Dr Fillion Aurelie
infectiologue 4 Rue CAPITAINE DRILLIEN71321 Chalon-Sur-Saone Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Maladie de Lyme ».
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Guide médical
La borréliose de Lyme est une infection bactérienne transmise par certaines tiques du genre Ixodes. La plupart des piqûres ne transmettent pas la maladie. Après retrait rapide de la tique, il faut nettoyer la zone, noter la date et surveiller pendant plusieurs semaines.
Retirez la tique dès que possible avec un tire-tique, au plus près de la peau, en tournant sans l’écraser. N’utilisez pas éther, alcool, huile ou flamme avant le retrait. Désinfectez ensuite et lavez-vous les mains. Vérifiez le reste du corps, notamment plis, cuir chevelu et zones difficiles à voir, car plusieurs tiques peuvent être présentes.
Notez la date et photographiez éventuellement la zone avec un repère de taille. Il n’est pas recommandé d’envoyer systématiquement la tique au laboratoire pour décider du traitement. Une petite rougeur immédiate qui ne s’étend pas est fréquente. Surveillez la peau et l’état général pendant environ un mois et consultez si une plaque grandit ou si des symptômes apparaissent.
L’érythème migrant apparaît habituellement trois à trente jours après la piqûre, sous forme d’une plaque rouge qui s’étend progressivement et dépasse souvent cinq centimètres. Il n’est pas toujours en anneau avec centre clair et peut être uniformément rouge. Il est généralement peu douloureux et peu prurigineux. La piqûre initiale peut être passée inaperçue.
Une rougeur allergique ou irritative apparaît souvent plus vite, reste petite et régresse. Une photo datée aide à montrer l’extension, mais le médecin examine l’aspect et le contexte. Un érythème migrant typique suffit au diagnostic : attendre une sérologie, souvent encore négative à ce stade, retarderait inutilement l’antibiothérapie.
Dans les semaines ou mois, des plaques multiples, une paralysie faciale, une méningoradiculite douloureuse, une arthrite surtout d’une grosse articulation, une atteinte cardiaque ou oculaire peuvent apparaître. Ces manifestations sont moins fréquentes et possèdent de nombreux diagnostics différentiels. Elles nécessitent un examen et des tests choisis selon l’organe atteint.
À distance, certaines atteintes cutanées, neurologiques ou articulaires sont possibles. Fatigue, douleurs diffuses et troubles cognitifs isolés sont non spécifiques et ne suffisent pas à conclure. Le médecin reconstitue l’exposition, la chronologie, les signes objectifs, les traitements reçus et recherche d’autres causes avant d’attribuer un tableau complexe à Lyme.
La sérologie recherche des anticorps. Elle n’est pas indiquée pour une piqûre sans symptôme ni pour un érythème migrant typique. Dans les formes compatibles plus tardives, elle contribue au diagnostic selon une stratégie en deux temps. Le délai depuis le début des symptômes et le type d’atteinte influencent sa valeur.
Un résultat positif peut persister longtemps après une infection guérie et ne mesure pas l’activité de la maladie. Un résultat isolé ou un test non validé ne justifie pas un traitement. À l’inverse, une sérologie négative trop précoce ne suffit pas toujours à exclure. Ponction lombaire, liquide articulaire, ECG ou imagerie ne sont demandés que pour certaines manifestations.
Le traitement dépend de la forme, de l’âge, de la grossesse, des allergies et de l’organe atteint. Doxycycline, amoxicilline, ceftriaxone ou autres schémas ont des indications et durées précises. L’érythème migrant relève habituellement d’un traitement oral. Une atteinte neurologique, cardiaque ou articulaire peut nécessiter une stratégie différente et parfois hospitalière.
Il faut terminer la durée prescrite et signaler allergie, diarrhée sévère ou effet indésirable. Des cures prolongées ou répétées au-delà des recommandations n’ont pas démontré un bénéfice durable pour des symptômes non spécifiques et exposent à infections, effets digestifs, complications veineuses et résistances. Une aggravation initiale ou persistance impose une réévaluation, pas une augmentation autonome.
Certaines personnes gardent fatigue, douleurs ou difficultés cognitives après un traitement conforme. Ces symptômes sont réels et peuvent altérer fortement la vie, mais ne prouvent pas que des bactéries actives persistent. Le médecin vérifie diagnostic initial, observance, séquelles d’une atteinte objectivée et maladies associées, puis construit une prise en charge symptomatique et fonctionnelle.
Un objectif concret sur sommeil, douleur, activité et retour social aide à mesurer l’évolution.
En forêt, herbes hautes ou jardin, portez vêtements couvrants et chaussures fermées, utilisez un répulsif autorisé selon l’âge et la grossesse, restez sur les chemins lorsque possible. Au retour, inspectez tout le corps, prenez une douche et examinez aussi enfants et animaux. Une tique retirée tôt réduit le risque sans l’annuler totalement.
Aucun vaccin humain contre Lyme n’est actuellement disponible en pratique courante en France. Une piqûre antérieure ou une sérologie positive ne protège pas d’une nouvelle infection. Médecin traitant organise la première évaluation ; un spécialiste intervient selon l’organe. La compétence d’un annuaire ne remplace pas la confirmation que le professionnel prend en charge les formes complexes au lieu affiché.
Non. La plupart ne transmettent pas Lyme. Retirez rapidement la tique et surveillez l’apparition d’une plaque qui s’étend ou de symptômes.
Non. Les recommandations françaises 2025 ne prévoient pas d’antibioprophylaxie systématique après une piqûre.
Non pour une forme typique : le diagnostic est clinique et le traitement ne doit pas attendre une sérologie souvent négative au début.
Non.
L’analyse systématique de la tique n’est pas recommandée pour décider du traitement en France.
Pas sans preuve d’infection active ou nouvelle indication. Une évaluation globale recherche séquelles, autre cause et prise en charge adaptée.