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Coalition tarsienne : définition, symptômes et examens

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Radiographie du pied par ville

Une coalition tarsienne est une connexion anormale entre deux os du tarse, c’est-à-dire des os situés dans la partie arrière ou médiane du pied. [2] Cette liaison peut être fibreuse, cartilagineuse ou osseuse. [2] Elle peut rester sans symptôme, mais elle peut aussi provoquer une douleur du pied, une raideur, des entorses répétées ou une modification de la forme du pied. [2] Ces manifestations ne sont pas propres à la coalition tarsienne et nécessitent une évaluation médicale pour en déterminer la cause. [2]

Quels os peuvent être reliés ?

Les deux formes les plus fréquentes sont la coalition talo-calcanéenne, entre le talus et le calcanéus, et la coalition calcanéo-naviculaire, entre le calcanéus et l’os naviculaire. [2] Des coalitions plus rares peuvent notamment relier le talus à l’os naviculaire, le cuboïde à l’os naviculaire, l’os naviculaire à un cunéiforme ou le calcanéus au cuboïde. [2] La localisation et la nature de la liaison influencent les mouvements limités ainsi que la zone où une douleur peut être ressentie. [2]

Pourquoi une coalition tarsienne apparaît-elle ?

Les coalitions congénitales résultent d’une anomalie précoce de différenciation des tissus pendant le développement. [2] Elles sont le plus souvent isolées, même si elles peuvent aussi être associées à certains syndromes congénitaux. [2] Des coalitions acquises peuvent apparaître dans le contexte d’une maladie articulaire dégénérative, d’une arthrite inflammatoire, de séquelles infectieuses ou de certaines déformations du pied. [2]

À quel âge et par quels symptômes peut-elle se révéler ?

Les formes congénitales symptomatiques se révèlent souvent pendant l’enfance ou l’adolescence par une douleur peu précise de l’arrière-pied, des entorses répétées ou d’autres blessures mineures. [2] Les coalitions calcanéo-naviculaires sont décrites comme se manifestant généralement plus tôt, souvent entre 8 et 12 ans, tandis que les formes talo-calcanéennes se révèlent plus volontiers entre 12 et 16 ans. [2] Lorsqu’elle est symptomatique, la douleur est habituellement aggravée par l’activité et améliorée par le repos. [2] Une raideur et une diminution progressive de la mobilité du pied peuvent accompagner la douleur, notamment lorsque la coalition s’ossifie. [2] Un aplatissement de la voûte plantaire et une orientation en valgus de l’arrière-pied, dirigé vers l’extérieur, peuvent précéder ou accompagner les symptômes. [2]

La zone douloureuse varie selon les os concernés. [2] Une coalition talo-calcanéenne peut notamment s’accompagner d’une douleur située près de la malléole interne, tandis qu’une coalition calcanéo-naviculaire peut provoquer une douleur plus antérieure ou plus distale dans le pied. [2] Un pied plat associé à un spasme des muscles fibulaires est également décrit, mais sa valeur pour reconnaître une coalition et sa fréquence font débat. [2]

Comment la coalition modifie-t-elle les mouvements du pied ?

Dans les formes talo-calcanéennes et calcanéo-naviculaires, la liaison anormale restreint les mouvements de rotation et de glissement entre le talus et le calcanéus. [2] L’inversion et l’éversion, qui correspondent aux mouvements orientant la plante du pied vers l’intérieur ou l’extérieur, peuvent ainsi être limitées. [2] Les études de la marche décrivent également une modification des pressions sous le pied, avec des pressions plus élevées dans sa partie médiane interne chez certains patients. [2] Ces changements biomécaniques sont susceptibles d’augmenter les contraintes exercées sur les structures osseuses voisines. [2]

Quels examens peuvent mettre la coalition en évidence ?

Une coalition calcanéo-naviculaire peut être repérée sur des radiographies conventionnelles, parfois à l’occasion d’un examen réalisé après une blessure. [2] Certaines coalitions talo-calcanéennes plus discrètes nécessitent une imagerie en coupe pour être identifiées. [2] L’imagerie par résonance magnétique peut aider à distinguer une liaison osseuse, fibreuse ou cartilagineuse. [2] Elle peut aussi révéler une réaction de stress ou une fracture de fatigue qui n’était pas visible sur les premières radiographies. [2]

Existe-t-il un risque de fracture ?

Des fractures aiguës ou des fractures de fatigue associées à une coalition tarsienne ont été rapportées, mais cette association reste une situation clinique peu fréquente. [2] L’hypothèse avancée est qu’une mobilité réduite de l’arrière-pied reporte des contraintes inhabituelles sur les os voisins, notamment lors d’activités répétées. [2] Les données disponibles reposent surtout sur des observations isolées et de petites séries, ce qui ne permet pas de définir précisément le risque individuel. [2]

Que sait-on de l’évolution après une résection chirurgicale ?

Les études citées dans la revue indiquent qu’une résection de la coalition peut améliorer la douleur et favoriser la reprise d’activité chez certains patients. [2] La mobilité passive peut progresser après l’intervention tout en restant inférieure à celle d’un pied sans coalition. [2] Les résultats concernant la normalisation de la marche et des pressions sous le pied sont variables, surtout pendant la course. [2] Ces observations décrivent les limites possibles de la chirurgie, mais elles ne suffisent pas à déterminer quels patients doivent être opérés. [2]

Quand demander rapidement une évaluation ?

Après une blessure, une douleur intense, l’impossibilité de marcher, une déformation du pied ou un bruit de craquement au moment du traumatisme justifient une évaluation médicale urgente. [1] Une suspicion de fracture du pied ou des orteils ne doit pas être traitée seul. [1]

En dehors d’un traumatisme urgent, une douleur qui gêne les activités habituelles, s’aggrave, revient régulièrement ou s’accompagne de fourmillements, d’une perte de sensibilité ou d’une faiblesse du pied mérite un avis médical. [1] La présence d’une coalition sur une image ne permet pas à elle seule d’affirmer qu’elle explique la douleur, car de nombreuses coalitions restent asymptomatiques. [2]

Sources et références

[1] Pain in the bottom of the foot - NHS

NHS · Consulté le 2026-09-11

[2] Fracture through Pre-Existing Tarsal Coalition: A Narrative Review

www.ebi.ac.uk · Version : 2022-12-29 · Consulté le 2026-09-16

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