Dr Maidemberg Manuel
pédiatre 57 RUE DE LA CONVENTION75015 Paris 15e arrondissement Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Varicelle ».
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Guide médical
La varicelle est une infection très contagieuse due au virus varicelle-zona. Elle provoque des poussées successives de petites vésicules qui démangent, souvent avec une fièvre modérée. Le diagnostic est le plus souvent clinique et le traitement vise le confort et la prévention de la surinfection. Les formes de l’adulte, de la femme enceinte, du nouveau-né ou d’une personne immunodéprimée nécessitent une vigilance particulière.
Une fatigue, une fièvre modérée, un écoulement nasal ou un mal de tête peuvent précéder l’éruption. Des taches rouges apparaissent puis deviennent rapidement de petites vésicules remplies de liquide clair, entourées d’un halo rouge. Elles se dessèchent et forment des croûtes.
Les lésions arrivent par vagues : boutons, vésicules et croûtes coexistent donc souvent. Elles commencent volontiers sur le tronc, le cuir chevelu ou le visage et peuvent atteindre la bouche ou les organes génitaux. Les démangeaisons sont fréquentes. D’autres maladies peuvent ressembler à une varicelle ; un examen est utile si l’aspect ou le contexte est inhabituel.
Le virus se transmet par les gouttelettes respiratoires et par contact avec le liquide des vésicules. La contagiosité commence habituellement avant l’éruption et se poursuit jusqu’à ce que toutes les lésions soient croûtées. Elle explique que la maladie se diffuse rapidement dans une famille ou une collectivité.
Évitez le contact avec les femmes enceintes non immunisées, les nouveau-nés et les personnes immunodéprimées. Lavez souvent les mains, couvrez les lésions qui suintent et ne partagez pas le linge de toilette. Prévenez le cabinet avant une consultation afin que l’accueil soit organisé sans exposer les personnes fragiles.
Chez un enfant en bonne santé avec une éruption typique et un contact connu, l’examen clinique suffit généralement. Aucun prélèvement ni prise de sang n’est nécessaire dans la forme habituelle. Le médecin vérifie l’aspect des lésions, leur évolution par poussées et l’état général.
Une analyse virologique ou une sérologie peut être discutée dans des formes graves, atypiques, chez une femme enceinte ou une personne immunodéprimée, ou lorsque le diagnostic a des conséquences particulières. Un test ne doit pas retarder l’évaluation d’une complication respiratoire, neurologique ou cutanée.
Gardez les ongles courts et propres, lavez doucement la peau avec de l’eau et un savon, séchez sans frotter et privilégiez des vêtements amples. Évitez les poudres, talcs et produits colorés qui masquent l’évolution des lésions ou favorisent la macération. Le médecin peut proposer un antihistaminique si le prurit est important.
Faites boire régulièrement et surveillez la température et le comportement. Le paracétamol peut être utilisé si nécessaire en respectant la dose liée au poids et les contre-indications. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, dont l’ibuprofène, sont contre-indiqués en cas de varicelle.
Une rougeur qui s’étend, une douleur croissante, une chaleur locale, du pus ou une nouvelle fièvre doivent conduire à consulter.
Un antiviral est réservé à certaines formes graves ou à des personnes fragiles, souvent dans un cadre hospitalier. Sa décision dépend de l’âge, de la grossesse, de l’immunité, de la date de début et des complications. Il ne faut pas utiliser un traitement antiviral restant d’un autre épisode ni attendre son effet devant une détresse respiratoire ou neurologique.
De nouvelles vésicules peuvent apparaître pendant plusieurs jours. Les croûtes tombent ensuite progressivement ; elles ne doivent pas être arrachées. Une marque temporaire est possible, surtout après grattage ou surinfection. Le virus demeure ensuite latent dans l’organisme et peut se réactiver plus tard sous forme de zona.
L’éviction scolaire n’est pas toujours administrativement obligatoire, mais un enfant fébrile ou gêné doit rester au repos, et la contagiosité doit être prise en compte. Informez la collectivité et suivez ses consignes, surtout si une personne fragile a pu être exposée. Le retour dépend de l’état de l’enfant et de l’assèchement des lésions plutôt que d’un nombre fixe de jours.
Chez une femme enceinte, la varicelle peut être plus sévère et, selon le terme, exposer le fœtus ou le nouveau-né à des complications. Après un contact ou dès les premiers symptômes, elle doit contacter rapidement sa sage-femme, son médecin ou la maternité sans entrer directement dans une salle d’attente.
Chez une personne immunodéprimée, l’éruption peut être plus étendue et atteindre les poumons, le cerveau ou d’autres organes. Un avis spécialisé précoce est nécessaire, y compris après un contact lorsqu’il n’existe pas d’immunité connue. La prévention post-exposition, les immunoglobulines ou un antiviral relèvent d’une décision médicale individualisée.
La forme habituelle guérit en environ dix jours, mais les vagues de boutons et la chute des croûtes varient. La contagiosité cesse lorsque toutes les lésions sont croûtées.
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont déconseillés sans avis médical pendant une varicelle en raison de complications infectieuses cutanées possibles. Le paracétamol est généralement privilégié s’il convient.
Oui, une toilette douce et brève est utile. Lavez avec un savon, rincez et séchez en tamponnant, sans frotter ni appliquer de poudre favorisant la macération.
Les lésions non compliquées laissent rarement une cicatrice définitive. Le grattage et la surinfection augmentent le risque, d’où l’intérêt d’ongles courts et d’une surveillance de la peau.
Une seconde varicelle est rare après une infection confirmée. Le virus peut toutefois se réactiver plus tard sous forme de zona. Un nouveau tableau atypique mérite confirmation.
Contactez rapidement le professionnel qui suit la grossesse ou la maternité, sans attendre l’éruption. Ils vérifieront l’immunité et décideront si une prévention ou une surveillance est nécessaire.