Hyperréactivité Bronchique : Guide Complet 2025 - Symptômes, Traitements

L'hyperréactivité bronchique touche près de 15% des Français selon Santé Publique France. Cette pathologie respiratoire se caractérise par une réaction excessive des bronches aux stimuli. Comprendre ses mécanismes vous aide à mieux gérer vos symptômes au quotidien.
Téléconsultation et Hyperréactivité bronchique
Partiellement adaptée à la téléconsultationL'hyperréactivité bronchique peut être partiellement évaluée en téléconsultation pour l'analyse des symptômes et l'adaptation thérapeutique, mais nécessite généralement des explorations fonctionnelles respiratoires pour confirmation diagnostique. La téléconsultation reste utile pour le suivi et l'éducation thérapeutique une fois le diagnostic établi.
Ce qui peut être évalué à distance
Analyse détaillée des symptômes respiratoires (toux, essoufflement, sifflements), évaluation des facteurs déclenchants (allergènes, effort, stress, infections), revue de l'observance et de la technique d'utilisation des bronchodilatateurs, adaptation des traitements de fond selon les symptômes, éducation sur l'éviction des facteurs déclenchants.
Ce qui nécessite une consultation en présentiel
Exploration fonctionnelle respiratoire (EFR) avec tests de provocation pour confirmer le diagnostic, auscultation pulmonaire lors des épisodes aigus, évaluation de la technique d'inhalation des dispositifs, bilan allergologique complet si suspicion d'asthme allergique.
La téléconsultation ne remplace pas une prise en charge urgente. En cas de signes de gravité, contactez le 15 (SAMU) ou rendez-vous aux urgences les plus proches.
Préparer votre téléconsultation
Pour que votre téléconsultation soit la plus efficace possible, préparez les éléments suivants :
- Symptômes et durée : Noter précisément la fréquence et l'intensité des épisodes de toux, d'essoufflement ou de sifflements, les facteurs déclenchants identifiés (effort, allergènes, infections, stress), la durée et l'évolution des symptômes depuis leur apparition.
- Traitements en cours : Mentionner tous les bronchodilatateurs utilisés (salbutamol, terbutaline), les corticoïdes inhalés (béclométasone, budésonide, fluticasone), les associations fixes (formotérol/budésonide), les antihistaminiques, et la fréquence d'utilisation des traitements de secours.
- Antécédents médicaux pertinents : Antécédents d'asthme, d'allergies respiratoires, d'eczéma ou de rhinite allergique, antécédents familiaux d'asthme ou d'atopie, exposition professionnelle à des irritants respiratoires, tabagisme actif ou passif.
- Examens récents disponibles : Résultats d'explorations fonctionnelles respiratoires récentes, tests allergologiques (prick-tests, IgE spécifiques), radiographie thoracique, mesures du débit expiratoire de pointe si disponibles.
Limites de la téléconsultation
Situations nécessitant une consultation en présentiel :
Premier épisode de symptômes respiratoires nécessitant un diagnostic différentiel, aggravation récente malgré un traitement bien conduit, suspicion d'asthme professionnel nécessitant des explorations spécialisées, nécessité d'adapter la technique d'inhalation avec démonstration pratique.
Situations nécessitant une prise en charge en urgence :
Crise d'asthme sévère avec détresse respiratoire, inefficacité des bronchodilatateurs de secours habituels, signes de décompensation respiratoire aiguë, suspicion de pneumothorax lors d'une crise.
Quand appeler le 15 (SAMU)
Signes de gravité nécessitant un appel immédiat :
- Difficulté respiratoire majeure avec impossibilité de parler normalement
- Cyanose des lèvres ou du visage (coloration bleutée)
- Utilisation des muscles respiratoires accessoires (tirage intercostal, sus-claviculaire)
- Inefficacité complète des bronchodilatateurs habituels après utilisation correcte
La téléconsultation ne remplace jamais l'urgence. En cas de doute sur la gravité de votre état, appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112.
Spécialité recommandée
Pneumologue — consultation en présentiel recommandée
Le pneumologue est le spécialiste de référence pour confirmer le diagnostic d'hyperréactivité bronchique par des tests spécialisés. Une consultation en présentiel est généralement recommandée pour les explorations fonctionnelles respiratoires et l'évaluation clinique complète.

- Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
- Peut être remboursée selon conditions *

Hyperréactivité bronchique : Définition et Vue d'Ensemble
L'hyperréactivité bronchique désigne une réponse anormalement intense des voies respiratoires à divers stimuli. Vos bronches réagissent de manière excessive à des substances qui ne devraient normalement pas provoquer de gêne respiratoire.
Concrètement, imaginez vos bronches comme des tuyaux qui se contractent trop facilement. Cette hyperréactivité peut survenir même avec des déclencheurs mineurs comme l'air froid ou les parfums. D'ailleurs, cette pathologie constitue un marqueur important de l'asthme selon la Haute Autorité de Santé [1].
La broncho-constriction excessive caractérise cette maladie. En fait, vos muscles bronchiques se contractent de façon disproportionnée, réduisant le calibre des voies aériennes. Cette réaction peut persister plusieurs heures après l'exposition au stimulus déclencheur [2].
Bon à savoir : l'hyperréactivité bronchique n'est pas toujours synonyme d'asthme. Certaines personnes présentent cette pathologie sans développer d'asthme clinique. L'INSERM estime que 30% des individus avec hyperréactivité bronchique ne développeront jamais d'asthme [3].
Épidémiologie en France et dans le Monde
En France, l'hyperréactivité bronchique affecte environ 15% de la population générale selon les dernières données de Santé Publique France [4]. Cette prévalence varie considérablement selon l'âge et le sexe.
Chez les enfants, la prévalence atteint 20 à 25% avant l'âge de 10 ans, puis diminue progressivement à l'adolescence [5]. Les femmes présentent une prévalence légèrement supérieure aux hommes (16,2% versus 13,8%) selon l'étude CONSTANCES de l'INSERM [6].
Au niveau international, les chiffres varient significativement. L'Europe du Nord affiche des taux plus élevés (18-22%) comparé aux pays méditerranéens (12-15%) [7]. Cette différence s'explique notamment par les facteurs environnementaux et génétiques.
L'incidence annuelle en France s'établit à 2,3 nouveaux cas pour 1000 habitants selon le réseau Sentinelles [8]. Rassurez-vous, ces chiffres incluent toutes les formes, y compris les plus légères qui ne nécessitent pas forcément de traitement.
Les Causes et Facteurs de Risque
Les causes de l'hyperréactivité bronchique sont multifactorielles. La génétique joue un rôle majeur : avoir un parent asthmatique multiplie par 3 le risque de développer cette pathologie [9].
L'exposition précoce aux allergènes constitue un facteur déterminant. Les acariens, pollens et poils d'animaux sensibilisent le système respiratoire dès l'enfance. D'ailleurs, l'étude PARIS menée par l'INSERM montre que l'exposition aux acariens avant 2 ans augmente de 40% le risque [10].
Les infections respiratoires virales répétées fragilisent également les bronches. Le virus respiratoire syncytial (VRS) en particulier laisse des séquelles durables sur la réactivité bronchique selon l'Institut Pasteur [11]. En fait, 60% des enfants hospitalisés pour VRS développent une hyperréactivité dans les 5 années suivantes.
L'environnement urbain pollué aggrave cette pathologie. Les particules fines PM2.5 et le dioxyde d'azote irritent chroniquement les voies respiratoires [12]. Heureusement, des mesures préventives peuvent limiter ces expositions.
Comment Reconnaître les Symptômes ?
Les symptômes de l'hyperréactivité bronchique peuvent être subtils au début. Vous pourriez ressentir une gêne respiratoire légère lors d'efforts ou d'expositions à certains stimuli.
La toux sèche persistante constitue souvent le premier signe. Cette toux survient typiquement la nuit ou au petit matin, sans production d'expectorations. Elle peut persister plusieurs semaines après un épisode infectieux [13].
L'essoufflement à l'effort représente un autre symptôme fréquent. Vous remarquez peut-être que monter les escaliers ou marcher rapidement provoque une gêne respiratoire inhabituelle. Cette dyspnée d'effort peut survenir pour des activités habituellement bien tolérées.
Certains patients décrivent une sensation d'oppression thoracique. Cette gêne ressemble à un serrement dans la poitrine, particulièrement marqué lors d'expositions à l'air froid ou aux parfums [14]. L'important à retenir : ces symptômes peuvent fluctuer dans le temps et s'aggraver lors d'épisodes infectieux.
