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Fissure anale à Aix en Provence : 4 praticiens

4 professionnels référencés.

Professionnels référencés

Cabinet chirurgien viscéral et digestif — 42 AV MAL DE LATTRE DE TASSIGNY

3 professionnels affichés
42 AV MAL DE LATTRE DE TASSIGNY · 13090 Aix-En-Provence

Dr Kadji Mathieu

chirurgien viscéral et digestif 4.4/5 — 36 avis externes
42 AV MAL DE LATTRE DE TASSIGNY
13090 Aix-En-Provence
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Fissure anale ».

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Dr Angot Cedric

chirurgien viscéral et digestif 4.9/5 — 71 avis externes
42 AV MAL DE LATTRE DE TASSIGNY
13090 Aix-En-Provence
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Fissure anale ».

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Dr Khalil Ange

chirurgien viscéral et digestif 5.0/5 — 48 avis externes
42 AV MAL DE LATTRE DE TASSIGNY
13090 Aix-En-Provence
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Fissure anale ».

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Dr Bonnard Loic

chirurgien viscéral et digestif
235 ALLEE NICOLAS DE STAEL
13080 Aix-En-Provence
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Fissure anale ».

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Guide médical

Fissure anale : symptômes, diagnostic et traitements

La fissure anale est une déchirure de la peau de la partie basse du canal anal. Elle provoque typiquement une douleur vive ou brûlante pendant la selle, suivie d’une accalmie puis parfois d’une reprise douloureuse durant plusieurs heures, avec un peu de sang rouge. Une selle dure est un déclencheur fréquent, mais une diarrhée peut aussi irriter la zone.

Le diagnostic repose le plus souvent sur l’interrogatoire et une inspection douce ; il ne faut pas forcer un examen très douloureux. Une fissure latérale, multiple, inhabituelle ou qui ne cicatrise pas conduit à rechercher une maladie inflammatoire, une infection ou plus rarement une tumeur. Le traitement vise d’abord à rendre les selles souples, soulager la douleur et favoriser la cicatrisation. Des traitements locaux prescrits peuvent diminuer le spasme du sphincter.

En cas d’échec, de chronicité ou de complication, une prise en charge proctologique et parfois une intervention sont discutées en tenant compte du risque de trouble de continence.

Quels symptômes évoquent une fissure anale ?

La douleur est souvent déclenchée par le passage d’une selle et décrite comme une coupure ou une brûlure. Elle peut persister après la défécation à cause d’un spasme du sphincter interne. Une petite quantité de sang rouge peut apparaître sur le papier ou la selle. L’intensité varie et peut entraîner une peur d’aller aux toilettes, aggravant la constipation.

Une douleur continue, pulsatile, accompagnée de fièvre ou d’un gonflement évoque plutôt un abcès. Des démangeaisons ou une boule indolore orientent vers d’autres diagnostics. Les hémorroïdes et la fissure peuvent coexister, mais tout saignement ne doit pas être attribué automatiquement à l’une d’elles sans examen, surtout s’il est nouveau ou persistant.

Pourquoi la fissure peut-elle devenir chronique ?

Une selle dure ou volumineuse peut déchirer l’anoderme. La douleur déclenche ensuite une contraction réflexe du sphincter, qui réduit la circulation locale et gêne la cicatrisation. Constipation, efforts de poussée et appréhension entretiennent ce cercle. Une diarrhée répétée peut aussi provoquer ou réactiver une fissure.

Une fissure chronique présente parfois un repli cutané externe et une petite papille interne. Ces éléments peuvent persister même après cicatrisation. La durée seule n’explique pas tout : emplacement latéral, lésions multiples ou aspect irrégulier imposent d’envisager maladie de Crohn, infection sexuellement transmissible, maladie dermatologique ou lésion tumorale.

Comment le diagnostic est-il posé ?

Une inspection douce en écartant les plis suffit souvent à voir une fissure typique. Le toucher rectal ou l’anuscopie peuvent être reportés si la douleur est trop forte; forcer l’examen n’améliore pas le diagnostic.

