Dr Bitsis Theodosios
cardiologue 4 RUE DU GALILEE77420 Champs-Sur-Marne Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Extrasystoles ».
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Guide médical
Une extrasystole est un battement électrique prématuré qui naît dans les oreillettes, la jonction ou les ventricules. La pause qui suit et le battement plus fort donnent parfois l’impression que le cœur s’arrête, saute ou cogne. Beaucoup surviennent chez des personnes sans maladie cardiaque et restent bénignes. Leur signification change toutefois lorsqu’elles sont nombreuses, déclenchées par l’effort, associées à une syncope, ou présentes sur un cœur malade. L’électrocardiogramme identifie leur origine lorsqu’elles surviennent pendant l’enregistrement; un Holter les compte sur une durée plus longue. Douleur thoracique, essoufflement, malaise ou déficit neurologique avec palpitations impose une prise en charge urgente. [M3][M4]
Le battement prématuré éjecte parfois peu de sang et passe inaperçu. Une courte pause suit, puis le battement normal peut être plus fort. La personne perçoit alors un vide, un choc ou un retournement dans la poitrine. Le cœur ne s’est pas réellement arrêté.
Extrasystoles auriculaires et ventriculaires se distinguent sur l’ECG, pas par la sensation. Palpitations rapides régulières, fibrillation atriale et anxiété peuvent produire des perceptions voisines. Une montre connectée peut enregistrer un tracé utile mais ne suffit pas à interpréter l’origine ou le risque.
Stress, manque de sommeil, alcool, caféine, nicotine, boissons énergisantes, fièvre et déshydratation peuvent augmenter les palpitations. Grossesse et fluctuations hormonales modifient aussi les perceptions.
Anémie, maladie thyroïdienne, anomalie du potassium ou du calcium, apnée du sommeil et maladie cardiaque font partie des causes recherchées. Ne concluez pas qu’un facteur banal explique tout si les symptômes changent. N’arrêtez pas seul un traitement prescrit, même si sa notice mentionne des palpitations.
Elles sont souvent rassurantes lorsqu’elles sont isolées, sans symptôme sévère, sans maladie cardiaque et que le bilan est normal. Leur fréquence peut varier d’un jour à l’autre. Le nombre seul ne résume cependant pas le risque et le seuil pertinent dépend de leur origine et du cœur.
Une extrasystole ventriculaire n’est pas automatiquement dangereuse. À l’inverse, une sensation rare peut correspondre à un autre rythme. L’objectif est de documenter le tracé pendant les symptômes et d’évaluer le contexte, plutôt que de rassurer ou inquiéter sur un mot isolé.
L’ECG de repos est le premier examen mais peut être normal entre les épisodes. Un Holter ECG de 24 heures ou plus enregistre le rythme pendant les activités et permet de rapprocher symptômes et tracé. Pour des épisodes rares, un enregistreur plus long peut être proposé.
L’échocardiographie recherche une anomalie de structure ou de fonction. Une épreuve d’effort est discutée lorsque les symptômes surviennent pendant l’activité. Le bilan sanguin peut rechercher anémie, thyroïde et électrolytes. Les examens sont choisis selon histoire, examen, antécédents et tracé, sans multiplier automatiquement les explorations.
Notez heure, durée, activité, position, consommation récente et symptômes associés. Indiquez si le début et la fin sont brusques, si le pouls paraît rapide ou irrégulier et si un malaise survient. Apportez les enregistrements de montre dans leur format original si possible.
Mentionnez antécédents familiaux de mort subite, cardiomyopathie ou trouble du rythme. Ces informations aident davantage qu’une estimation imprécise du nombre de battements manqués.
Lorsque le cœur est sain et les symptômes modérés, explication, sommeil suffisant et réduction des facteurs déclenchants peuvent suffire. Il n’est pas nécessaire de supprimer systématiquement café ou sport : testez une réduction ciblée et observez. L’activité est adaptée au bilan et aux symptômes.
Une ablation par cathéter concerne certaines formes symptomatiques ou très fréquentes. Les antiarythmiques ont des risques et ne doivent jamais être pris sur conseil non médical ou empruntés à un proche.
Le suivi dépend du tracé, du nombre, de l’évolution et de la structure du cœur. Une modification des symptômes, une baisse de tolérance à l’effort ou une syncope impose une réévaluation. Conservez les comptes rendus de Holter et d’échographie pour comparer.
La carte et le rendez-vous doivent viser le même praticien et le même lieu, et le cabinet doit confirmer l’examen attendu.
Non. C’est un battement prématuré suivi d’une pause, ce qui peut donner une impression d’arrêt bref.
Non. Elles sont souvent bénignes sur un cœur sain, mais le contexte, le tracé et les symptômes déterminent le risque.
Pas automatiquement. Une réduction peut être testée si une relation est observée, sans remplacer le bilan.
Non si elles sont intermittentes. Un Holter ou un enregistrement plus long peut être nécessaire.
Cela dépend des symptômes et du bilan. Des palpitations à l’effort, une syncope ou une maladie cardiaque exigent un avis préalable.