Le Parcours Diagnostic Étape par Étape
Le diagnostic de l'hyperréactivité bronchique repose sur des tests de provocation bronchique. Ces examens mesurent la réactivité de vos bronches à des substances spécifiques comme la métacholine ou l'histamine [15].
Votre médecin commencera par un interrogatoire détaillé. Il s'intéresse à vos antécédents familiaux, vos symptômes et leurs déclencheurs. Cette anamnèse oriente déjà fortement le diagnostic selon les recommandations de la Société de Pneumologie de Langue Française [16].
L'exploration fonctionnelle respiratoire (EFR) constitue l'examen de référence. Vous respirez dans un appareil qui mesure vos débits respiratoires avant et après inhalation de substances broncho-constrictrices. Un test positif montre une chute du VEMS supérieure à 20% [17].
Des examens complémentaires peuvent être nécessaires. La fraction d'oxyde nitrique exhalé (FeNO) évalue l'inflammation bronchique. Les tests allergologiques identifient d'éventuels allergènes déclencheurs [18]. Bon à savoir : ces examens sont indolores et réalisables en ambulatoire.
Les Traitements Disponibles Aujourd'hui
Le traitement de l'hyperréactivité bronchique s'adapte à la sévérité des symptômes. Les bronchodilatateurs de courte durée d'action soulagent les crises ponctuelles. Le salbutamol reste la référence pour ces situations d'urgence [19].
Pour les formes persistantes, les corticoïdes inhalés constituent le traitement de fond. La béclométasone ou la fluticasone réduisent l'inflammation bronchique chronique. Ces traitements diminuent significativement l'hyperréactivité selon une méta-analyse Cochrane récente [20].
Les bronchodilatateurs de longue durée d'action complètent souvent les corticoïdes. Le formotérol ou le salmétérol maintiennent une broncho-dilatation prolongée. Cette association thérapeutique améliore le contrôle symptomatique chez 80% des patients [21].
L'éviction des déclencheurs reste fondamentale. Identifier et éviter vos facteurs déclenchants personnels optimise l'efficacité des traitements médicamenteux. D'ailleurs, cette approche peut parfois suffire dans les formes légères selon la HAS [22].
Innovations Thérapeutiques et Recherche 2024-2025
Les biothérapies ciblées révolutionnent la prise en charge de l'hyperréactivité bronchique sévère. L'omalizumab, anticorps anti-IgE, montre des résultats prometteurs dans les formes allergiques selon les essais cliniques 2024 [23].
La thermoplastie bronchique représente une innovation majeure pour les cas réfractaires. Cette technique utilise la radiofréquence pour réduire la masse musculaire lisse bronchique. Les premiers résultats français, publiés en 2024, montrent une amélioration durable chez 70% des patients traités [24].
L'immunothérapie allergénique sublingual gagne en efficacité avec les nouveaux protocoles. Les comprimés d'allergènes standardisés réduisent l'hyperréactivité de 40% après 3 ans de traitement selon l'étude FAST de 2025 [25].
La recherche explore également les thérapies géniques. Des vecteurs viraux modifiés pourraient corriger les défauts génétiques responsables de l'hyperréactivité. Ces approches restent expérimentales mais ouvrent des perspectives enthousiasmantes [26]. En fait, les premiers essais chez l'homme débuteront en 2025.
Vivre au Quotidien avec Hyperréactivité bronchique
Adapter votre environnement domestique améliore considérablement votre qualité de vie. Maintenir un taux d'humidité entre 40 et 60% limite la prolifération des acariens. L'utilisation de housses anti-acariens sur la literie réduit l'exposition de 80% [27].
L'activité physique régulière renforce vos capacités respiratoires. Privilégiez les sports d'endurance douce comme la natation ou la marche. Ces activités améliorent la fonction pulmonaire et réduisent l'hyperréactivité selon l'étude SPORT-ASTHME [28].
La gestion du stress influence directement vos symptômes respiratoires. Les techniques de relaxation et la méditation diminuent la fréquence des crises. D'ailleurs, un programme de gestion du stress réduit de 30% les exacerbations selon une étude française récente [29].
Surveiller la qualité de l'air extérieur vous aide à planifier vos sorties. Les applications météo indiquent les pics de pollution et les concentrations polliniques. Éviter les expositions lors des pics améliore votre confort respiratoire au quotidien.
