Dr Sultan Jean Laurent
radiologue 9 RUE MONTALEMBERT75007 Paris Conventionné
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Guide médical
L’hystérosalpingographie (HSG), parfois appelée hystérographie, est un examen radiologique de la cavité de l’utérus et des trompes. Elle est surtout prescrite dans un bilan d’infertilité pour rechercher une obstruction tubaire, un hydrosalpinx ou une anomalie de forme de la cavité.
Elle ne remplace pas l’échographie pour les ovaires et le myomètre, l’hystéroscopie pour voir directement l’intérieur de l’utérus, ni la cœlioscopie pour examiner la surface des trompes et le pelvis. Elle ne diagnostique pas à elle seule une endométriose et ne mesure ni ovulation ni réserve ovarienne. L’examen est programmé en première partie du cycle, après la fin des règles et avant l’ovulation, afin d’éviter une grossesse débutante et d’obtenir des images lisibles. Le centre fixe les jours acceptés selon la durée du cycle.
Une contraception ou l’absence de rapports non protégés depuis les règles peut être demandée ; un test de grossesse est réalisé en cas de doute. L’examen ne doit pas être effectué pendant une grossesse. Fièvre, douleur pelvienne inhabituelle, pertes malodorantes, infection génitale en cours ou saignement important doivent être signalés et peuvent conduire à le reporter. Le CNGOF ne recommande pas d’antibioprophylaxie systématique. En revanche, un dépistage de Chlamydia trachomatis et Neisseria gonorrhoeae est conseillé avant l’HSG chez les femmes à risque d’infection sexuellement transmissible, avec résultats disponibles si possible.
Le service demande aussi les antécédents de salpingite, chirurgie tubaire, grossesse extra-utérine, réaction à un produit de contraste, asthme et traitements. On ne parle pas d’« allergie à l’iode » : une réaction antérieure à un contraste iodé doit être décrite précisément au radiologue. L’examen se déroule en position gynécologique. Après mise en place d’un spéculum et désinfection du col, le médecin introduit une petite canule ou un cathéter, parfois maintenu par un petit ballon.
Un produit de contraste iodé hydrosoluble est injecté doucement tandis que plusieurs images aux rayons X suivent le remplissage de l’utérus, le trajet des trompes et le passage dans la cavité péritonéale. Le cathéter est ensuite retiré. L’ensemble dure généralement moins de trente minutes, l’injection elle-même quelques minutes. Des crampes comparables à des règles sont fréquentes lorsque l’utérus et les trompes se remplissent. Leur intensité varie et une trompe en spasme peut rendre l’injection plus sensible.
Prévenez immédiatement en cas de douleur très forte, malaise, démangeaisons, gêne respiratoire ou sensation inhabituelle. Le compte rendu décrit contour de la cavité, anomalies possibles comme synéchie, polype, fibrome sous-muqueux ou malformation, calibre des trompes et diffusion du produit. Une trompe dite perméable laisse le contraste progresser puis se répandre librement autour de son extrémité.
Un arrêt proximal près de l’utérus peut correspondre à une vraie obstruction, mais aussi à un spasme, un bouchon muqueux ou une difficulté technique ; il ne doit pas conduire seul à une conclusion définitive. Une dilatation distale avec absence de diffusion évoque un hydrosalpinx. Le résultat se confronte à l’échographie, aux antécédents et au reste du bilan du couple. Un cathétérisme tubaire sélectif, une hystérosonographie avec contraste, une hystéroscopie ou une cœlioscopie peuvent être discutés selon l’anomalie et le projet.
L’injection peut parfois déboucher un obstacle mineur et certaines études ont observé davantage de grossesses après un rinçage tubaire, surtout avec certains contrastes huileux ; ce bénéfice potentiel ne transforme pas l’HSG diagnostique en traitement garanti et le produit utilisé doit être connu. Après l’examen, crampes légères et petites pertes sanglantes ou écoulement de contraste pendant un à deux jours sont habituels. Une protection externe est préférable au tampon selon les consignes. Fièvre, frissons, douleur pelvienne croissante, pertes malodorantes, saignement abondant, malaise ou symptômes allergiques nécessitent un avis rapide.
