Aller au contenu
LeMedecin.fr
Vous êtes professionnel de santé ? Espace Pro Espace patient

Annuaire local

Conisation à Paris : 4 praticiens

4 professionnels référencés.

Professionnels référencés

Cabinet gynécologue obstétricien — 8 PLACE DE L ABBE GEORGES HENOCQUE

2 professionnels affichés
8 PLACE DE L ABBE GEORGES HENOCQUE · 75013 Paris

DR GIRARD Noemie

gynécologue obstétricien
8 PLACE DE L ABBE GEORGES HENOCQUE
75013 Paris
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Conisation ».

Voir le profil

Dr Ngo Charlotte

chirurgien cancérologue
8 PLACE DE L ABBE GEORGES HENOCQUE
75013 Paris
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Conisation ».

Voir le profil

DR FALL Idrisse

gynécologue obstétricien 5.0/5 — 1 avis
9 RUE GUSTAVE DORE
75017 Paris
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Conisation ».

Voir le profil

Dr Friederich Ludovic

gynécologue obstétricien
28 AVENUE CARNOT
75017 Paris
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Conisation ».

Voir le profil

Guide médical

Conisation du col de l’utérus : indications, déroulement et suites

La conisation est une intervention programmée sur le col de l’utérus. Elle retire une pièce de tissu en forme de cône comprenant la zone anormale repérée par dépistage, colposcopie et biopsies.

Elle concerne surtout certaines lésions intraépithéliales de haut grade liées à une infection persistante par papillomavirus humain ; elle peut aussi traiter un cancer très superficiel dans des situations sélectionnées. Un test HPV positif ou un frottis anormal ne suffit pas automatiquement à décider une conisation : l’indication dépend de l’histologie, de la visibilité de la lésion, de l’âge et du projet de grossesse. La pièce entière est analysée pour confirmer le diagnostic et évaluer les marges.

L’intervention peut utiliser une anse électrique, un laser ou un bistouri selon l’équipe et se faire sous anesthésie locale, locorégionale ou générale. Des saignements légers et des pertes peuvent durer plusieurs semaines. Un saignement abondant, de la fièvre, une douleur croissante ou des pertes malodorantes imposent un avis rapide. Après une conisation pour lésion de haut grade, le suivi reste nécessaire même si les marges sont saines. [M7]

Pourquoi une conisation est-elle proposée ?

Le dépistage identifie un risque par test HPV ou cytologie. La colposcopie examine le col avec grossissement et permet des biopsies. Une lésion de haut grade confirmée peut progresser vers un cancer au fil des années, mais n’est pas encore un cancer invasif. Retirer la zone permet de traiter et d’obtenir une pièce plus complète pour l’analyse.

Certaines anomalies régressent et relèvent d’une surveillance plutôt que d’un geste immédiat, notamment selon âge, grade et contexte. À l’inverse, un cancer invasif nécessite un bilan et parfois un traitement plus large. La décision ne doit jamais reposer sur le seul mot HPV. Le résultat histologique exact et le projet obstétrical doivent être expliqués.

Comment préparer l’intervention ?

La consultation reprend résultats de dépistage, colposcopie et biopsies, antécédents, grossesses, traitements, allergies et risque hémorragique. Une grossesse possible doit être mentionnée. L’équipe précise anesthésie, jeûne éventuel, contraception, arrêt de travail et accompagnement au retour.

Demandez quelle quantité de col doit être retirée et comment le projet de grossesse est pris en compte. La profondeur dépend de la lésion et de la zone de transformation. Une conisation trop limitée peut laisser une lésion ; une exérèse plus importante peut fragiliser le col. Cette balance explique pourquoi le geste est individualisé plutôt que standardisé.

Comment se déroule la conisation ?

Un spéculum expose le col. Le chirurgien retire une pièce conique avec une anse diathermique, un bistouri ou un laser, puis contrôle le saignement. Le geste peut être ambulatoire. La technique et l’anesthésie dépendent de la lésion, du matériel, des habitudes du centre et de la situation de la patiente.

La pièce est orientée et envoyée en anatomopathologie. L’analyse précise type et grade, recherche une invasion et indique si la lésion atteint les marges. Le compte rendu opératoire ne remplace pas ce résultat définitif. Une marge atteinte n’impose pas automatiquement la même décision à toutes : surveillance, nouvelle exérèse ou autre traitement dépend du risque global.

Quelles suites sont habituelles ?

Crampes légères, pertes brunâtres ou aqueuses et saignements modérés peuvent survenir pendant deux à quatre semaines. Une reprise autour d’une dizaine de jours peut correspondre à la cicatrisation, mais un flux important doit être signalé. Utilisez des protections externes plutôt que des tampons selon la durée indiquée par l’équipe.

Les rapports avec pénétration, bains, piscine et activité intense sont généralement évités jusqu’à cicatrisation selon les consignes. Une douche est habituellement possible. La reprise du travail dépend de l’anesthésie, du saignement et de l’activité. N’appliquez aucun produit vaginal non prescrit. Le résultat histologique doit faire l’objet d’un rendez-vous ou d’une transmission organisée.

Quels risques et effets sur une grossesse future ?

Les risques immédiats sont hémorragie, infection, réaction anesthésique et, rarement, lésion voisine. À distance, le col peut se rétrécir, gêner certains prélèvements ou, selon la quantité retirée et les gestes répétés, augmenter le risque d’accouchement prématuré. La majorité des personnes peuvent néanmoins avoir une grossesse après conisation.

Informez sage-femme et obstétricien d’une conisation antérieure. Une surveillance de la longueur du col n’est pas déduite automatiquement d’une page générale ; elle dépend de l’histoire et des recommandations. Le désir de grossesse ne doit pas conduire à négliger une lésion à haut risque, mais pousse à choisir le geste nécessaire le plus conservateur possible.

Quel suivi après le résultat ?

Le suivi combine le compte rendu anatomopathologique et des tests HPV ou cytologiques selon le protocole national. Une marge atteinte, une anomalie glandulaire ou une suspicion d’invasion modifie le calendrier et peut conduire à une nouvelle discussion spécialisée.

La vaccination HPV après exposition ne traite pas la lésion retirée, mais peut être discutée selon l’âge et les recommandations. Le partenaire n’a pas à subir le même geste. Le tabac favorise la persistance virale et son arrêt est utile. Des saignements entre les règles ou après rapports, des pertes anormales ou une douleur nouvelle doivent être signalés sans attendre le contrôle programmé.

Questions fréquentes

Un frottis anormal conduit-il toujours à une conisation ?

Non. La décision repose surtout sur colposcopie, biopsies, grade, âge et contexte ; de nombreuses anomalies sont surveillées.

La conisation signifie-t-elle que j’ai un cancer ?

Le plus souvent elle traite une lésion précancéreuse. L’analyse de la pièce vérifie précisément s’il existe ou non une invasion.

Est-ce douloureux ?

L’anesthésie limite la douleur du geste. Des crampes légères sont possibles ensuite ; une douleur croissante ou intense doit être signalée.

Combien de temps saigne-t-on ?

Des pertes et saignements modérés peuvent durer plusieurs semaines. Un flux abondant, notamment avec caillots, nécessite un contact urgent avec le service. En cas de saignement important avec malaise grave ou perte de connaissance, appelez le 15/112. [M8][M4]

Puis-je avoir une grossesse après ?

Oui le plus souvent. Le risque obstétrical dépend notamment de la profondeur et du nombre de conisations et sera signalé au suivi de grossesse.

Pourquoi faut-il encore des contrôles si les marges sont saines ?

Le test de contrôle vérifie que le risque a réellement diminué.

Sources et références