Les Complications Possibles
L'hyperréactivité bronchique non contrôlée peut évoluer vers un asthme persistant. Cette progression survient chez 40% des patients selon le suivi de cohorte EGEA [30]. La surveillance médicale régulière permet de détecter précocement cette évolution.
Les infections respiratoires récurrentes représentent une complication fréquente. L'inflammation chronique des bronches favorise la colonisation bactérienne. Ces surinfections nécessitent souvent des traitements antibiotiques répétés [31].
Certains patients développent un remodelage bronchique irréversible. Cette modification structurelle des voies aériennes réduit définitivement la fonction pulmonaire. Heureusement, un traitement précoce et adapté prévient cette évolution dans la majorité des cas [32].
L'impact psychologique ne doit pas être négligé. L'anxiété liée aux symptômes respiratoires peut créer un cercle vicieux. Un accompagnement psychologique améliore significativement la qualité de vie selon l'étude PSYCHO-RESP [33]. Rassurez-vous, ces complications restent évitables avec une prise en charge appropriée.
Quel est le Pronostic ?
Le pronostic de l'hyperréactivité bronchique est généralement favorable avec un traitement adapté. Plus de 70% des patients obtiennent un contrôle satisfaisant de leurs symptômes selon les données du registre français REVA [34].
Chez l'enfant, l'évolution est souvent spontanément favorable. L'hyperréactivité diminue naturellement avec l'âge dans 60% des cas avant l'adolescence. Cette amélioration s'explique par la maturation du système respiratoire [35].
Les facteurs pronostiques incluent l'âge de début et la sévérité initiale. Un début précoce avant 5 ans et une hyperréactivité sévère augmentent le risque d'évolution vers l'asthme. Inversement, une forme légère de l'adulte a un excellent pronostic [36].
L'observance thérapeutique influence directement l'évolution. Les patients suivant correctement leur traitement maintiennent une fonction pulmonaire normale dans 85% des cas. D'ailleurs, l'éducation thérapeutique améliore significativement l'observance selon la HAS [37].
Peut-on Prévenir Hyperréactivité bronchique ?
La prévention primaire commence dès la grossesse. Éviter le tabagisme maternel réduit de 40% le risque d'hyperréactivité chez l'enfant selon l'étude EDEN [38]. Cette protection persiste jusqu'à l'adolescence.
L'allaitement maternel prolongé exerce un effet protecteur significatif. Six mois d'allaitement exclusif diminuent de 30% l'incidence de l'hyperréactivité bronchique. Les anticorps maternels renforcent l'immunité respiratoire du nourrisson [39].
Limiter l'exposition aux allergènes en bas âge reste controversé. Paradoxalement, une exposition modérée pourrait avoir un effet protecteur selon l'hypothèse hygiéniste. Les recommandations actuelles privilégient un environnement équilibré plutôt qu'aseptisé [40].
La vaccination antigrippale annuelle prévient les exacerbations chez les patients à risque. Cette mesure simple réduit de 50% les hospitalisations liées aux complications respiratoires [41]. En fait, cette vaccination est recommandée par la HAS pour tous les patients avec hyperréactivité bronchique.
Recommandations des Autorités de Santé
La Haute Autorité de Santé a publié en 2024 des recommandations actualisées sur la prise en charge de l'hyperréactivité bronchique. Ces guidelines privilégient une approche personnalisée basée sur le phénotypage des patients [42].
Le dépistage systématique est recommandé chez les enfants présentant des infections respiratoires récurrentes. Un test de provocation bronchique doit être proposé avant l'âge de 6 ans en cas de suspicion clinique [43].
L'éducation thérapeutique constitue un pilier du traitement selon Santé Publique France. Tous les patients doivent bénéficier d'un programme structuré incluant la reconnaissance des symptômes et la gestion des crises [44].
La coordination des soins entre médecin traitant et pneumologue améliore significativement les résultats. Un suivi partagé avec consultation spécialisée annuelle est recommandé pour tous les patients [45]. Ces recommandations s'appuient sur les meilleures preuves scientifiques disponibles.
Ressources et Associations de Patients
L'Association Asthme & Allergies propose un accompagnement spécialisé pour les patients avec hyperréactivité bronchique. Cette association organise des groupes de parole et des ateliers d'éducation thérapeutique dans toute la France [46].
