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Maladie de Crohn à Boulogne sur Mer : 3 praticiens

3 professionnels référencés.

Professionnels référencés

Cabinet gastro-entérologue et hépatologue — 26 QUAI DE LA REPUBLIQUE

3 professionnels affichés
26 QUAI DE LA REPUBLIQUE · 62200 Boulogne-Sur-Mer

Dr Doleh Wissam

gastro-entérologue et hépatologue 4.8/5 — 15 avis externes
26 QUAI DE LA REPUBLIQUE
62200 Boulogne-Sur-Mer
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Maladie de Crohn ».

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Regis COLLET

gastro-entérologue et hépatologue
26 Quai de la Republique
62200 Boulogne-Sur-Mer
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Maladie de Crohn ».

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Jocelyn LESAGE

gastro-entérologue et hépatologue
26 Quai de la Republique
62200 Boulogne-Sur-Mer
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Maladie de Crohn ».

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Guide médical

Maladie de Crohn : symptômes, diagnostic, poussées et traitements

La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique de l’intestin qui peut atteindre tout le tube digestif, souvent la fin de l’intestin grêle et le côlon. Douleurs abdominales, diarrhée prolongée, amaigrissement, fatigue, fièvre ou atteintes anales sont possibles, mais aucun symptôme isolé ne suffit au diagnostic. Le bilan associe entretien, examen, analyses, selles, iléocoloscopie avec biopsies et parfois imagerie de l’intestin grêle. Il vise aussi à exclure une infection et à mesurer anémie, dénutrition et inflammation. La chirurgie traite une complication ou une maladie résistante mais ne guérit pas définitivement la maladie. Il n’existe pas de régime universel curatif; l’alimentation est adaptée aux symptômes et au statut nutritionnel, avec l’équipe soignante.

Quels symptômes peuvent évoquer une maladie de Crohn ?

Diarrhée durable, douleurs abdominales, perte de poids, fatigue et fièvre sont fréquentes mais non spécifiques. Une fissure, une fistule ou un abcès près de l’anus peut révéler la maladie. Chez l’enfant ou l’adolescent, un ralentissement de croissance ou un retard pubertaire peut alerter.

Des manifestations articulaires, cutanées ou oculaires peuvent accompagner l’inflammation digestive. La maladie évolue par poussées séparées de rémissions de durée variable. La présence ou l’absence de symptômes ne reflète pas toujours exactement l’activité inflammatoire, d’où l’intérêt d’un suivi objectif.

Comment le diagnostic est-il établi ?

Les analyses évaluent inflammation, anémie, fer, albumine, foie et reins. La calprotectine fécale peut objectiver une inflammation intestinale, mais elle n’est pas spécifique de Crohn et ne remplace pas l’endoscopie.

L’iléocoloscopie explore le côlon et la fin de l’intestin grêle et permet des biopsies. Une entéro-IRM, une échographie digestive ou un scanner complète selon le segment et l’urgence. [M6] Les résultats distinguent notamment rectocolite hémorragique, infection, maladie cœliaque ou trouble fonctionnel. Une capsule endoscopique n’est proposée qu’après évaluation du risque de sténose.

Comment traite-t-on une poussée ?

L’objectif est de contrôler rapidement l’inflammation et les conséquences nutritionnelles.

Selon la localisation, la sévérité et les traitements antérieurs, une biothérapie ou une autre thérapie ciblée peut être initiée. Une infection et certains risques sont recherchés avant immunosuppression. Un abcès intra-abdominal lié à Crohn peut nécessiter des antibiotiques et un drainage guidé par imagerie. Une suspicion d’occlusion ou de perforation nécessite une évaluation urgente. [M7][M5][M3]

Comment maintenir la rémission et surveiller la maladie ?

Un immunomodulateur ou une biothérapie peut maintenir la rémission. Le choix tient compte des risques, du projet de grossesse, des vaccinations, des antécédents infectieux et du mode de vie. L’observance et le suivi biologique sont importants même lorsque l’on se sent bien.

La surveillance combine symptômes, CRP, calprotectine, endoscopie ou imagerie selon une stratégie individualisée. Le risque de cancer colorectal augmente dans certaines atteintes coliques anciennes et étendues, ce qui conduit à un programme endoscopique spécifique.

Que manger avec une maladie de Crohn ?

Aucun aliment unique ne cause la maladie et aucun régime universel ne la guérit. Pendant une poussée ou une sténose, la texture et les fibres peuvent être temporairement adaptées sur conseil professionnel. En rémission, l’objectif est une alimentation suffisamment variée, énergétique et protéique, en corrigeant les carences documentées.

Éliminer de nombreux groupes sans accompagnement expose à la dénutrition. Un journal symptômes-aliments peut aider sans conclure trop vite à une causalité. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens doivent être discutés car ils peuvent aggraver la maladie.

Quand la chirurgie est-elle envisagée ?

La chirurgie peut traiter une sténose obstructive, une fistule complexe, un abcès, une perforation, une hémorragie ou une maladie résistante. Elle retire ou élargit un segment malade, draine un abcès ou traite une atteinte anale. Une stomie peut être temporaire ou durable selon la situation, mais n’est pas systématique.

Le suivi et parfois un traitement préventif continuent. La décision est idéalement multidisciplinaire, avec information sur bénéfices, risques et conséquences nutritionnelles.

Questions fréquentes

La maladie de Crohn est-elle contagieuse ?

Non. C’est une maladie inflammatoire liée à plusieurs facteurs immunitaires, génétiques et environnementaux, pas une infection transmissible.

La calprotectine suffit-elle au diagnostic ?

Non. Elle signale une inflammation possible mais doit être interprétée avec le contexte, les analyses, l’endoscopie et parfois l’imagerie.

Peut-on guérir avec un régime ?

Aucun régime universel ne guérit Crohn. Une adaptation nutritionnelle personnalisée peut soulager et prévenir les carences.

Les corticoïdes se prennent-ils au long cours ?

Ils servent surtout à certaines poussées. Leur usage prolongé est évité ; la durée et la décroissance doivent être prescrites.

Quand consulter en urgence ?

En cas de douleur intense, vomissements avec arrêt du transit, distension, fièvre, malaise, saignement abondant ou douleur anale fébrile.

Sources et références