Dr Giorgiano Fabio
chirurgien général 48 RUE D ALSACE LORRAINE94100 St-Maur-Des-Fosses Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Hémorroïdes ».
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Guide médical
Les hémorroïdes ne sont pas des varices anormales à retirer chez tout le monde. Ce sont des coussinets riches en vaisseaux, présents chez chacun à l’intérieur et à l’extérieur du canal anal, qui participent à sa fermeture. La maladie hémorroïdaire apparaît lorsqu’ils provoquent des symptômes.
Les hémorroïdes internes peuvent donner un sang rouge vif sur le papier, dans la cuvette ou à la surface des selles, ainsi qu’un prolapsus — une masse qui sort pendant la selle puis rentre seule, doit être repoussée ou reste extériorisée. Elles sont souvent peu douloureuses en dehors d’une complication. Les hémorroïdes externes peuvent former une thrombose : un caillot sous la peau produit brutalement une boule bleutée, tendue et très douloureuse au bord de l’anus. La douleur anale n’est pourtant pas synonyme d’hémorroïdes. Une fissure provoque souvent une douleur coupante pendant et après la selle.
Un abcès donne une douleur continue, parfois pulsatile, avec fièvre ou gonflement. Eczéma, mycose, maladie inflammatoire de l’intestin, prolapsus rectal, polype et cancer colorectal peuvent donner des symptômes proches. Un premier saignement, une répétition ou un changement doivent donc être examinés, même si la personne a déjà eu des hémorroïdes. Il inspecte l’anus, peut effectuer un toucher rectal et une anuscopie pour voir les hémorroïdes internes.
Une coloscopie n’est pas nécessaire pour prouver chaque hémorroïde ; elle est demandée selon l’âge, les facteurs de risque, les symptômes et le besoin d’écarter une autre origine digestive. Attribuer le saignement aux hémorroïdes sans cet examen clinique peut retarder un diagnostic. La constipation, les efforts de poussée, le temps prolongé aux toilettes, la diarrhée répétée, la grossesse et l’accouchement favorisent les symptômes.
La première étape vise un transit souple et régulier : augmenter progressivement les fibres, boire selon ses besoins et ses éventuelles restrictions, bouger, répondre à l’envie sans pousser longtemps et limiter le temps assis sur les toilettes. Une augmentation brutale des fibres peut majorer ballonnements ; un laxatif de lest ou osmotique peut être conseillé selon la situation. Il n’est pas utile d’imposer l’éviction universelle des épices, du café ou d’un aliment si aucune relation individuelle n’est observée. Une toilette douce à l’eau ou avec un support non irritant, puis un séchage sans frotter, limite l’irritation.
Lingettes parfumées, antiseptiques répétés et grattage peuvent entretenir brûlures et démangeaisons. Le paracétamol peut être utilisé si compatible avec la personne; les anti-inflammatoires non stéroïdiens exposent à des risques digestifs, rénaux, cardiovasculaires et liés à la grossesse et demandent un conseil adapté.
Les traitements dits veinotoniques ont un rôle symptomatique limité et ne remplacent pas l’évaluation d’un saignement. Une thrombose externe récente et très douloureuse peut parfois être incisée ou excisée sous anesthésie locale après examen, surtout précocement. Dans d’autres cas, traitement de la douleur et évolution naturelle sont préférés. Une marisque, petit repli de peau restant après la thrombose, n’est pas un caillot actif et n’exige pas automatiquement un geste.
Si les hémorroïdes internes continuent à saigner ou à sortir malgré les mesures médicales, un traitement instrumental peut être proposé en consultation. La ligature élastique place un anneau au-dessus de la zone sensible pour provoquer une cicatrice de fixation. Photocoagulation infrarouge et sclérothérapie ont d’autres indications. Plusieurs séances peuvent être nécessaires ; douleur, saignement différé, malaise, infection ou rétention urinaire sont possibles. Un saignement abondant ou de la fièvre après ligature impose un contact urgent. [M10]
La chirurgie s’adresse aux formes sélectionnées: prolapsus important, symptômes persistants, composante externe ou échec des autres méthodes. Hémorroïdectomie, techniques de fixation ou ligature artérielle guidée n’ont pas les mêmes douleurs postopératoires, récidives et indications. Une technique moins douloureuse à court terme n’est pas automatiquement la plus durable.