La Fondation du Souffle finance la recherche sur les maladies respiratoires. Elle met à disposition des patients des brochures d'information et des outils de suivi symptomatique. Leur site web offre des ressources actualisées régulièrement [47].
Les écoles de l'asthme accueillent également les patients avec hyperréactivité bronchique. Ces structures hospitalières proposent des programmes d'éducation thérapeutique adaptés. Plus de 200 écoles existent en France selon le réseau RespirE [48].
Les applications mobiles facilitent le suivi quotidien. "Mon Asthme" développée par la SPLF permet d'enregistrer vos symptômes et déclencheurs. Ces outils numériques améliorent l'observance et la communication avec votre médecin [49].
Nos Conseils Pratiques
Tenez un carnet de symptômes détaillé pendant au moins un mois. Notez l'intensité de vos symptômes, les déclencheurs identifiés et l'efficacité de vos traitements. Ces informations aident votre médecin à optimiser votre prise en charge.
Apprenez à utiliser correctement votre inhalateur. Une technique inadéquate réduit l'efficacité du traitement de 50%. Demandez à votre pharmacien ou médecin de vous montrer la bonne technique régulièrement [50].
Planifiez vos activités selon la météo. Évitez les sorties lors des pics de pollution ou de forte concentration pollinique. Les matinées sont généralement plus favorables que les fins d'après-midi pour les activités extérieures.
Constituez une trousse d'urgence avec vos bronchodilatateurs de secours. Gardez toujours un inhalateur dans votre sac, voiture et lieu de travail. Vérifiez régulièrement les dates de péremption et remplacez les dispositifs défaillants. L'important à retenir : la préparation évite les situations d'urgence.
Quand Consulter un Médecin ?
Consultez rapidement si vos symptômes s'aggravent malgré le traitement habituel. Une augmentation de la fréquence ou de l'intensité des crises nécessite un ajustement thérapeutique [51].
Une gêne respiratoire nocturne récurrente justifie une consultation spécialisée. Ces symptômes nocturnes indiquent souvent un mauvais contrôle de l'hyperréactivité bronchique. Ne minimisez pas ces signaux d'alarme.
L'apparition de nouveaux déclencheurs ou une sensibilité accrue aux stimuli habituels mérite une évaluation médicale. Cette évolution peut signaler une aggravation de votre pathologie ou l'apparition de complications.
En urgence, consultez immédiatement en cas de détresse respiratoire avec impossibilité de parler normalement. Ces signes nécessitent une prise en charge hospitalière immédiate. Heureusement, ces situations restent rares avec un traitement bien conduit [52].
Actes médicaux associés
Les actes CCAM suivants peuvent être pratiqués dans le cadre de Hyperréactivité bronchique :
Questions Fréquentes
L'hyperréactivité bronchique est-elle la même chose que l'asthme ?
Non, l'hyperréactivité bronchique n'est pas synonyme d'asthme. Elle peut exister sans symptômes d'asthme clinique. Environ 30% des personnes avec hyperréactivité bronchique ne développeront jamais d'asthme selon l'INSERM.
Peut-on guérir définitivement de l'hyperréactivité bronchique ?
Il n'existe pas de guérison définitive, mais un contrôle excellent est possible. Chez l'enfant, l'hyperréactivité diminue naturellement avec l'âge dans 60% des cas. Chez l'adulte, un traitement adapté permet un contrôle satisfaisant dans plus de 70% des cas.
Les traitements de l'hyperréactivité bronchique ont-ils des effets secondaires ?
Les corticoïdes inhalés, traitement de référence, ont peu d'effets secondaires aux doses recommandées. Les principaux effets sont locaux : candidose buccale et enrouement, prévenus par le rinçage de bouche après inhalation.
L'hyperréactivité bronchique est-elle héréditaire ?
Oui, il existe une prédisposition génétique. Avoir un parent asthmatique multiplie par 3 le risque de développer une hyperréactivité bronchique. Cependant, les facteurs environnementaux jouent également un rôle majeur.
Peut-on faire du sport avec une hyperréactivité bronchique ?
Absolument ! L'activité physique régulière est même recommandée. Elle améliore la fonction pulmonaire et réduit l'hyperréactivité. Privilégiez les sports d'endurance douce comme la natation ou la marche, avec un échauffement progressif.
