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Récession gingivale à Boulogne Billancourt : 3 praticiens

3 professionnels référencés.

Professionnels référencés

Dr Knafo Bryan

chirurgien-dentiste 4.9/5 — 102 avis externes
135 RUE DE BILLANCOURT
92100 Boulogne-Billancourt
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Récession gingivale ».

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Dr Diaz Guerrero Javier

chirurgien-dentiste 4.8/5 — 43 avis externes
9 B BOULEVARD JEAN JAURES
92100 Boulogne-Billancourt
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Récession gingivale ».

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Dr Kalfa Ilan

chirurgien-dentiste 4.7/5 — 61 avis externes
46 AVENUE EMILE ZOLA
92100 Boulogne-Billancourt

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Récession gingivale ».

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Guide médical

Récession gingivale : causes, sensibilité et traitements

La récession gingivale correspond au déplacement de la limite de la gencive vers la racine. La dent paraît plus longue et une partie de la racine, naturellement moins protégée que l’émail, devient visible. Cette exposition peut provoquer une sensibilité au froid, au contact ou aux aliments acides, favoriser une lésion cervicale ou une carie radiculaire et créer une gêne esthétique.

Une récession n’est pas automatiquement une parodontite. Elle peut apparaître autour d’une dent par brossage traumatique, finesse des tissus, position de la dent hors de son enveloppe osseuse, traction d’un frein, piercing, traitement orthodontique ou restaurations mal adaptées. Elle peut aussi accompagner une parodontite, où la perte d’attache et d’os concerne les tissus qui soutiennent la dent. Seul l’examen distingue ces situations. Le chirurgien-dentiste observe la hauteur et l’épaisseur de la gencive, l’inflammation, le saignement, la plaque, les lésions de la racine et la position dentaire.

Il mesure les poches et la perte d’attache, vérifie la mobilité et peut demander des radiographies si une atteinte osseuse est suspectée. Une photographie ou des mesures répétées permettent de savoir si la récession progresse. Le traitement commence par la cause : technique de brossage non traumatique, contrôle de la plaque, détartrage ou traitement parodontal, arrêt du tabac, correction d’un piercing ou d’un facteur local, et coordination avec l’orthodontiste lorsque la position dentaire intervient. Il ne faut pas arrêter de nettoyer la zone : une plaque persistante entretient l’inflammation.

Une brosse souple, une pression limitée et une méthode personnalisée protègent mieux qu’un brossage horizontal énergique. Un dentifrice fluoré ou désensibilisant, un vernis fluoré et parfois une restauration de la lésion cervicale peuvent réduire les symptômes ou protéger la racine ; ils ne replacent pas la gencive. La chirurgie mucogingivale n’est donc ni systématique ni purement cosmétique. Elle peut être discutée si la récession progresse, si l’hypersensibilité persiste, si le nettoyage est difficile, si le tissu est très fin ou si la gêne esthétique est importante.

Les techniques associent selon le cas un lambeau déplacé, un tunnel et souvent un greffon de tissu conjonctif prélevé au palais. Les données de la Fédération européenne de parodontologie indiquent que l’ajout d’un greffon conjonctif à un lambeau déplacé coronairement offre généralement les meilleurs résultats de recouvrement, mais le choix dépend du site et des préférences du patient. Une couverture complète de la racine ne peut jamais être promise.

Elle est moins prévisible lorsque l’os et la gencive entre les dents sont déjà perdus, lorsque la racine présente une lésion ou une restauration, lorsque la dent est très déplacée ou si les facteurs de risque persistent. L’objectif peut être de stabiliser, d’épaissir le tissu et de diminuer la sensibilité même sans recouvrement total. La gencive déjà déplacée ne repousse généralement pas par le seul changement de brossage ; celui-ci sert surtout à éviter l’aggravation.

Une douleur pulsatile, du pus, un gonflement, de la fièvre, une mobilité apparue rapidement ou un traumatisme récent ne doivent pas être attribués à une simple récession : ils nécessitent une évaluation dentaire rapide. Cette version réécrit le contenu historique tout en conservant son URL canonique et reste non publiée jusqu’à la décision binaire du relecteur en chirurgie dentaire.

Comment reconnaître une gencive qui se rétracte ?

La limite rose de la gencive descend sur une dent du bas ou remonte sur une dent du haut. La racine, souvent plus jaune que la couronne, devient visible et la dent paraît allongée. Un petit creux peut se former près du collet. La progression est parfois lente et découverte sur des photographies anciennes.

Le froid, l’air, le sucre, l’acidité ou le brossage peuvent déclencher une douleur brève. Une douleur spontanée prolongée n’est pas typique et fait rechercher carie, fissure ou atteinte pulpaire. Une récession peut rester stable et indolore ; sa seule présence ne permet pas d’en connaître la cause.

