DR SCHEIN Antoine
orl - chirurgien de la face et du cou 18 COURS GENERAL DE GAULLE21000 Dijon Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Surdité ».
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Guide médical
La surdité, ou hypoacousie, désigne une diminution de l’audition. Elle peut toucher une oreille ou les deux, apparaître brutalement ou progresser sur plusieurs années. Une surdité de transmission empêche le son de parvenir correctement à l’oreille interne, par exemple à cause d’un bouchon, d’un épanchement derrière le tympan ou d’une atteinte des osselets.
Cette distinction ne se fait pas avec une application ou le volume de la télévision. L’examen du conduit et du tympan, puis l’audiométrie tonale et vocale, mesurent le déficit et orientent le diagnostic. Tympanométrie, tests objectifs et imagerie ne sont ajoutés que selon le contexte. Une perte brutale, surtout d’un seul côté, est une urgence ORL: elle ne doit pas attendre un rendez-vous d’appareillage.
Traumatisme sonore, traumatisme crânien, vertige aigu, paralysie faciale, écoulement ou signes neurologiques modifient également le délai. Lorsque la cause est réversible, elle est traitée. Sinon, aides auditives, dispositifs à conduction osseuse, implant cochléaire, lecture labiale, sous-titrage et adaptations de communication réduisent le handicap sans restaurer toujours une audition normale. En France, un appareil remboursable est prescrit après bilan ; l’audioprothésiste réalise choix, essai, adaptation et suivi.
Chez l’enfant, le dépistage et la prise en charge précoces sont essentiels au langage et aux apprentissages. Chez l’adulte, traiter la perte auditive aide communication, autonomie et participation sociale.
Faire répéter, augmenter le volume, mal comprendre dans le bruit, tourner la tête vers la meilleure oreille ou éviter les conversations sont des signes fréquents. Les sons peuvent rester audibles mais les mots devenir difficiles à distinguer, notamment lorsque plusieurs personnes parlent.
Une seule oreille moins bonne, un acouphène unilatéral, une sensation de pression, des vertiges ou une dégradation rapide justifient un bilan ciblé. Chez l’enfant, absence de réaction aux sons, retard de langage, parole imprécise, difficultés scolaires ou otites répétées peuvent révéler une perte.
La surdité de transmission concerne oreille externe ou moyenne. Bouchon de cérumen, otite séreuse, perforation du tympan, otospongiose ou anomalie des osselets peuvent réduire la conduction du son. Certaines causes sont médicalement ou chirurgicalement corrigibles.
La surdité de perception atteint surtout les cellules de la cochlée ou le nerf auditif. Une surdité mixte associe les deux mécanismes. L’audiogramme, pas le symptôme seul, les distingue.
L’otoscopie examine conduit et tympan. L’audiométrie tonale mesure les sons les plus faibles perçus par voie aérienne et osseuse; l’audiométrie vocale évalue la compréhension des mots.
La tympanométrie étudie oreille moyenne. Otoémissions et potentiels évoqués sont utiles dans certaines situations ou chez l’enfant. Une asymétrie, des signes neurologiques ou une suspicion de tumeur peuvent conduire à une IRM ; un scanner des rochers répond à d’autres questions anatomiques. Toute perte n’impose donc pas la même imagerie.
Un bouchon est retiré avec une technique adaptée; une otite ou une perforation suit son propre traitement. Certaines atteintes des osselets relèvent d’une chirurgie.
Une perte liée au bruit ou au vieillissement est souvent irréversible. Rééducation et compensation deviennent alors centrales.
Une aide auditive amplifie et traite le son selon le profil mesuré. Le cerveau a besoin d’un temps d’adaptation ; plusieurs réglages et le port régulier sont souvent nécessaires. Un essai et un devis normalisé précèdent l’achat. L’audioprothésiste assure les réglages, mais ne remplace pas le diagnostic médical.
Lorsque les aides conventionnelles sont insuffisantes ou impossibles, une équipe spécialisée peut discuter conduction osseuse, implant d’oreille moyenne ou implant cochléaire. L’implant cochléaire contourne des cellules défaillantes pour stimuler le nerf ; indication, chirurgie et rééducation sont pluridisciplinaires et le résultat varie.
Se placer face à la personne, parler distinctement sans crier, réduire le bruit de fond, activer les sous-titres et vérifier la compréhension améliorent les échanges. Langue des signes française, langue française parlée complétée et lecture labiale répondent à des besoins et choix différents ; aucune approche n’est imposée à toutes les personnes sourdes.
Au travail et dans les loisirs, réduire durée et intensité d’exposition, s’éloigner des enceintes, faire des pauses et porter des protections adaptées prévient une aggravation. Le suivi contrôle audition, oreilles, appareils et retentissement. Une baisse nouvelle malgré l’appareillage impose un nouveau bilan, pas seulement un réglage plus fort.
Pas toujours. Une otite, une surdité brusque ou une autre atteinte peut donner cette sensation ; une perte soudaine d’un côté doit être évaluée en urgence.
Non. Il peut repérer une difficulté, mais ne remplace ni l’otoscopie ni l’audiométrie calibrée et ne recherche pas la cause.
Elle améliore l’accès aux sons et à la parole, mais le bénéfice dépend du type de perte, des réglages, de l’adaptation et des situations sonores.
Souvent lorsque la perte est bilatérale, mais la décision dépend du bilan et des besoins ; certaines asymétries suivent un parcours différent.
Un devis comparatif est remis.
Dès qu’un doute existe sur les réactions aux sons, le langage, les apprentissages ou après certaines infections et facteurs de risque ; il ne faut pas attendre que l’enfant puisse répondre comme un adulte.