Colique néphrétique : signes, prise en charge et situations urgentes

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Chirurgie des calculs urinaires par ville
La colique néphrétique est une douleur intense d’un seul côté du dos et de l’abdomen, provoquée par une augmentation de pression liée à un obstacle dans les voies urinaires. [1] Cet obstacle est le plus souvent un calcul, mais toute lithiase urinaire ne provoque pas nécessairement une crise de colique néphrétique. [1]
En cas de crise, appelez le 15 ou le 112 dès qu’une des situations suivantes est présente : fièvre avec frissons et mauvais état général, absence d’urines depuis 24 heures, sang dans les urines, vomissements ou malaise. [1] Appelez également le 15 ou le 112 si la douleur augmente ou s’étend, si la crise ne passe pas ou reprend après le premier traitement, ou si vous êtes enceinte. [1] Le même appel est nécessaire si vous êtes traité pour une infection à VIH, si vous avez une insuffisance rénale, des antécédents de maladie de l’appareil urinaire, un seul rein ou une transplantation rénale. [1] Les formes graves, notamment avec grossesse, infection aiguë du rein ou rein unique, nécessitent une hospitalisation en urgence. [1]
Quels signes peuvent évoquer une colique néphrétique ?
La douleur apparaît généralement brutalement, part du dos et descend vers l’abdomen, l’aine ou les organes génitaux, toujours d’un seul côté. [1] Elle peut survenir par épisodes, avec une accalmie souvent incomplète, et aucune position ne parvient habituellement à la soulager. [1] Des nausées, des vomissements, un ballonnement, des envies fréquentes ou urgentes d’uriner, une difficulté à uriner ou du sang dans les urines peuvent accompagner la douleur. [1] Ces symptômes peuvent aussi correspondre à une maladie digestive ou génitale et ne permettent donc pas de poser soi-même le diagnostic. [1] Si vous avez déjà eu une colique néphrétique, signalez cet antécédent au médecin lors de l’évaluation. [1]
Que faire pendant une crise sans signe d’urgence ?
Les conseils qui suivent ne s’appliquent qu’en l’absence des situations imposant d’appeler le 15 ou le 112 décrites plus haut. [1]
Pendant la crise, prenez votre température, buvez normalement selon votre soif et appliquez une source de chaleur sur la zone douloureuse. [1] Vous pouvez prendre du paracétamol ou un anti-inflammatoire non stéroïdien, mais ce dernier ne doit être utilisé qu’en l’absence d’insuffisance cardiaque, rénale ou hépatique sévère, de grossesse, d’ulcère gastrique, d’hypersensibilité au produit et de fièvre. [1] Consultez ensuite votre médecin traitant ; si la douleur ne disparaît pas après le médicament, un autre traitement peut être nécessaire. [1]
Comment le diagnostic est-il évalué ?
Le médecin examine la personne et demande une imagerie pour confirmer le diagnostic et rechercher le calcul ainsi que son retentissement sur les voies urinaires et le rein. [1] Une bandelette urinaire recherche notamment du sang et des signes pouvant évoquer une infection ; si une infection urinaire est suspectée, un examen cytobactériologique des urines, ou ECBU, est réalisé. [1] Un scanner sans injection est souvent demandé d’emblée, tandis qu’une analyse sanguine vérifie le fonctionnement des reins et recherche une infection. [1] Chez la femme enceinte, l’examen d’imagerie décrit pour visualiser les reins, les voies urinaires, un calcul et une éventuelle dilatation est l’échographie abdomino-pelvienne. [1]
Quels traitements peuvent être proposés ?
Lors de la prise en charge médicale, le traitement de la douleur est entrepris d’emblée et adapté à chaque situation ainsi qu’aux contre-indications des antalgiques et des anti-inflammatoires non stéroïdiens. [1] Un traitement antispasmodique peut être associé. [1]
Si le calcul n’est pas évacué ou si la forme est compliquée, notamment par une infection du rein, un traitement urologique avec mise en place d’une sonde urétérale ou d’une sonde double J est nécessaire. [1] À distance de la crise, l’urologue peut proposer une urétéroscopie avec fragmentation laser, une lithotritie extracorporelle par ondes de choc ou, pour certains calculs volumineux non traitables efficacement par les méthodes précédentes, une néphrolithotomie percutanée. [1]
Comment récupérer et analyser le calcul ?
Après le diagnostic d’une colique néphrétique due à un calcul, tamisez vos urines durant les semaines suivantes afin de récupérer un calcul expulsé. [1] Le calcul expulsé, ou récupéré pendant une intervention, est analysé pour en déterminer la forme et la composition. [1]
Comment limiter la formation de nouveaux calculs ?
Pour prévenir la reformation de calculs, buvez régulièrement environ 2 litres d’eau par jour, voire davantage en cas de chaleur ou de sport, sauf contre-indication médicale. [1] Adaptez l’alimentation et les boissons à la composition du calcul avec votre médecin traitant. [1] Si vous avez une goutte, suivez le traitement prescrit et demandez conseil à votre médecin traitant. [1]
Sources et références
[1] Colique néphrétique (calcul rénal ou urinaire) | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
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