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Intoxication au monoxyde de carbone : signes, urgence, diagnostic et prévention

L’intoxication au monoxyde de carbone survient lorsqu’une personne respire une quantité toxique de monoxyde de carbone, ou CO, un gaz invisible, inodore et non irritant. [1] [2] Une fois inhalé, le CO se fixe sur l’hémoglobine des globules rouges et empêche le sang d’apporter suffisamment d’oxygène aux tissus. [1] [2] Une exposition suspectée impose d’agir immédiatement, car l’intoxication peut évoluer vers une perte de connaissance, un coma ou le décès. [1] [3]

D’où vient le monoxyde de carbone ?

Le monoxyde de carbone est notamment produit lors de la combustion incomplète du bois, du charbon, du gaz, du fioul, de l’essence, du pétrole, du butane ou du propane. [1] [3] Les sources possibles comprennent les chaudières, chauffe-eau, cheminées, poêles, chauffages d’appoint, braseros, barbecues, groupes électrogènes, pompes à moteur thermique et moteurs de véhicules. [2] [3] Le risque augmente lorsqu’un appareil est défectueux ou mal utilisé, lorsque les fumées sont mal évacuées ou lorsque les ouvertures de ventilation sont bouchées. [1] [3] Un groupe électrogène, un brasero, un barbecue ou une pompe à moteur thermique ne doit jamais fonctionner dans un espace clos. [3] Une voiture laissée en marche dans un garage fermé peut également entraîner une accumulation dangereuse de CO. [2]

Quels symptômes doivent faire penser à une intoxication ?

Une intoxication aiguë peut commencer brutalement par des maux de tête, des vertiges, des nausées, des vomissements et une fatigue importante. [1] [3] Une somnolence, des difficultés de concentration, une mauvaise coordination ou une confusion peuvent également survenir. [2] Les formes modérées ou sévères peuvent provoquer une altération du jugement, une douleur thoracique, un essoufflement, une perte de connaissance, des convulsions, une baisse de la tension artérielle ou un coma. [1] [2] La somnolence est particulièrement dangereuse, car une personne peut s’endormir et continuer à respirer le gaz sans reconnaître l’aggravation de l’intoxication. [2]

Lorsque plusieurs personnes vivant dans le même logement présentent simultanément des maux de tête, des nausées, des vertiges ou une fatigue en présence d’un appareil à combustion, une exposition commune au CO doit être suspectée. [2] [3] Ces symptômes sont peu spécifiques et peuvent être confondus avec une grippe, une infection virale ou d’autres maladies. [1] [2]

Une exposition prolongée peut entraîner des maux de tête, des nausées, des vertiges, des malaises, un essoufflement et des troubles du sommeil, de la vision, de la mémoire ou de l’attention. [1] Des douleurs thoraciques, abdominales ou musculaires et une confusion peuvent aussi être observées lors d’une intoxication chronique. [1] Chez un enfant de moins de deux ans, les manifestations peuvent être atypiques et se limiter notamment à des pleurs. [1]

Que faire immédiatement en cas de suspicion ?

En présence d’un appareil à combustion et de symptômes évocateurs, aérez immédiatement en ouvrant les portes et les fenêtres, arrêtez si possible les appareils concernés et évacuez les locaux. [1] [3] Appelez immédiatement les secours au 15, au 18 ou au 112, même si les personnes exposées ne présentent que de simples maux de tête. [1] [3] Le 114 peut être utilisé par les personnes sourdes ou malentendantes. [3] Lors de l’appel, indiquez l’adresse exacte, les symptômes observés, le nombre de personnes concernées et les appareils susceptibles d’être en cause, puis ne raccrochez pas avant que votre interlocuteur ne vous le demande. [1] Ne réintégrez pas les locaux avant le passage d’un professionnel qualifié chargé de rechercher la source du CO et les corrections nécessaires. [1]

Comment le diagnostic est-il évalué ?

L’évaluation médicale tient compte des symptômes et des circonstances possibles d’exposition, notamment de la présence d’un appareil à combustion et de symptômes similaires chez plusieurs occupants. [2] [3] Le diagnostic d’une intoxication aiguë repose notamment sur la mesure du monoxyde de carbone dans le sang ; le CO est toutefois éliminé par les poumons et disparaît du sang après plusieurs heures. [2] Les symptômes seuls ne permettent pas de confirmer l’intoxication, car ils sont variables et communs à de nombreuses autres affections. [1] [2] En cas de suspicion d’exposition chronique, le médecin traitant peut rechercher les circonstances d’exposition, prescrire un bilan médical et mesurer la quantité de CO dans l’air expiré. [1]

Quels sont les principes de la prise en charge ?

La première mesure consiste à interrompre l’exposition en faisant sortir les personnes concernées à l’air libre. [1] [2] Une oxygénothérapie, c’est-à-dire l’administration d’une forte concentration d’oxygène, accélère l’élimination du CO présent dans le sang et soulage les symptômes. [1] [2] L’état de la personne exposée peut nécessiter une hospitalisation. [3] Une oxygénothérapie hyperbare, administrée dans une chambre à haute pression, peut être envisagée dans certaines intoxications modérées ou sévères et chez les femmes enceintes. [2] La valeur de ce traitement hyperbare demeure incertaine, de sorte que son utilisation relève d’une décision médicale adaptée à chaque situation. [2]

Quels sont les risques particuliers et les effets retardés ?

L’exposition au monoxyde de carbone est particulièrement dangereuse pendant la grossesse en raison du risque pour le fœtus. [1] Chez l’enfant, une exposition prolongée peut perturber le développement cérébral et le fonctionnement intellectuel. [1] Une intoxication chronique peut, à terme, entraîner des troubles cardiaques ou respiratoires. [1] Après une intoxication sévère et une amélioration apparente, des troubles neuropsychiatriques retardés peuvent rarement apparaître plusieurs semaines plus tard. [2] Ces manifestations retardées peuvent comprendre des troubles de la mémoire ou de la coordination, des mouvements anormaux, une dépression ou des symptômes psychotiques. [2]

Comment prévenir une intoxication au monoxyde de carbone ?

Les installations de chauffage et de production d’eau chaude ainsi que les conduits de fumée doivent être vérifiés et entretenus par un professionnel qualifié au moins une fois par an et avant leur remise en fonctionnement. [3] Le logement doit être aéré chaque jour, même lorsqu’il fait froid, et les entrées comme les sorties d’air ne doivent jamais être obstruées. [3] Les instructions du fabricant et le combustible prévu pour chaque appareil à combustion doivent être respectés. [3] Un chauffage d’appoint à combustion ne doit pas fonctionner en continu et un appareil de cuisson ne doit jamais servir à chauffer le logement. [3] Les groupes électrogènes, braseros et barbecues doivent aussi rester éloignés des portes, fenêtres et bouches d’aération lorsqu’ils sont utilisés à l’extérieur. [3] Un détecteur domestique de monoxyde de carbone peut signaler la présence du gaz avant l’apparition d’une intoxication. [2]

Sources et références

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Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées

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