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Dissection aortique à Marseille : 3 praticiens

3 professionnels référencés.

Professionnels référencés

DR MANCIET Pierre

chirurgien vasculaire
38 AVENUE DE TOULON
13006 Marseille

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Dissection aortique ».

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DR QUERON Sebastien

chirurgien thoracique et cardio-vasculaire 5.0/5 — 1 avis
317 BOULEVARD DU REDON
13009 Marseille
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Dissection aortique ».

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Dr Gaudry Marine

chirurgien vasculaire
264 Rue SAINT PIERRE
13005 Marseille
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Dissection aortique ».

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Guide médical

Dissection aortique : reconnaître l’urgence et comprendre la prise en charge

La dissection aortique est une déchirure de la couche interne de l’aorte qui permet au sang de séparer les couches de sa paroi. Elle appartient aux syndromes aortiques aigus, avec l’hématome intramural et l’ulcère pénétrant.

Elle peut interrompre l’irrigation du cerveau, du cœur, des reins, de l’intestin ou d’un membre, provoquer une fuite de la valve aortique, un épanchement autour du cœur ou une rupture. Une douleur thoracique, dorsale ou abdominale très brutale, maximale d’emblée, surtout avec malaise, déficit neurologique, essoufflement ou différence de pouls, impose d’appeler le 15 ou le 112. [M4] Il ne faut pas conduire soi-même ni attendre un rendez-vous.

La classification distingue généralement le type A, qui touche l’aorte ascendante et relève le plus souvent d’une chirurgie immédiate, et le type B, limité à l’aorte descendante, dont la stratégie dépend des complications. Même traitée, la maladie impose contrôle strict de la tension et imagerie à vie. Cette page explique le parcours, pas une conduite individualisée.

Que se passe-t-il dans la paroi de l’aorte ?

L’aorte sort du cœur, forme une crosse puis descend dans le thorax et l’abdomen. Une fissure de sa couche interne peut créer un faux chenal où le sang progresse entre les couches. La dissection peut s’étendre rapidement, comprimer le vrai chenal et obstruer une branche destinée à un organe. Une rupture externe provoque une hémorragie souvent catastrophique.

Le type A de Stanford implique l’aorte ascendante, même si la déchirure commence ailleurs. Le type B n’implique pas l’ascendante. Un anévrisme est une dilatation; il peut favoriser une dissection, mais les deux mots ne désignent pas la même lésion.

Quels symptômes doivent alerter ?

La douleur est classiquement soudaine, intense et thoracique ou entre les omoplates, parfois abdominale. Elle peut migrer. Mais certaines formes sont moins typiques, notamment chez une personne âgée ou neurologiquement atteinte. Malaise, syncope, essoufflement, signe d’AVC, ischémie d’un membre, douleur abdominale ou baisse des urines peuvent révéler une complication.

Une différence de tension entre les bras ou l’absence d’un pouls peut orienter, sans être obligatoire. Les symptômes recouvrent infarctus, embolie pulmonaire, péricardite et d’autres urgences. À domicile, il est impossible de les différencier sûrement. L’appel au SAMU permet une régulation et un transport vers la filière adaptée.

Qui présente un risque accru ?

L’hypertension artérielle est un facteur majeur. Un anévrisme connu, une valve aortique bicuspide, une coarctation, une maladie inflammatoire ou certaines maladies héréditaires du tissu conjonctif comme Marfan augmentent aussi le risque. Une chirurgie ou un cathétérisme aortique, un traumatisme et plus rarement grossesse ou post-partum peuvent intervenir.

La plupart des hypertendus ne feront jamais de dissection, et l’absence de facteur connu ne l’exclut pas. Une histoire familiale d’aortopathie ou de mort aortique précoce doit être signalée.

Comment le diagnostic est-il posé à l’hôpital ?

L’équipe stabilise respiration et circulation, contrôle douleur et tension, réalise ECG et prélèvements et évalue la probabilité. Un angioscanner de l’aorte est souvent l’examen de première ligne car il montre extension, branches et complications. Une échographie transœsophagienne ou une IRM peut être utilisée selon instabilité, disponibilité et contexte.

Une radiographie ou un D-dimère isolé ne suffit pas à exclure toutes les dissections. L’échographie transthoracique peut repérer un épanchement, une fuite aortique ou une atteinte proximale, mais ne doit pas retarder l’imagerie décisive. Les images sont transmises rapidement à une équipe de chirurgie cardiaque ou vasculaire selon le type.

Quels traitements sont utilisés ?

Le traitement initial réduit douleur, fréquence cardiaque et pression sur la paroi sous surveillance intensive. Une dissection aiguë de type A nécessite en général une chirurgie immédiate pour remplacer l’aorte ascendante atteinte, parfois la valve ou une partie de la crosse. L’étendue exacte du geste dépend de l’anatomie et de la malperfusion.

Une dissection de type B non compliquée peut être traitée médicalement avec surveillance rapprochée. Rupture, douleur ou hypertension incontrôlée, expansion, malperfusion d’un organe ou menace d’évolution peut conduire à une réparation endovasculaire ou chirurgicale. Les décisions sont pluridisciplinaires et urgentes ; aucune page ne permet de choisir soi-même entre ces options.

Pourquoi le suivi est-il à vie ?

Après l’épisode, une partie disséquée peut persister et l’aorte peut se dilater. Le suivi associe tension artérielle, traitement régulier et imagerie à intervalles définis par l’équipe. Le calendrier dépend de la réparation, du diamètre, de l’évolution et d’une éventuelle maladie génétique. Ne manquez pas un contrôle parce que la douleur a disparu.

L’activité physique, le port de charges et les projets de grossesse sont discutés individuellement. L’arrêt du tabac et le contrôle cardiovasculaire sont importants. Les apparentés peuvent nécessiter une évaluation lorsqu’une aortopathie héréditaire est suspectée. Un document précisant type de réparation et contacts doit accompagner le patient.

Questions fréquentes

La dissection aortique est-elle la même chose qu’un anévrisme ?

Non. L’anévrisme est une dilatation ; la dissection est une séparation aiguë des couches de la paroi. Ils peuvent être associés.

La douleur est-elle toujours déchirante ?

Non. Elle peut être atypique ou absente. Un déficit neurologique, un malaise ou une ischémie d’organe peut dominer.

Pourquoi ne pas prendre d’aspirine en attendant ?

Parce que plusieurs urgences se ressemblent et qu’un traitement utile dans l’une peut augmenter le risque de saignement dans une autre. Appelez le 15. [M4]

Toutes les dissections sont-elles opérées ?

Certaines formes de type B sont d’abord traitées médicalement, sauf complication.

Peut-on guérir définitivement ?

La phase aiguë peut être réparée ou stabilisée, mais l’aorte restante nécessite un suivi à vie et un contrôle strict de la tension.

Les enfants doivent-ils être dépistés ?

Une évaluation familiale peut être indiquée si une maladie héréditaire ou plusieurs événements aortiques familiaux sont suspectés ; elle se décide en consultation spécialisée.

Sources et références