Acné de l’adolescent et du jeune adulte

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Pilule contraceptive par ville
Cette fiche traite de l’acné qui apparaît autour de la puberté chez les adolescents et jeunes adultes, principalement entre 12 et 20 ans. [2] Il s’agit d’une maladie inflammatoire du follicule pilosébacé, structure formée d’un poil et d’une glande produisant le sébum. [2] L’acné peut avoir un retentissement important sur la qualité de vie et l’estime de soi, même lorsque son étendue paraît limitée. [2]
Quand consulter
Consultez un médecin si les soins d’hygiène et les traitements locaux déjà essayés ne suffisent pas et que les lésions s’étendent. [3] Consultez également si des kystes ou des cicatrices apparaissent, ou si des rougeurs autour des lésions, avec ou sans fièvre, font évoquer une infection de la peau, notamment après avoir manipulé les boutons. [3] Une consultation est aussi indiquée si l’acné entraîne une souffrance morale conduisant à l’isolement social, si vous prenez un médicament susceptible de favoriser l’acné, ou si une jeune fille présente des troubles des règles ou une pilosité excessive. [3]
Si vous êtes traité par une cycline contre l’acné et qu’une réaction cutanée telle qu’une rougeur ou une démangeaison apparaît, arrêtez immédiatement ce traitement et consultez rapidement un médecin. [3]
Reconnaître les différentes lésions
L’acné peut associer une peau grasse, des comédons ouverts ou points noirs et des comédons fermés ou points blancs. [2] Les papules sont des boutons rouges sans pus, parfois douloureux, tandis que les pustules sont des boutons rouges à tête blanche contenant du pus. [2] Les nodules sont des bosses profondes et douloureuses pouvant laisser des cicatrices, tandis que les pseudokystes sont des bosses persistantes remplies de liquide. [2] La gravité est évaluée d’après le type, le nombre, la profondeur et l’étendue des lésions ; des comédons isolés ne correspondent donc pas à la même forme que des lésions inflammatoires profondes et étendues. [2]
Comment le diagnostic est établi
Le diagnostic repose sur l’examen de la peau par un médecin, qui évalue la gravité, le retentissement psychologique et les éventuels facteurs hormonaux, mécaniques ou médicamenteux. [1] [4] Certaines éruptions peuvent ressembler à l’acné, notamment la rosacée, la dermatite périorale, une éruption liée aux corticoïdes ou une autre éruption médicamenteuse acnéiforme. [1] Chez une jeune femme présentant des signes d’excès d’androgènes, comme une pilosité excessive, une chute de cheveux de type masculin ou des règles rares ou absentes, l’évaluation recherche notamment un syndrome des ovaires polykystiques au moyen d’un bilan hormonal et d’une échographie abdomino-pelvienne. [4]
Principes du traitement
Un traitement est nécessaire lorsque l’acné est sévère avec un risque de cicatrices, ou lorsqu’elle altère la qualité de vie, les relations avec les autres ou le bien-être psychologique, quelle que soit sa gravité apparente. [4] Le médecin choisit le traitement selon l’âge, l’ancienneté de l’acné, le type et l’étendue des lésions ainsi que les traitements déjà utilisés. [4]
Pour une acné légère ou modérée, le médecin prescrit généralement un traitement local pouvant contenir du peroxyde de benzoyle, un rétinoïde, de l’acide azélaïque ou, dans certaines situations et en association, un antibiotique local. [4] Les rétinoïdes appliqués sur la peau sont contre-indiqués pendant une grossesse ou lorsqu’une grossesse est planifiée. [4] Un antibiotique oral est réservé aux formes les plus inflammatoires qui résistent aux traitements locaux utilisés seuls ; sa durée ne doit pas dépasser trois mois et il ne doit pas être associé à un antibiotique local. [4]
Chez une jeune fille ou une femme en âge d’avoir des enfants présentant une hyperandrogénie ou un hirsutisme, l’association acétate de cyprotérone-éthinylestradiol, commercialisée notamment sous le nom Diane 35, ne peut être envisagée qu’après l’échec des traitements locaux et anti-infectieux oraux. [4] Ce traitement augmente le risque de thrombose veineuse ou artérielle, ne doit pas être associé à l’isotrétinoïne et ne doit pas être prescrit en cas d’antécédent de méningiome. [4]
Précautions avec l’isotrétinoïne orale
En France, l’isotrétinoïne orale est réservée en dernière intention aux acnés sévères qui n’ont pas répondu à l’antibiothérapie et aux traitements locaux ; la première prescription est faite exclusivement par un dermatologue et les renouvellements peuvent être assurés par le médecin traitant. [4] L’isotrétinoïne orale est absolument contre-indiquée pendant la grossesse et l’allaitement en raison de risques graves pour l’enfant à naître. [4] Pour une patiente susceptible d’être enceinte, une contraception doit commencer un mois avant le traitement, être poursuivie pendant celui-ci et continuer au moins un mois après son arrêt. [4] Un test de grossesse doit être réalisé chaque mois, dans les trois jours précédant la prescription ou son renouvellement, puis un autre test cinq semaines après l’arrêt. [4] La patiente doit se présenter à la pharmacie avec son carnet de suivi dans les sept jours au maximum après la prescription, et son taux de lipides sanguins doit être contrôlé. [4] Avant le traitement, signalez au médecin toute difficulté psychologique ; pendant le traitement, signalez-lui tout changement d’humeur, mal-être, anxiété, tristesse, irritabilité, perte d’intérêt, idée noire ou pensée suicidaire. [4]
Suivi du traitement
En l’absence des motifs de consultation décrits plus haut, n’interrompez pas seul un traitement anti-acnéique prescrit, même si la peau s’est améliorée. [4] Les premiers résultats apparaissent après au moins deux mois et le traitement d’attaque est poursuivi trois mois avant que son efficacité soit évaluée par le médecin. [4] Après l’amélioration initiale, un traitement d’entretien est généralement poursuivi aussi longtemps que nécessaire, souvent pendant six à huit mois, afin de limiter la réapparition des lésions. [4] Si une crème ou un gel provoque une irritation locale, demandez conseil au médecin, qui pourra notamment adapter la fréquence des applications et l’hydratation de la peau. [4]
Soins quotidiens et prévention des cicatrices
Ne touchez pas, ne grattez pas et ne pressez pas les comédons, papules ou pustules, car leur manipulation irrite la peau et favorise les cicatrices. [3] [2]
Nettoyez la peau matin et soir sans frotter, avec un produit doux, et évitez les produits antiseptiques, alcoolisés ou dégraissants ainsi que les gommages. [3]
Privilégiez une crème hydratante et des produits cosmétiques non comédogènes, puis démaquillez-vous systématiquement le soir. [3]
Protégez la peau du soleil avec des vêtements, un chapeau et une crème solaire haute protection, particulièrement pendant un traitement photosensibilisant. [3] Pendant un traitement par cycline, évitez le soleil naturel et les UV artificiels durant tout le traitement et jusqu’à deux semaines après sa fin. [3]
Aucun régime alimentaire précis n’est recommandé pour traiter l’acné, car le rôle des produits laitiers et des aliments très sucrés reste débattu. [3]
Sources et références
[1] Acne Vulgaris - Dermatology - MSD Manual Professional Edition
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13
[2] Définition, symptômes et évolution de l’acné | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-13
[3] Acné : que faire et quand consulter ? | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-13
[4] Acné : consultation et traitement | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-13
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