Aller au contenu principal

Hybridation in situ fluorescente (FISH) : principe, utilisations et limites

L’hybridation in situ fluorescente, souvent désignée par le sigle anglais FISH, est un examen ciblé utilisé pour rechercher certaines anomalies génétiques dans des cellules. [1] [5] [7] Elle peut contribuer au diagnostic ou au suivi de certaines maladies, mais la cible recherchée et la portée du résultat dépendent étroitement de la situation clinique. [1] [2] [3] [6] Une FISH n’est donc pas un test unique capable de dépister indistinctement toutes les anomalies chromosomiques ou tous les cancers. [1] [3] [4] [5]

Que recherche une analyse FISH ?

L’analyse emploie des sondes choisies pour une anomalie génétique précise, puis les signaux obtenus sont examinés sur les cellules. [1] [5] Dans une étude consacrée à la leucémie myéloïde chronique, une sonde à deux couleurs a ainsi été utilisée pour rechercher le réarrangement BCR/ABL1 sur des noyaux en interphase et des métaphases. [1] Dans le diagnostic de certains sarcomes, les sondes peuvent au contraire cibler des anomalies concernant notamment EWSR1, SS18 ou MDM2. [5] Le résultat doit donc toujours être lu en fonction de la sonde employée et de l’anomalie que le laboratoire avait pour objectif de rechercher. [1] [5] [4]

Sur quels prélèvements la FISH peut-elle être réalisée ?

Le matériau analysé varie selon la maladie et la question posée. [1] [3] [4] [5] [6] La FISH a notamment été réalisée sur des cellules sanguines pour rechercher BCR/ABL1 dans la leucémie myéloïde chronique. [1] Elle peut également être appliquée à des tissus fixés au formol et inclus en paraffine dans le cadre du diagnostic anatomopathologique de certaines tumeurs des tissus mous. [5] Des travaux ont aussi évalué des analyses FISH sur des échantillons urinaires, des prélèvements cervicaux ou des prélèvements des voies biliaires. [3] [4] [6] Ces exemples ne permettent pas de déterminer à eux seuls quel prélèvement convient à une personne donnée. [1] [3] [4] [5] [6]

Dans quelles situations cet examen est-il utilisé ?

En hématologie, la FISH peut rechercher le gène de fusion BCR/ABL1, qui caractérise la leucémie myéloïde chronique avec le chromosome Philadelphie. [1] Dans l’étude malienne disponible, cette recherche a été employée aussi bien pour le diagnostic que pour l’évaluation thérapeutique de patients atteints de leucémie myéloïde chronique. [1] En anatomopathologie, l’analyse moléculaire peut aider à classer des tumeurs des tissus mous lorsque leur aspect morphologique ne suffit pas à établir avec certitude le sous-type. [5] La FISH a également été étudiée comme outil diagnostique dans le mésothéliome malin, le cancer de la vessie, certaines anomalies du col de l’utérus et le cholangiocarcinome associé à une cholangite sclérosante primitive. [2] [3] [4] [6] Dans le cancer du sein, elle a aussi été étudiée comme examen complémentaire pour évaluer une anomalie du gène HER2 en comparaison avec l’immunohistochimie. [7]

Comment comprendre un résultat positif ou négatif ?

Un résultat positif indique que l’anomalie ciblée par la sonde a été détectée selon les critères de l’analyse. [1] [5] Un résultat négatif signifie que cette cible n’a pas été mise en évidence, mais il ne permet pas d’exclure toutes les autres anomalies possibles. [2] [3] [4] [6] L’interprétation peut aussi être plus complexe lorsque le profil des signaux est atypique. [1] Dans l’étude sur la leucémie myéloïde chronique, des profils atypiques ont été observés chez certains patients porteurs d’un réarrangement BCR/ABL1. [1]

Quelles sont les limites de la FISH ?

Les performances de la FISH ne sont pas identiques pour toutes les maladies, toutes les sondes ni tous les types de prélèvements. [2] [3] [4] [6] Les revues disponibles rapportent des sensibilités et des spécificités différentes selon que l’analyse concerne un mésothéliome, un cancer de la vessie, une anomalie cervicale ou un cholangiocarcinome. [2] [3] [4] [6] Dans les études sur les anomalies cervicales, les sondes et les seuils de positivité variaient, et les données étaient jugées limitées par le petit nombre d’études dans plusieurs sous-groupes. [4] Dans la revue consacrée au cancer de la vessie, une hétérogénéité importante entre les études limitait la solidité des estimations regroupées. [3] Pour le cholangiocarcinome associé à la cholangite sclérosante primitive, la bonne spécificité de la polysomie détectée par FISH s’accompagnait d’une sensibilité limitée. [6] Ces limites expliquent pourquoi un résultat FISH doit être intégré aux autres données cliniques et anatomopathologiques plutôt qu’interprété isolément. [3] [4] [5] [6] [7]

Sources et références

[5] FIN1

toubkal.imist.ma · Consulté le 2026-09-15

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées

Anatomo-cyto-pathologiste
Cytogénéticien