DR AJILI-FERTe Nadia
neurologue 317 BOULEVARD DU REDON13009 Marseille Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Épilepsie ».
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Guide médical
L’épilepsie est une maladie cérébrale caractérisée par une prédisposition durable à faire des crises. Toutes les crises ne provoquent pas de convulsions : rupture de contact, mouvements automatiques, sensation inhabituelle ou secousses localisées sont possibles.
L’évaluation associe récit précis, témoignage ou vidéo, examen, électroencéphalogramme et imagerie selon le contexte. Les médicaments antiépileptiques visent l’absence de crise avec le moins d’effets indésirables; ils ne doivent pas être arrêtés brutalement. Si les crises persistent malgré des traitements appropriés, un centre spécialisé recherche une chirurgie ou une autre option.
Appelez le 15 ou le 112 pour une crise de cinq minutes ou plus, des crises répétées sans récupération, une première crise, une difficulté respiratoire, ou une crise pendant une grossesse, dans l’eau ou après un traumatisme. [M4] [M5]
Une crise focale débute dans une région du cerveau. Elle peut provoquer sensation étrange, peur brusque, odeur inexistante, mouvements d’un membre, automatisme ou rupture de contact, avec ou sans souvenir. Elle peut s’étendre et devenir bilatérale convulsive. Une crise généralisée peut causer absences, secousses brèves ou perte de connaissance avec raideur puis convulsions.
Après une crise tonico-clonique, confusion, fatigue, douleurs musculaires, morsure latérale de langue ou mal de tête sont possibles. Incontinence et convulsions ne sont pas spécifiques à elles seules. Une syncope peut comporter quelques secousses.
Regardez l’heure, sécurisez le sol, protégez la tête avec un vêtement et éloignez meubles et circulation. Retirez les lunettes et desserrez le col. La langue ne peut pas être avalée.
Quand les secousses cessent, vérifiez la respiration et placez la personne sur le côté si elle respire normalement. Restez jusqu’au retour à son état habituel. Un traitement d’urgence prescrit peut être administré par une personne formée selon le protocole individuel. En l’absence de respiration normale, commencez la réanimation et utilisez un défibrillateur.
Une vidéo prise sans retarder les secours peut être utile. Prise de sang, ECG et autres examens recherchent hypoglycémie, trouble électrolytique, intoxication ou cause cardiaque. Une première crise justifie une évaluation rapide.
L’EEG enregistre l’activité électrique et peut montrer des anomalies entre les crises. Un EEG normal n’exclut pas l’épilepsie ; des enregistrements prolongés ou pendant le sommeil peuvent aider. L’IRM recherche une lésion structurelle selon le type et l’âge. Le diagnostic associe clinique et examens, sans se fonder sur un seul tracé.
L’objectif est l’absence de crise sans altérer vigilance, humeur ou cognition.
Prenez régulièrement aux horaires convenus. Un arrêt brutal peut provoquer des crises graves. Éruption, idées suicidaires, somnolence importante ou nouveau symptôme nécessitent un contact. Toute décision d’arrêt se fait progressivement avec le neurologue après une période adaptée sans crise.
Elle vérifie le diagnostic, le type de crise, l’observance et les facteurs favorisants. On ne doit pas multiplier indéfiniment les essais sans reconsidérer le dossier.
Un bilan vidéo-EEG, une imagerie spécialisée et des évaluations neuropsychologiques peuvent localiser un foyer. Une chirurgie est possible si celui-ci peut être traité sans déficit disproportionné. Stimulation du nerf vague, autres neuromodulations et régimes spécifiques peuvent être proposés dans certains cas. Il n’existe aucun CTA direct vers l’opération.
Les lumières clignotantes ne concernent qu’une minorité photosensible. Tenir un calendrier aide à repérer cycle menstruel, sommeil et circonstances sans culpabiliser: certaines crises surviennent sans facteur évitable.
Une activité physique est généralement bénéfique avec adaptations. Natation seule, baignade sans surveillance, hauteur, machines dangereuses et feu demandent des règles spécifiques selon le contrôle des crises. Douche plutôt que bain et protection nocturne peuvent être discutées. Le risque de mort inattendue liée à l’épilepsie mérite une information personnalisée, surtout si crises tonico-cloniques persistent.
La conduite est soumise à des règles médicales et administratives selon le type de permis et la durée sans crise. Le neurologue informe, mais l’aptitude relève du circuit réglementaire ; ne conduisez pas après une nouvelle crise sans avis. À l’école ou au travail, préparez avec l’équipe soignante un plan indiquant les premiers gestes et, s’il est prescrit, le traitement d’urgence. [M5] [M4]
Contraception et antiépileptiques peuvent interagir, ce qui justifie une vérification.
Non. Cela blesse la personne et le sauveteur. Protégez la tête et ne bloquez pas les mouvements.
Non. L’EEG peut être normal entre les crises ; le diagnostic repose sur l’ensemble du dossier.
Pas toujours.
Oui le plus souvent, avec des adaptations pour l’eau, la hauteur et les activités où une perte de conscience serait dangereuse.
Oui.