Des examens complémentaires sont décidés selon l’âge, les facteurs de risque, l’aspect et la persistance du saignement. Ils ne sont pas systématiques pour une fissure postérieure typique récente. Une localisation inhabituelle ou une absence de cicatrisation après traitement justifie une réévaluation spécialisée et parfois des prélèvements, une endoscopie ou une imagerie.

Comment rendre les selles moins traumatisantes ?

Le traitement du transit est central. Boire selon ses besoins, augmenter progressivement les fibres si elles sont tolérées, bouger et respecter l’envie d’aller à la selle peuvent aider. Une augmentation brutale des fibres peut majorer ballonnements et douleur. Le médecin ou pharmacien conseille si nécessaire un laxatif osmotique et adapte la durée.

Évitez de pousser longtemps, de retenir les selles et d’utiliser au hasard suppositoires ou lavements irritants. Une hygiène douce à l’eau, sans frottement ni produits parfumés, limite l’irritation. Les bains tièdes peuvent soulager certaines personnes mais ne remplacent pas la régulation du transit ni le traitement prescrit.

Quels traitements médicaux sont proposés ?

Des antalgiques et des soins locaux peuvent soulager. Ils peuvent provoquer maux de tête ou irritation selon la molécule. Dose, application et durée doivent suivre la prescription; davantage de produit n’accélère pas la guérison.

Une injection de toxine botulique peut être discutée par une équipe spécialisée dans certaines situations, avec un effet temporaire sur le sphincter. En l’absence d’amélioration, il faut vérifier l’observance, la consistance des selles et le diagnostic plutôt que prolonger indéfiniment une automédication.

Quand une intervention devient-elle nécessaire ?

Une chirurgie est envisagée devant une fissure chronique douloureuse malgré un traitement médical bien conduit, des récidives importantes ou une complication. La fissurectomie retire les tissus fibreux pour créer une plaie propre qui cicatrise progressivement. La sphinctérotomie latérale diminue durablement la contraction du sphincter et nécessite une évaluation individualisée du risque de continence.

Le choix dépend des antécédents obstétricaux, d’une chirurgie anale, de troubles de continence, de l’examen du sphincter et de l’expérience de l’équipe. Une consultation proctologique précède toute intervention. La durée de cicatrisation, la douleur, les soins locaux, l’arrêt de travail et les risques doivent être expliqués ; une route d’annuaire ne vaut pas indication opératoire.

Comment prévenir les récidives et préparer la consultation ?

Après amélioration, conserver un transit régulier et des selles souples limite les rechutes. Adaptez progressivement alimentation, hydratation et activité. Demandez combien de temps poursuivre un éventuel laxatif plutôt que de l’arrêter dès la première selle indolore. Consultez si la douleur ou le sang reviennent fréquemment.

Notez ancienneté, lien avec les selles, quantité de sang, constipation ou diarrhée, traitements essayés, grossesse ou accouchement, antécédents digestifs et perte de poids. Le médecin traitant peut commencer la prise en charge ; gastro-entérologue, proctologue ou chirurgien colorectal interviennent si le diagnostic est incertain, la fissure atypique ou le traitement inefficace.

Questions fréquentes

Une fissure anale est-elle un cancer ?

Non, une fissure typique est une déchirure bénigne. Une plaie atypique ou qui ne cicatrise pas doit toutefois être examinée pour écarter une autre cause.

Faut-il faire une coloscopie ?

Pas systématiquement. L’indication dépend de l’âge, du type de saignement, des facteurs de risque, du transit et de l’examen.

Pourquoi la douleur reprend-elle après la selle ?

Le spasme du sphincter peut entretenir une douleur retardée et réduire la circulation nécessaire à la cicatrisation.

Les fibres suffisent-elles ?

Elles peuvent aider à assouplir les selles, mais doivent être augmentées progressivement. Un laxatif ou un traitement local peut être nécessaire.

Une fissure peut-elle guérir sans chirurgie ?

Oui, beaucoup cicatrisent avec régulation du transit et traitement médical. La chirurgie est réservée à certaines formes chroniques ou compliquées.

Quand faut-il craindre un abcès ?

Une douleur continue et croissante avec fièvre, gonflement ou pus nécessite un avis rapide ; ce tableau n’est pas celui d’une fissure simple.

Sources et références