DR DALMEIDA Rosario
gastro-entérologue et hépatologue 65 RUE DES PERREYEUX49800 Trelaze Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Cancer de l'estomac ».
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Guide médical
Le cancer de l’estomac, ou cancer gastrique, est le plus souvent un adénocarcinome développé à partir de la muqueuse. Des douleurs persistantes du haut de l’abdomen, une perte de poids, une satiété précoce, des vomissements, une difficulté à avaler, une anémie ou un saignement digestif peuvent conduire au bilan, mais ces signes ont aussi de nombreuses causes non cancéreuses.
Le diagnostic ne peut pas être posé sur les symptômes ni sur un scanner seul : il repose sur une endoscopie œsogastroduodénale avec biopsies analysées en anatomopathologie. Le bilan précise ensuite l’extension et les caractéristiques biologiques utiles au traitement. L’infection chronique par Helicobacter pylori est un facteur de risque important, sans signifier que toute personne infectée développera un cancer. Le dossier est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire.
L’accompagnement nutritionnel est essentiel avant et après une gastrectomie. Cette page informe sur le parcours sans remplacer l’équipe d’oncologie digestive.
Au début, le cancer gastrique peut être silencieux ou provoquer des troubles banals : gêne ou douleur épigastrique, digestion difficile, nausées, baisse d’appétit ou satiété rapide. Une perte de poids, une fatigue liée à l’anémie, des vomissements répétés, une difficulté progressive à avaler ou un saignement digestif sont plus préoccupants. Aucun de ces signes n’est spécifique.
Une douleur d’estomac récente ne signifie donc pas cancer, mais des symptômes persistants ou associés à une altération générale doivent être évalués. Un traitement antiacide qui soulage temporairement ne remplace pas le bilan lorsqu’un signal d’alarme existe.
L’infection durable par Helicobacter pylori favorise gastrite chronique et lésions précancéreuses chez une minorité de personnes. Son diagnostic et son éradication répondent à des indications précises. Le tabagisme, certaines habitudes alimentaires très salées ou fumées, une gastrite atrophique, une chirurgie gastrique ancienne et des antécédents familiaux peuvent aussi augmenter le risque.
De rares prédispositions héréditaires existent, notamment le syndrome de Lynch ou le cancer gastrique diffus héréditaire. Une consultation d’oncogénétique peut être proposée selon l’âge, le type histologique et l’histoire familiale. La présence d’un facteur de risque ne permet pas de prédire individuellement la maladie et son absence ne l’exclut pas.
La gastroscopie visualise l’œsophage, l’estomac et le duodénum à l’aide d’un endoscope. Le gastro-entérologue prélève plusieurs biopsies de la lésion et souvent de la muqueuse pour l’analyse. L’anatomopathologiste précise la nature du cancer. Une recherche d’Helicobacter pylori est habituellement intégrée au parcours. Une biopsie négative peut parfois devoir être répétée si l’aspect reste suspect.
Le compte rendu histologique peut inclure des biomarqueurs qui orientent certains traitements dans les formes avancées, par exemple HER2 et d’autres caractéristiques selon les recommandations en vigueur. Il faut distinguer le diagnostic, fourni par le tissu, du bilan d’extension. Une prise de sang peut montrer une anémie ou un retentissement, mais aucun marqueur sanguin ne remplace la biopsie.
Un scanner du thorax, de l’abdomen et du pelvis recherche l’extension locale, ganglionnaire ou à distance. Une échoendoscopie peut préciser la profondeur d’une tumeur localisée. Selon le contexte, d’autres examens ou une cœlioscopie exploratrice sont discutés. Le stade final tient compte de la paroi, des ganglions et des métastases ; il ne se résume pas à la taille visible.
Les résultats sont rassemblés avant une réunion de concertation pluridisciplinaire réunissant notamment gastro-entérologue, chirurgien digestif, oncologue, radiologue et anatomopathologiste. La proposition dépend du stade, du type de tumeur, de l’état général, des préférences et de la faisabilité nutritionnelle. Le patient reçoit un plan personnalisé et peut demander que les options lui soient réexpliquées.
Certaines tumeurs superficielles à faible risque peuvent relever d’une résection endoscopique dans un centre expert. Pour une maladie opérable, la chirurgie retire une partie ou la totalité de l’estomac avec des ganglions. La stratégie exacte n’est jamais déduite d’une information générale en ligne.
Dans une maladie non opérable ou métastatique, des traitements systémiques visent à contrôler la maladie et les symptômes. Radiothérapie, endoscopie, dérivation ou soins de support peuvent traiter une douleur, un saignement ou une obstruction. Les soins palliatifs précoces sont compatibles avec un traitement anticancéreux.
La maladie et les traitements peuvent réduire l’appétit, provoquer une satiété rapide et entraîner perte de poids ou carences. Une évaluation nutritionnelle intervient tôt. Après gastrectomie, les repas sont souvent plus petits et fractionnés ; des compléments et une supplémentation, notamment en vitamine B12 après gastrectomie totale, peuvent être nécessaires selon le bilan.
Une diarrhée, un malaise après repas ou un reflux peuvent nécessiter des ajustements. Il ne faut pas entreprendre un régime anticancer restrictif ni prendre des compléments sans en parler à l’équipe: ils peuvent aggraver la dénutrition ou interagir avec les traitements. Le soutien psychologique et social fait partie des soins.
Non. L’infection est fréquente et seule une minorité évolue vers un cancer. Elle constitue un facteur de risque qui peut justifier recherche et traitement selon le contexte.
Elle permet de voir et biopsier la lésion. La confirmation vient de l’analyse anatomopathologique des prélèvements, puis un bilan d’extension est nécessaire.
Non. Le geste dépend de la localisation et du stade ; une résection partielle, totale ou parfois endoscopique peut être discutée.
La plupart ne le sont pas. Certaines formes et histoires familiales justifient cependant une consultation d’oncogénétique.
L’alimentation est adaptée progressivement, souvent avec de petits repas fractionnés et un suivi des carences. Les besoins varient selon l’intervention.
Uniquement après en avoir parlé à l’équipe, car certains produits interagissent avec les traitements ou masquent une carence nécessitant une prise en charge précise.