DR PRETOREAN Teodora
angiologue 3 ALLEE CAROLUS59000 Lille Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Thrombose veineuse ».
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Guide médical
La thrombose veineuse, souvent appelée phlébite, correspond à la formation d’un caillot dans une veine. Elle touche le plus souvent une jambe, mais peut concerner un bras, le bassin ou d’autres territoires. Une thrombose superficielle atteint une veine proche de la peau et provoque typiquement un cordon rouge, chaud et douloureux.
Une thrombose veineuse profonde atteint une veine profonde et expose à une embolie pulmonaire si une partie du caillot migre vers les poumons. Les deux peuvent coexister et les symptômes ne permettent pas toujours de les distinguer. Une jambe ou un bras qui gonfle d’un seul côté, devient douloureux, chaud ou change de couleur doit conduire à un avis médical rapide, surtout après immobilisation, opération, voyage prolongé, grossesse, post-partum, cancer, traitement hormonal ou antécédent. Certaines thromboses profondes donnent peu de signes.
Un essoufflement soudain, une douleur thoracique augmentée à l’inspiration, une respiration rapide, un malaise, des crachats sanglants ou une perte de connaissance font suspecter une embolie pulmonaire: appelez immédiatement le 15 ou le 112, sans conduire. Le risque résulte souvent d’une combinaison: ralentissement du sang pendant l’immobilisation, lésion d’une veine et tendance accrue à coaguler. Les varices superficielles favorisent surtout les thromboses superficielles; elles ne suffisent pas à expliquer toute thrombose profonde.
La consultation évalue symptômes, probabilité clinique et risques. Les D-dimères sont utiles pour exclure une thrombose chez certaines personnes à probabilité faible ou intermédiaire, mais ils augmentent aussi avec âge, grossesse, inflammation, cancer ou chirurgie. Un résultat positif ne confirme donc pas seul le diagnostic. L’écho-Doppler veineux recherche le caillot, sa localisation et son extension. Selon le territoire et la persistance de la suspicion, un contrôle ou une autre imagerie peut être nécessaire. Pour une embolie pulmonaire, angioscanner thoracique ou scintigraphie sont choisis selon le contexte.
La durée du traitement anticoagulant dépend du contexte de la thrombose et de la balance entre risque de récidive et risque de saignement, notamment en cas de facteur transitoire, d’événement non provoqué, de récidive ou de cancer actif.
Il ne faut ni arrêter dès disparition de la douleur, ni prolonger seul. La compression médicale peut soulager et réduire l’œdème quand elle est adaptée et sans contre-indication artérielle. Le lever et la marche sont souvent encouragés après début du traitement plutôt qu’un alitement systématique, selon la douleur et l’avis reçu.
Thrombolyse, thrombectomie ou filtre cave sont réservés à des situations sélectionnées; le filtre ne remplace pas l’anticoagulation quand celle-ci est possible. Saignement abondant, selles noires, vomissement sanglant, urines rouges persistantes, céphalée brutale après choc, faiblesse neurologique ou malaise nécessitent une aide urgente. Avant une opération, une infiltration ou un soin dentaire, informez les professionnels de l’anticoagulant pris, de sa dose et de l’heure de la dernière prise; ne l’arrêtez pas de votre propre initiative. La recherche d’une cause ne signifie pas réaliser tous les examens.
La recherche de cancer suit âge, symptômes et dépistages recommandés, sans scanner généralisé automatique. Après l’épisode, une douleur, lourdeur, pigmentation ou gonflement persistant peut correspondre à un syndrome post-thrombotique. Activité, compression et suivi sont individualisés. Les voyages ultérieurs, contraception et grossesse sont discutés selon le risque.
Une page locale doit afficher une orientation urgente conditionnelle, pas un rendez-vous ordinaire sans bandeau. L’écho-Doppler peut être réalisé en cabinet ou établissement, mais une compétence vasculaire ne prouve pas une disponibilité immédiate. Une suspicion forte avec symptômes respiratoires passe par les urgences.
Gonflement unilatéral, douleur, chaleur ou changement de couleur justifient un avis rapide.
Les signes peuvent être discrets, notamment dans une thrombose profonde.
La probabilité clinique guide D-dimères et écho-Doppler.
Un D-dimère positif ne confirme pas seul un caillot.
Ils empêchent extension et nouveaux caillots pendant la résorption naturelle.
Le choix et la durée dépendent de la cause et du risque de saignement.
Elle peut réduire douleur et œdème lorsqu’elle est correctement prescrite.
Une maladie artérielle doit être exclue avant certaines compressions.
Immobilisation, hormones, cancer et antécédents orientent le bilan.
Thrombophilie et recherche extensive de cancer ne sont pas automatiques.
Le traitement est pris jusqu’au terme prévu et les facteurs modifiables sont réévalués.
Voyage, contraception, grossesse et opérations futures sont préparés.
Oui dans l’usage courant ; il faut préciser superficielle ou profonde.
Oui. Certains caillots profonds donnent peu ou pas de symptômes.
Non. Il doit être interprété avec la probabilité clinique et l’imagerie.
Souvent oui après mise en route du traitement, selon douleur et consignes ; l’alitement systématique n’est pas la règle.
Non.
Dans un contexte de thrombose suspectée ou connue, appelez devant un essoufflement soudain, une douleur thoracique aiguë, un malaise important, une perte de connaissance ou des crachats sanglants.