Cette version réécrit la page historique sous son URL canonique existante et reste non publiée jusqu’à la décision binaire du radiologue relecteur.
Elle explore la perméabilité tubaire après l’interrogatoire, l’examen, le spermogramme et les examens hormonaux ou échographiques adaptés. Les infections génitales anciennes, une chirurgie pelvienne ou une grossesse extra-utérine augmentent la probabilité d’une atteinte tubaire mais ne préjugent pas du résultat.
La cavité utérine est dessinée en même temps. Une image anormale peut orienter vers polype, fibrome, cloison ou adhérences, mais une hystéroscopie ou une échographie ciblée est souvent nécessaire pour confirmer et caractériser avant un traitement.
Le rendez-vous se place après les règles, habituellement entre leur fin et l’ovulation. Les limites exactes varient avec le cycle et le protocole. Contactez le centre au premier jour des règles plutôt que de choisir seule une date fixe.
Une grossesse doit être exclue. Le service peut demander d’éviter les rapports non protégés ou d’utiliser une contraception barrière depuis le début du cycle. Des saignements persistants peuvent masquer la cavité et favoriser un report, même si les règles sont presque terminées.
Apportez ordonnance, anciens comptes rendus, résultats de prélèvements demandés et informations sur allergies ou réactions aux contrastes. Une infection active est traitée avant l’examen.
Le CNGOF recommande plutôt un dépistage ciblé de Chlamydia et gonocoque chez les femmes à risque. Un antibiotique peut être décidé dans un contexte particulier, notamment selon les antécédents ou les images; il doit être prescrit.
Le spéculum donne une sensation comparable à un examen gynécologique. Le passage du col et l’injection provoquent souvent des crampes brèves. Une injection lente, l’information et la possibilité de faire une pause améliorent la tolérance. La douleur n’est pas un test de perméabilité.
Un antalgique peut être conseillé avant, mais le protocole dépend du dossier. L’anesthésie générale n’est pas habituelle. Si le col ne peut être franchi ou si la douleur devient disproportionnée, le radiologue peut arrêter plutôt que forcer et proposer une autre stratégie.
Une obstruction proximale arrête le produit près de l’utérus ; elle peut être réelle ou liée à un spasme. Une obstruction distale empêche la diffusion à l’extrémité et peut s’accompagner d’une trompe dilatée. Le caractère unilatéral ou bilatéral modifie les options mais ne résume pas toute la fertilité.
Une image douteuse peut conduire à une nouvelle analyse, une hystérosonographie avec contraste, un cathétérisme sélectif ou une cœlioscopie. La décision dépend de l’âge, de la réserve ovarienne, du spermogramme, de la durée d’infertilité et du projet d’assistance médicale à la procréation.
Les crampes diminuent généralement rapidement. De petites pertes et l’écoulement du produit sont possibles. Le centre précise rapports sexuels, bain, tampon et reprise d’activité. Il n’est pas utile de forcer l’hydratation pour éliminer un produit injecté dans l’utérus.
L’infection pelvienne est rare mais importante, surtout si une trompe est déjà dilatée ou infectée. Réaction au contraste, malaise vagal, saignement ou passage du produit dans les veines sont également possibles. Les symptômes persistants ou croissants ne sont pas des suites normales.
Dans le bilan de fertilité, hystérographie désigne généralement l’hystérosalpingographie, qui opacifie l’utérus et les trompes. Elle est différente de l’hystéroscopie avec caméra.
Pas habituellement pour une HSG standard sans sédation.
Il est réalisé après les règles et avant l’ovulation. Un saignement persistant peut gêner les images et conduire à reporter.
Pas systématiquement. Un dépistage d’infection est conseillé en cas de risque d’IST et le médecin décide d’une prévention selon le contexte.
Non, surtout près de l’utérus où un spasme peut simuler l’obstruction. Le résultat est relu avec les autres examens et parfois contrôlé.
Un effet de rinçage a été observé dans certaines études, variable selon le produit, mais aucune grossesse ne peut être promise et l’HSG reste d’abord diagnostique.