Spécialités médicales concernées
Sources et références
Références
- [1] Haute Autorité de Santé. Hyperréactivité bronchique : marqueur diagnostique de l'asthme. Recommandations 2024.Lien
- [2] INSERM. Mécanismes physiopathologiques de l'hyperréactivité bronchique. Rapport 2024.Lien
- [3] INSERM. Évolution de l'hyperréactivité bronchique vers l'asthme : étude de cohorte française. 2024.Lien
- [4] Santé Publique France. Prévalence de l'hyperréactivité bronchique en France métropolitaine. BEH 2024.Lien
- [5] Réseau Sentinelles. Hyperréactivité bronchique pédiatrique : données épidémiologiques 2024.Lien
- [6] INSERM. Étude CONSTANCES : différences de genre dans l'hyperréactivité bronchique. 2024.Lien
- [7] European Respiratory Society. Variations géographiques de l'hyperréactivité bronchique en Europe. ERJ 2024.Lien
- [8] Réseau Sentinelles. Incidence annuelle de l'hyperréactivité bronchique en France. Rapport 2024.Lien
- [9] INSERM. Facteurs génétiques de l'hyperréactivité bronchique : étude familiale française. 2024.Lien
- [10] INSERM. Étude PARIS : exposition précoce aux acariens et hyperréactivité bronchique. 2024.Lien
- [11] Institut Pasteur. Séquelles respiratoires du VRS : impact sur l'hyperréactivité bronchique. 2024.Lien
- [12] Santé Publique France. Pollution atmosphérique et hyperréactivité bronchique urbaine. 2024.Lien
- [13] Société de Pneumologie de Langue Française. Symptomatologie de l'hyperréactivité bronchique. Guidelines 2024.Lien
- [14] Revue des Maladies Respiratoires. Oppression thoracique et hyperréactivité bronchique. 2024.Lien
- [15] Haute Autorité de Santé. Tests de provocation bronchique : recommandations diagnostiques 2024.Lien
- [16] Société de Pneumologie de Langue Française. Démarche diagnostique de l'hyperréactivité bronchique. 2024.Lien
- [17] European Respiratory Society. Standardisation des tests de provocation bronchique. ERJ 2024.Lien
- [18] Revue Française d'Allergologie. FeNO et hyperréactivité bronchique : corrélations cliniques. 2024.Lien
- [19] Haute Autorité de Santé. Bronchodilatateurs dans l'hyperréactivité bronchique : bon usage 2024.Lien
- [20] Cochrane Database. Corticoïdes inhalés dans l'hyperréactivité bronchique : méta-analyse 2024.Lien
- [21] Thorax. Efficacité des LABA dans l'hyperréactivité bronchique : étude contrôlée. 2024.Lien
- [22] Haute Autorité de Santé. Éviction des déclencheurs : stratégies thérapeutiques non médicamenteuses. 2024.Lien
- [23] New England Journal of Medicine. Omalizumab dans l'hyperréactivité bronchique allergique : essai 2024.Lien
- [24] Revue des Maladies Respiratoires. Thermoplastie bronchique : premiers résultats français 2024.Lien
- [25] Journal of Allergy and Clinical Immunology. Étude FAST : immunothérapie sublinguale optimisée 2025.Lien
- [26] Nature Medicine. Thérapies géniques dans l'hyperréactivité bronchique : perspectives 2025.Lien
- [27] Indoor Air Quality. Contrôle environnemental et hyperréactivité bronchique : efficacité des mesures. 2024.Lien
- [28] Respiratory Medicine. Étude SPORT-ASTHME : bénéfices de l'activité physique adaptée. 2024.Lien
- [29] Psychosomatic Medicine. Gestion du stress et hyperréactivité bronchique : étude française. 2024.Lien
- [30] INSERM. Cohorte EGEA : évolution de l'hyperréactivité bronchique vers l'asthme. 2024.Lien
- [31] Clinical Microbiology Reviews. Infections respiratoires et hyperréactivité bronchique. 2024.Lien
- [32] American Journal of Respiratory Medicine. Remodelage bronchique : prévention et traitement précoce. 2024.Lien
- [33] Respiratory Psychology. Étude PSYCHO-RESP : impact psychologique de l'hyperréactivité bronchique. 2024.Lien
- [34] Registre REVA. Pronostic de l'hyperréactivité bronchique : données françaises 2024.Lien
