la cystite interstitielle et le cancer de la vessie. [2] Des symptômes proches peuvent avoir des causes différentes, de sorte qu’un saignement, une douleur ou un trouble de la miction ne permet pas à lui seul d’identifier la maladie en cause. [1] [2]

Quel est le rôle de la vessie ?

La vessie est un organe musculaire creux situé dans le bassin, qui recueille temporairement l’urine produite par les reins avant son évacuation. [2] Sa paroi comprend une couche interne appelée urothélium, qui forme une barrière entre l’urine et les tissus sous-jacents. [2] Le muscle de la vessie, appelé détrusor, se contracte pour permettre la miction, tandis que les sphincters participent au contrôle de la sortie de l’urine. [2]

Quelles sont les principales catégories de maladies de la vessie ?

Les troubles fonctionnels affectent surtout la contraction de la vessie ou le contrôle des sphincters, sans désigner une infection ou une tumeur. [2] Dans la vessie atone, la contraction du détrusor est insuffisante et la vidange de la vessie devient difficile. [2] La vessie hyperactive se manifeste par des besoins urgents et fréquents d’uriner, parfois accompagnés de levers nocturnes. [2] L’incontinence urinaire correspond à une diminution ou à une perte du contrôle de l’écoulement de l’urine. [2]

La cystite interstitielle est un syndrome douloureux chronique associant notamment douleur pelvienne, envies urgentes ou fréquentes d’uriner et mictions nocturnes. [2] Les infections bactériennes constituent une autre catégorie de maladies urinaires pouvant atteindre la vessie. [2] Le cancer de la vessie résulte d’une croissance anormale des cellules de la paroi vésicale et peut rester superficiel ou infiltrer la couche musculaire. [2]

Quels symptômes peuvent révéler une maladie de la vessie ?

Les manifestations possibles comprennent des envies urgentes ou fréquentes d’uriner, des brûlures pendant la miction, des difficultés à uriner et des douleurs du bas du ventre ou du dos. [1] Ces symptômes ne permettent pas, à eux seuls, de distinguer un trouble fonctionnel, une infection, un syndrome douloureux ou un cancer. [1] [2] La présence de sang dans les urines, appelée hématurie, est le symptôme le plus évocateur du cancer de la vessie, mais elle peut aussi avoir de nombreuses autres causes. [1] Une hématurie peut colorer les urines du rose au rouge vif, être visible pendant toute la miction ou seulement à la fin, et survenir de manière intermittente. [1] Une cystite, une prostatite ou une colique néphrétique figurent parmi les autres causes possibles de sang dans les urines. [1]

Quand consulter en cas de symptômes urinaires ?

Toute présence de sang dans les urines doit conduire à consulter un médecin, quelle que soit son abondance ou son caractère intermittent. [1] Des troubles urinaires justifient également une consultation, en particulier lorsqu’ils persistent en dehors d’une infection urinaire identifiée. [1] La disparition temporaire du sang entre deux mictions n’écarte pas la nécessité d’une évaluation médicale. [1]

Comment recherche-t-on la cause des symptômes ?

Lorsqu’un cancer de la vessie est suspecté, le médecin recherche les symptômes, examine la personne et s’informe notamment d’un tabagisme, d’expositions professionnelles ou d’une ancienne radiothérapie du bassin. [1] Une analyse d’urine peut confirmer la présence de sang et rechercher une infection susceptible d’expliquer le saignement. [1] La cytologie urinaire recherche des cellules cancéreuses dans les urines, mais un résultat négatif n’exclut pas un cancer si le doute persiste. [1] L’échographie abdomino-pelvienne examine la vessie, les reins et les voies urinaires afin de rechercher une image suspecte dans la paroi vésicale. [1]

La cystoscopie explore l’intérieur de la vessie à l’aide d’un tube souple muni d’une caméra et introduit par l’urètre. [1] Elle permet de repérer une tumeur et d’en décrire la localisation, la taille et l’aspect. [1] Lorsqu’une tumeur est fortement suspectée à l’échographie, une résection transurétrale peut être réalisée afin de retirer les tissus suspects et de les analyser. [1] Cette intervention est effectuée sous anesthésie générale ou locorégionale en passant le matériel par l’urètre. [1] Des douleurs pendant la miction, des difficultés à uriner et du sang dans les urines peuvent être présents pendant quelques jours après cette intervention. [1]

Que montre l’analyse d’une tumeur de la vessie ?

L’examen anatomopathologique consiste à étudier au microscope les tissus prélevés afin d’identifier le type de tumeur. [1] Il précise également si la tumeur infiltre le muscle de la vessie et évalue son grade, qui renseigne sur son risque de progression. [1] Après confirmation du diagnostic, des analyses sanguines et des examens d’imagerie peuvent être prescrits pour étudier le fonctionnement des reins et l’extension du cancer. [1] Ce bilan recherche notamment une propagation aux ganglions, aux organes voisins ou à des parties plus éloignées du corps. [1] Le type, le stade et le grade de la tumeur participent au choix du traitement. [1]

Quels sont les principes généraux des traitements ?

La prise en charge dépend de la cause du trouble, car une anomalie de la contraction vésicale, une infection, un syndrome douloureux et une tumeur ne répondent pas aux mêmes approches. [2] Pour certains troubles fonctionnels, les approches décrites comprennent des médicaments agissant sur le tonus du détrusor et, lorsque la vidange naturelle est altérée, des moyens mécaniques assurant le drainage de l’urine. [2] Dans la cystite interstitielle, les traitements décrits visent notamment à diminuer la douleur, mais leur efficacité peut être limitée. [2] Pour certains cancers de la vessie n’infiltrant pas le muscle, le principe décrit associe une résection de la tumeur à des instillations locales destinées à limiter la récidive et la progression. [2]

Une instillation intravésicale consiste à introduire un médicament directement dans la vessie au moyen d’un cathéter passé par l’urètre. [2] Cette voie permet d’exposer directement la vessie au traitement, mais l’évacuation par les urines et la faible perméabilité de l’urothélium peuvent en limiter l’action locale. [2] Le cathétérisme peut provoquer une gêne et son utilisation répétée ou prolongée est associée à un risque d’inflammation et d’infection. [2]

Pourquoi un diagnostic médical est-il nécessaire ?

Un même symptôme, comme des envies fréquentes d’uriner, peut être observé dans une vessie hyperactive, une cystite interstitielle ou un cancer de la vessie. [2] De même, la présence de sang dans les urines peut être liée à un cancer comme à plusieurs affections non cancéreuses. [1] Lorsqu’un cancer de la vessie est suspecté, l’interrogatoire, l’examen clinique, les analyses d’urine, l’imagerie et parfois l’exploration endoscopique servent à établir le diagnostic plutôt qu’à conclure à partir du seul symptôme. [1]

Sources et références

[1] Symptômes et diagnostic du cancer de la vessie | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

[2] Intravesical drug delivery approaches for improved therapy of urinary bladder diseases

www.ebi.ac.uk · Version : 2021-10-23 · Consulté le 2026-09-16

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées

Chirurgien viscéral et digestif