Les AINS ne doivent pas être pris en automédication pendant la grossesse. Les symptômes régressent souvent après l’accouchement, mais un saignement reste à évaluer. Un traitement anticoagulant ne doit pas être arrêté seul devant une rectorragie: il augmente la gravité potentielle du saignement et impose de contacter le prescripteur ou les urgences selon l’importance. [M7][M8]
Cette page ne permet pas de distinguer à distance hémorroïde, fissure, abcès ou tumeur et ne propose pas de réservation directe d’un geste. Elle remplace une ancienne page promotionnelle et reste non publiée jusqu’à la décision binaire du gastro-entérologue relecteur.
Sang rouge vif et prolapsus évoquent surtout une atteinte interne ; une boule douloureuse brutale au bord de l’anus évoque une thrombose externe. Démangeaison et suintement sont moins spécifiques et peuvent venir d’une irritation cutanée.
Une douleur coupante liée à la selle oriente davantage vers une fissure ; douleur permanente et fièvre vers un abcès. La couleur du sang ne suffit pas à exclure une autre cause digestive.
L’examen associe inspection, parfois toucher rectal et anuscopie.
Une coloscopie est décidée pour rechercher une autre cause selon le profil ; elle n’est pas automatique chez tout patient. Le diagnostic de maladie hémorroïdaire n’autorise pas à ignorer un nouveau symptôme.
Rendez les selles souples, évitez la poussée et les stations prolongées aux toilettes, maintenez une toilette douce.
Une crise qui ne s’améliore pas en quelques jours, un prolapsus difficile à réduire ou une douleur soudaine intense justifient l’examen. Ne percez pas une thrombose et n’appliquez pas de produit caustique.
Les gestes instrumentaux concernent surtout des hémorroïdes internes persistantes après mesures médicales. Ligature, infrarouge ou sclérothérapie créent une cicatrice qui réduit saignement ou prolapsus ; ils ne retirent pas tous les coussinets.
Le patient reçoit des consignes sur douleur, saignement retardé, fièvre et numéro à appeler.
Prolapsus important, maladie externe associée, récidives ou échec des traitements peuvent conduire à une consultation chirurgicale.
Une consultation préalable choisit la technique; aucun CTA ne doit réserver directement l’opération.
Pendant la grossesse, privilégiez mesures de transit et traitements validés ; les AINS ont des contre-indications selon le terme. Après l’accouchement, une amélioration est fréquente mais non garantie.
Ne stoppez aucun traitement seul et signalez Crohn, rectocolite, immunosuppression et interventions antérieures avant un acte proctologique.
Non. Fissure, inflammation, polype ou cancer peuvent aussi saigner. Un premier épisode ou une répétition doit être examiné.
Elle est le plus souvent bénigne, mais le diagnostic à distance est incertain. Sang abondant, selles noires, malaise, fièvre ou douleur intense nécessitent un avis rapide.
Un prolapsus peut parfois rentrer seul ou doucement, mais ne forcez pas une masse très douloureuse, sombre ou impossible à réduire. Faites-la examiner.
Elles peuvent soulager brièvement douleur ou irritation. Elles ne corrigent pas toujours le prolapsus et ne remplacent pas le traitement du transit ni l’examen d’un saignement.
Non. Un geste éventuel se réalise dans des conditions médicales après confirmation du diagnostic. Le faire soi-même expose à saignement et infection.
C’est un traitement instrumental généralement réalisé en consultation pour certaines hémorroïdes internes. Il diffère d’une hémorroïdectomie chirurgicale.
Oui. Une douleur ou un saignement ne doit pas être automatiquement attribué à la grossesse.