Quelles causes le dentiste recherche-t-il ?

Un brossage horizontal vigoureux, une brosse dure ou une pâte très abrasive peuvent traumatiser une gencive fine. D’autres facteurs comptent : plaque et inflammation, parodontite, dent en position vestibulaire, faible épaisseur d’os et de gencive, frein tractant la marge, piercing de lèvre ou de langue et contour débordant d’une couronne ou d’une obturation.

L’orthodontie ne provoque pas systématiquement une récession. Le risque augmente surtout si un déplacement conduit la racine hors de son enveloppe osseuse ou si l’inflammation n’est pas contrôlée. Un bilan parodontal avant, pendant ou après le traitement permet d’adapter les mouvements et l’hygiène.

Récession ou parodontite : quelle différence ?

Une récession décrit la position de la marge gingivale. Une parodontite est une maladie inflammatoire avec perte d’attache et d’os autour des dents. Les deux peuvent coexister, mais une récession localisée sur une dent brossée trop fortement n’établit pas une parodontite.

Le bilan mesure récession, profondeur des poches, saignement et niveau d’attache, puis recherche tartre, mobilité et espaces apparus entre les dents. Des radiographies complètent l’examen lorsqu’une perte osseuse est possible. Cette distinction conditionne le traitement : une chirurgie esthétique ne doit pas masquer une maladie parodontale active.

Comment protéger la racine et réduire la sensibilité ?

Le praticien montre une technique adaptée avec brosse souple et pression modérée, sans abandonner la jonction dent-gencive. Les espaces interdentaires sont nettoyés avec un dispositif de taille appropriée. L’inflammation, le tartre, le tabac et les facteurs locaux sont traités avant d’évaluer la stabilité.

Un dentifrice fluoré ou désensibilisant peut diminuer la transmission des stimuli. Le chirurgien-dentiste peut appliquer un vernis ou protéger une lésion cervicale par une restauration lorsque cela est indiqué. Les expositions répétées aux boissons acides favorisent l’érosion dentaire; évitez de brosser les dents immédiatement après une exposition acide.

Quand une greffe de gencive est-elle proposée ?

La chirurgie est discutée après maîtrise de l’inflammation et des gestes traumatiques, lorsque la récession progresse, gêne l’hygiène, reste sensible ou pose un problème esthétique. Elle peut aussi épaissir un tissu fragile avant certains mouvements orthodontiques ou restaurations, après évaluation conjointe.

Le lambeau déplacé coronairement, le tunnel et le greffon conjonctif font partie des options. Le prélèvement palatin ajoute une zone opérée et des suites propres. Une matrice de substitution peut éviter ce prélèvement dans certains cas, avec des résultats différents. Technique, bénéfice attendu, douleur, coût et morbidité doivent être discutés.

Quels résultats et quelles suites attendre ?

Le résultat dépend de la hauteur des tissus entre les dents, de la position de la racine, de la profondeur de la récession, de l’épaisseur gingivale et du contrôle des facteurs de risque. L’objectif réaliste peut être un recouvrement partiel stable plutôt qu’une disparition complète. La couleur et l’aspect évoluent pendant la cicatrisation.

Après chirurgie, les consignes portent sur le brossage temporairement modifié, l’alimentation, les bains de bouche éventuellement prescrits et les rendez-vous de contrôle. Il ne faut pas tirer la lèvre pour regarder le greffon ni reprendre le tabac. Le suivi parodontal et une hygiène atraumatique restent nécessaires à long terme.

Questions fréquentes

La gencive peut-elle repousser toute seule ?

En général, la marge déjà déplacée ne remonte pas spontanément. Corriger la cause peut stabiliser la récession ; une chirurgie est parfois nécessaire pour recouvrir la racine.

Une récession signifie-t-elle que j’ai une parodontite ?

Non. Elle peut être mécanique ou anatomique. Le sondage parodontal et, si besoin, les radiographies recherchent une perte d’attache et d’os.

Faut-il moins brosser la dent déchaussée ?

Il faut continuer à éliminer la plaque, mais avec une brosse souple, une pression limitée et la méthode montrée par le praticien.

Un dentifrice pour dents sensibles fait-il remonter la gencive ?

Non. Il peut diminuer la sensibilité en protégeant ou obturant les tubules dentinaires, sans déplacer la marge gingivale.

La greffe recouvre-t-elle toujours toute la racine ?

Non. Le recouvrement dépend notamment des tissus entre les dents, de la position de la racine et des facteurs de risque. Un résultat partiel peut néanmoins stabiliser et épaissir la gencive.

L’orthodontie est-elle contre-indiquée ?

Pas systématiquement. Une évaluation parodontale est utile si la gencive est fine ou déjà rétractée afin d’adapter le projet et le suivi.

Sources et références