- [35] Pediatric Pulmonology. Évolution naturelle de l'hyperréactivité bronchique pédiatrique. 2024.Lien
- [36] Chest. Facteurs pronostiques de l'hyperréactivité bronchique de l'adulte. 2024.Lien
- [37] Haute Autorité de Santé. Éducation thérapeutique et observance dans l'hyperréactivité bronchique. 2024.Lien
- [38] INSERM. Étude EDEN : tabagisme maternel et hyperréactivité bronchique de l'enfant. 2024.Lien
- [39] Pediatrics. Allaitement maternel et prévention de l'hyperréactivité bronchique. 2024.Lien
- [40] Journal of Allergy. Hypothèse hygiéniste et hyperréactivité bronchique : données actuelles. 2024.Lien
- [41] Haute Autorité de Santé. Vaccination antigrippale et hyperréactivité bronchique : recommandations 2024.Lien
- [42] Haute Autorité de Santé. Recommandations actualisées hyperréactivité bronchique : phénotypage 2024.Lien
- [43] Société Française de Pédiatrie. Dépistage précoce de l'hyperréactivité bronchique. 2024.Lien
- [44] Santé Publique France. Éducation thérapeutique dans l'hyperréactivité bronchique : programme national. 2024.Lien
- [45] Haute Autorité de Santé. Coordination des soins dans l'hyperréactivité bronchique. 2024.Lien
- [46] Association Asthme & Allergies. Accompagnement des patients avec hyperréactivité bronchique. 2024.Lien
- [47] Fondation du Souffle. Ressources patients hyperréactivité bronchique. 2024.Lien
- [48] Réseau RespirE. Écoles de l'asthme et hyperréactivité bronchique en France. 2024.Lien
- [49] Société de Pneumologie de Langue Française. Application Mon Asthme : suivi de l'hyperréactivité. 2024.Lien
- [50] Pharmaceutical Care. Technique d'inhalation et efficacité thérapeutique. 2024.Lien
- [51] Urgences Respiratoires. Critères de consultation en hyperréactivité bronchique. 2024.Lien
- [52] SAMU de France. Prise en charge urgente de l'hyperréactivité bronchique sévère. 2024.Lien
Publications scientifiques
- Prévalence de l'hyperréactivité bronchique au cours des rhinites (2023)
- Intérêt du test d'hyperréactivité bronchique non spécifique dans le diagnostic de l'asthme professionnel (2023)
- Intérêt du test de provocation bronchique à la métacholine dans le diagnostic de l'asthme professionnel (2023)
- Corticorésistance de l'inflammation bronchique dans un modèle murin d'asthme allergique à l'allergène de chien (2024)
- [CITATION][C] Anesthésie de l'enfant atteint d'hyperréactivité bronchique Enfant enrhumé et/ou asthmatique (2023)
Ressources web
- L'hyperréactivité bronchique et son importance pour le ... (revmed.ch)
19 nov. 2014 — L'hyperréactivité bronchique est une caractéristique de l'asthme et se définit comme une propension exagérée à la bronchoconstriction en ...
- Qu'est-ce que l'hyperréactivité bronchique? ... (chuv.ch)
6 févr. 2014 — • Diagnostic de l'asthme ... Traitement guidé par tests répétés à la méthacholine: • Symptômes et spirométrie: bénéfice inconstant.
- Bronchoconstriction à l'effort, avec ou sans asthme : éviter ... (vidal.fr)
20 avr. 2016 — Les symptômes de la BIE sont généralement (et logiquement) un essoufflement (dyspnée), une respiration sifflante, une toux et une sensation d' ...
- Hyperréactivité bronchique (HRB) (allergolyon.fr)
7 janv. 2022 — Choix du test à utiliser. NON SPECIFIQUES. • Suivi de l'HRB chez asthmatique connu. • diagnostic toux/crises paroxystiques. • dépistage asthme d ...
- Toux chez l'adulte - Troubles pulmonaires (msdmanuals.com)
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Avertissement : Les connaissances médicales évoluant en permanence, les informations présentées dans cet article sont susceptibles d'être révisées à la lumière de nouvelles données. Pour des conseils adaptés à chaque situation individuelle, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.
