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Hématurie à Le Tampon : 3 praticiens

3 professionnels référencés.

Professionnels référencés

Docteur Hawa Traore

3 professionnels affichés
100 RUE DE FRANCE · 97430 Le-Tampon

Dr Traore Hawa

néphrologue
100 RUE DE FRANCE
97430 Le-Tampon
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Hématurie ».

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Dr Coulibaly Moussa

néphrologue
100 RUE DE FRANCE
97430 Le-Tampon
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Hématurie ».

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DR BOUKADIDA Mohamed Amine

néphrologue 5.0/5 — 2 avis externes
100 RUE DE FRANCE
97430 Le-Tampon
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Hématurie ».

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Guide médical

Hématurie : que signifie du sang dans les urines ?

L’hématurie désigne la présence de globules rouges dans les urines. Elle est macroscopique quand l’urine devient rose, rouge ou brune, et microscopique lorsqu’elle n’est détectée que par un test. Infection urinaire, calcul, maladie de la prostate, lésion de la vessie, maladie rénale glomérulaire, traumatisme ou tumeur font partie des causes possibles; aucune ne peut être déduite de la couleur seule. L’ECBU confirme les globules rouges et recherche une infection. Selon le contexte, le bilan associe fonction rénale, recherche de protéines, imagerie et parfois cystoscopie. Une fièvre avec douleur lombaire, des caillots empêchant d’uriner, un saignement abondant avec malaise, une grossesse, un rein unique ou une baisse importante des urines impose une évaluation urgente.

Hématurie visible ou microscopique : quelle différence ?

Une hématurie visible colore les urines du rose au rouge ou au brun. Elle peut être intermittente : le retour à des urines claires ne prouve pas que la cause a disparu. Une hématurie microscopique est découverte par bandelette puis confirmée par l’examen du sédiment urinaire ou l’ECBU. L’intensité de la couleur ne mesure pas de manière fiable la gravité.

Les règles peuvent contaminer le prélèvement. Le contexte et un prélèvement correctement recueilli permettent de distinguer ces situations. Il ne faut ni conclure au cancer devant toute urine rouge, ni banaliser un épisode indolore.

Quelles sont les causes possibles ?

Les causes fréquentes incluent cystite, pyélonéphrite, calcul urinaire, inflammation de la prostate, traumatisme ou geste récent. Une hématurie peut aussi venir d’une maladie de la vessie ou des voies excrétrices, dont une tumeur, en particulier avec âge, tabagisme ou exposition professionnelle. Le cancer n’est donc pas la seule explication, mais doit être écarté quand le profil l’exige.

Une atteinte des filtres du rein, appelés glomérules, est évoquée si l’hématurie s’accompagne de protéines dans les urines, d’œdèmes, d’hypertension, d’une baisse de fonction rénale ou de cylindres et globules rouges d’aspect particulier au microscope. Un effort intense peut provoquer une hématurie transitoire, mais sa persistance ou sa répétition nécessite le même raisonnement diagnostique.

Pourquoi consulter même si cela ne fait pas mal ?

Une infection donne souvent brûlures, envies fréquentes et parfois fièvre; un calcul provoque volontiers une douleur lombaire intense. À l’inverse, une hématurie liée à une lésion de vessie peut être indolore et intermittente. L’absence de douleur n’est donc pas rassurante à elle seule.

Le bilan ne doit pas être supprimé au motif du traitement. En revanche, arrêter brutalement l’anticoagulant peut exposer à une thrombose: seul le professionnel qui évalue le rapport entre saignement et risque thrombotique adapte le traitement.

Quels examens sont réalisés en premier ?

Le médecin précise début, couleur, caillots, douleur, fièvre, symptômes urinaires, règles, effort, traumatisme, traitements et facteurs de risque. La bandelette repère notamment sang, leucocytes et nitrites. L’ECBU confirme l’hématurie, quantifie les cellules et recherche une infection avec antibiogramme si un germe est identifié. En cas de règles, un prélèvement ultérieur bien recueilli peut être nécessaire.

Une prise de sang évalue notamment créatinine et numération selon la situation. Le rapport albumine ou protéines sur créatinine, la pression artérielle et l’analyse du sédiment orientent vers une origine rénale. Un test normal isolé ne clôt pas toujours l’enquête après une hématurie visible documentée.

Quand faut-il une échographie, un scanner ou une cystoscopie ?

L’imagerie est choisie selon l’âge, le risque, la douleur, la fonction rénale, la grossesse et la cause suspectée. L’échographie peut explorer reins et vessie sans irradiation. Le scanner détecte mieux certaines lithiases et explore les voies urinaires dans des indications précises, mais l’injection d’iode et l’irradiation doivent être justifiées.

La cystoscopie permet à l’urologue de regarder l’intérieur de la vessie. Elle peut être nécessaire même si l’échographie est rassurante, car les examens ne répondent pas tous à la même question. La cytologie urinaire recherche des cellules anormales dans certaines situations ; un résultat négatif n’exclut pas à lui seul une tumeur.

Urologue ou néphrologue : vers qui être orienté ?

Le médecin traitant coordonne souvent le premier bilan. Une suspicion d’origine des voies urinaires — hématurie visible, caillots, symptômes prostatiques, calcul, anomalie de la vessie ou facteurs de risque tumoraux — conduit volontiers vers l’urologue. Une protéinurie, une baisse de fonction rénale, une hypertension ou des anomalies glomérulaires orientent plutôt vers le néphrologue.

Ces parcours ne s’excluent pas : certaines situations nécessitent les deux avis. Une page locale ne peut pas attribuer l’origine du sang à partir d’un mot-clé ni promettre qu’un professionnel réalise cystoscopie ou imagerie. Elle doit orienter vers le bon niveau de consultation après un premier tri clinique et biologique.

Questions fréquentes

Une seule urine rouge justifie-t-elle une consultation ?

Oui. Même unique, indolore et résolue, une hématurie visible mérite d’être signalée et évaluée.

Le sang dans les urines signifie-t-il toujours un cancer ?

Non. Infection, calcul, prostate, rein et autres causes sont possibles, mais une tumeur doit parfois être recherchée.

Les règles peuvent-elles fausser l’analyse ?

Oui. Une contamination est possible ; le médecin peut demander un nouveau prélèvement recueilli hors saignement menstruel.

Dois-je arrêter mon anticoagulant ?

Contactez rapidement l'équipe qui prescrit votre anticoagulant pour connaître la conduite à tenir. Le traitement peut aggraver le saignement, tandis qu'un arrêt non encadré peut exposer à des complications thrombotiques. En cas de saignement important ou de malaise, appelez le 15 ou le 112 et demandez les instructions concernant les prochaines prises.

L’ECBU suffit-il pour trouver la cause ?

Pas toujours. Il confirme l’hématurie et recherche une infection ; le contexte peut imposer bilan rénal, imagerie ou cystoscopie.

Sources et références