Dr Gallion Pierre Jean
chirurgien-dentiste 92 AVENUE JEAN JAURES67100 Strasbourg Conventionné
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Guide médical
La parodontite est une maladie inflammatoire chronique liée au biofilm bactérien qui détruit les tissus soutenant les dents : gencive, ligament et os alvéolaire. Elle succède souvent à une gingivite, mais toutes les gingivites n’évoluent pas vers une parodontite.
Saignement au brossage, mauvaise haleine, rétraction de gencive, dents qui paraissent plus longues, espaces nouveaux, suppuration ou mobilité peuvent alerter; la maladie peut aussi progresser sans douleur. Le diagnostic ne repose pas sur une photographie: le dentiste mesure les poches et le saignement autour de chaque dent, évalue mobilité et occlusion et utilise des radiographies adaptées pour estimer la perte osseuse.
Le traitement commence par l’apprentissage d’une hygiène efficace, la maîtrise des facteurs de risque et un détartrage-surfaçage radiculaire. La réponse est réévaluée après cicatrisation. Une chirurgie parodontale, une régénération ou une extraction n’est discutée que pour des sites sélectionnés. Une maintenance régulière est indispensable car la maladie peut récidiver. Gonflement rapide, fièvre, difficulté à avaler ou à respirer impose un avis urgent. [M4]
La gingivite provoque rougeur, gonflement et saignement sans perte d’attache osseuse et peut régresser avec une hygiène efficace. Dans la parodontite, l’inflammation s’étend en profondeur, forme des poches et détruit l’ancrage de la dent. Cette perte ne se voit pas toujours dans le miroir et n’est pas entièrement réversible. Une récession seule peut avoir une autre cause, comme un brossage traumatique. Le diagnostic distingue aussi maladie nécrosante, atteinte autour d’un implant et abcès. Attendre la douleur ou la mobilité retarde le traitement, car les formes initiales sont souvent silencieuses.
Le praticien interroge sur saignement, tabac, diabète, grossesse, traitements, antécédents familiaux et soins antérieurs. Avec une sonde graduée, il mesure profondeur des poches, niveau d’attache et saignement sur plusieurs sites par dent. Il note plaque, tartre, mobilité, furcations, migrations et récessions. Des radiographies montrent la hauteur et la forme de l’os, avec un protocole proportionné. Le stade décrit sévérité et complexité ; le grade estime la vitesse et les facteurs de progression. Un test microbiologique n’est pas systématique. Un bilan complet sert de référence à la réévaluation et à la maintenance.
Le patient apprend une technique de brossage atraumatique et le nettoyage interdentaire avec brossettes ou fil adaptés. Le détartrage enlève les dépôts visibles; le surfaçage radiculaire ou assainissement traite les surfaces sous la gencive, par secteurs ou protocole global selon le cas. Une anesthésie locale peut être utilisée. Les facteurs locaux rétentifs sont corrigés. Une sensibilité, un saignement transitoire ou une impression de dents plus longues peut suivre la diminution de l’inflammation. La cicatrisation demande plusieurs semaines avant une nouvelle mesure.
Un bain de bouche à la chlorhexidine peut être utilisé temporairement dans certaines phases, mais tache les dents, modifie le goût et ne remplace pas la plaque retirée mécaniquement. Si des poches profondes persistent malgré une bonne hygiène, une chirurgie d’accès peut faciliter le nettoyage. Des techniques régénératrices s’appliquent à certains défauts osseux. La décision dépend dent, défaut, tabagisme et contrôle de plaque. Une consultation ne garantit ni greffe ni conservation de toute dent.
La mobilité dépend de la perte d’attache, de l’inflammation et des forces exercées. Le traitement peut la réduire si l’inflammation est contrôlée, et une contention peut parfois stabiliser plusieurs dents. Une dent très compromise n’est pas automatiquement extraite, mais la conserver sans possibilité de nettoyage peut entretenir l’infection. Implant et bridge ne sont pas des solutions sans risque: une maladie parodontale active augmente aussi le risque autour des implants. Toute prothèse se planifie après assainissement et discussion des alternatives.
Après stabilisation, des visites régulières contrôlent plaque, saignement, poches et facteurs de risque, puis retirent les dépôts récidivants. L’intervalle dépend de la sévérité, du tabac, du diabète et de la qualité du contrôle à domicile; il n’est pas identique pour tous. Le patient doit consulter plus tôt si un site saigne à nouveau, suppure, gonfle ou si une dent bouge. La santé parodontale peut aussi faciliter la maîtrise du diabète, mais traiter les gencives ne remplace jamais le suivi médical général.
Non. Le saignement répété traduit le plus souvent une inflammation et justifie de poursuivre doucement l’hygiène puis de demander un bilan.
Des bactéries se transmettent entre proches, mais la maladie dépend aussi de la réponse immunitaire et des facteurs de risque ; ce n’est pas une contagion simple.
Pas toujours. Les dépôts sous-gingivaux et les poches nécessitent un assainissement parodontal et une réévaluation.
Ils ne sont pas systématiques et ne remplacent jamais le traitement mécanique. Le dentiste les réserve à des indications précises.
Le contrôle de la maladie stabilise la perte. Une régénération partielle est possible pour certains défauts, sans garantie générale.
L’intervalle de maintenance est individualisé selon le risque et la réponse ; il est souvent plus rapproché qu’un contrôle dentaire ordinaire.