Dr Voswinkel Jan
rhumatologue 47 RUE DES LICES49100 Angers Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Ostéoporose ».
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Guide médical
L’ostéoporose diminue la résistance de l’os et augmente le risque de fracture après un traumatisme faible, notamment au poignet, aux vertèbres et au col du fémur. Elle ne provoque généralement aucun symptôme avant une fracture. Le diagnostic et la décision de traiter ne reposent pas sur un chiffre isolé: ils associent antécédents, âge, facteurs de risque, densité minérale osseuse et probabilité de fracture. L’ostéodensitométrie par DEXA mesure la densité osseuse à l’aide d’une faible dose de rayons X. [M5]
Le risque augmente avec l’âge, la ménopause, un faible poids, les antécédents personnels de fracture de fragilité et une fracture de hanche chez un parent. Le tabac, l’alcool, l’inactivité, un apport insuffisant en calcium ou vitamine D et les chutes contribuent. Les hommes sont aussi concernés, souvent plus tardivement.
Corticothérapie prolongée, maladies inflammatoires, hyperthyroïdie, hyperparathyroïdie, malabsorption, insuffisance rénale, hypogonadisme et certains traitements anticancéreux peuvent fragiliser l’os. Une fracture après une chute de sa hauteur doit déclencher une évaluation, même si elle a été réparée. La recherche de la cause évite de limiter la prise en charge à la densité.
L’examen n’est pas un dépistage automatique de toute la population. Il est indiqué devant une fracture de fragilité ou une maladie ou un traitement à risque, et chez certaines femmes ménopausées selon les facteurs cliniques. Le médecin vérifie que le résultat modifiera réellement la décision de prévention ou de traitement.
La personne s’allonge sur une table pendant moins de quinze minutes, sans injection. Le rachis lombaire et le col du fémur sont mesurés avec une faible exposition aux rayons X. La grossesse doit être signalée. Arthrose, prothèse ou fracture peuvent fausser une zone ; l’interprétation tient compte de la qualité technique.
Chez la femme ménopausée et l’homme plus âgé, le T-score compare la densité à celle d’un adulte jeune : au-dessus de −1 elle est dite normale, entre −1 et −2,5 on parle d’ostéopénie, et à −2,5 ou moins d’ostéoporose densitométrique. Ces seuils décrivent une densité, pas à eux seuls le risque individuel.
Une fracture de fragilité peut justifier une prise en charge même avec un T-score moins bas. Chez les personnes jeunes, d’autres scores et règles s’appliquent.
La marche, les exercices en charge, le renforcement musculaire et l’équilibre aident à maintenir l’os et à prévenir les chutes. Le programme doit être adapté après fracture ou en cas de douleur.
Le calcium est d’abord recherché dans l’alimentation. La vitamine D est corrigée lorsqu’elle manque ou dans les situations à risque, selon une prescription adaptée.
Les bisphosphonates freinent la résorption osseuse et sont fréquemment utilisés. Selon la situation, le médecin peut proposer dénosumab, traitement ostéoformateur, raloxifène ou traitement hormonal de ménopause. Chaque option protège certains sites de fracture et possède contre-indications, durée et modalités précises.
Le choix tient compte des fractures, de la fonction rénale, du risque cardiovasculaire, des soins dentaires, de la capacité à prendre un comprimé selon les règles et du projet de grossesse. Certains traitements injectables ne doivent pas être retardés ou arrêtés sans relais en raison d’un rebond du risque vertébral. Un bilan dentaire peut être conseillé, sans reporter indéfiniment une prévention urgente.
Les bisphosphonates oraux peuvent irriter l’œsophage et se prennent à jeun avec de l’eau, en restant redressé selon la notice. Les perfusions peuvent provoquer un syndrome pseudo-grippal. Ostéonécrose de la mâchoire et fracture atypique du fémur sont exceptionnelles mais justifient hygiène dentaire et signalement d’une douleur persistante de cuisse.
Signalez problèmes dentaires, maladie rénale, hypocalcémie, cancer, traitement hormonal et événement cardiovasculaire. Une douleur, une réaction ou un nouveau diagnostic ne doit pas conduire à arrêter seul: contactez le prescripteur pour organiser l’adaptation et éviter une période sans protection.
L’objectif principal est d’éviter les fractures, pas seulement d’améliorer un chiffre. Le suivi vérifie adhésion, chutes, nouvelles fractures, tolérance, calcium, vitamine D et facteurs secondaires. Une ostéodensitométrie de contrôle est programmée dans des situations et délais utiles, pas répétée tous les quelques mois.
Le traitement dure souvent plusieurs années puis est réévalué. Une pause peut être discutée pour certains bisphosphonates, mais pas de la même façon pour toutes les molécules. Informez tout soignant d’une fracture survenue sous traitement : elle peut révéler une observance insuffisante, une cause associée ou un risque nécessitant une stratégie plus forte.
Elle est généralement silencieuse. La douleur survient surtout lors d’une fracture, notamment vertébrale.
Non. Le traitement dépend du risque global de fracture, des antécédents et des autres facteurs, pas du mot seul.
Non.
Ils corrigent des insuffisances et accompagnent la prévention, mais ne remplacent pas un traitement spécifique si le risque de fracture est élevé.
Pas sans avis. Le prescripteur et le dentiste évaluent ensemble le risque ; l’arrêt peut aussi exposer à des fractures.
Le délai dépend de la situation et du traitement. Le médecin programme l’examen lorsqu’il peut modifier la conduite.