Dr Perbos Emma
néphrologue ALLEE DES TULIPES33600 Pessac Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Calculs rénaux ».
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Guide médical
Les calculs urinaires sont des cristaux agglomérés qui se forment dans le rein. Ils peuvent rester découverts par hasard ou migrer dans l’uretère et bloquer l’écoulement de l’urine, provoquant une douleur lombaire intense appelée colique néphrétique. La taille, la position, la composition, l’existence d’une infection et l’état des reins déterminent la conduite à tenir. Beaucoup de petits calculs s’éliminent spontanément sous surveillance; d’autres nécessitent lithotritie, urétéroscopie ou intervention percutanée. Après l’épisode, l’analyse du calcul, un bilan sanguin et urinaire et des mesures adaptées préviennent les récidives.
L’urine contient des sels qui peuvent cristalliser lorsque leur concentration est élevée ou lorsque les mécanismes protecteurs sont insuffisants. Les calculs à base de calcium sont fréquents, mais il existe aussi des calculs d’acide urique, infectieux, de cystine et d’autres compositions. Leur nature ne se devine pas à la couleur ni aux symptômes.
Déshydratation, alimentation très salée, certaines maladies digestives ou métaboliques, infections, anomalies urinaires et prédispositions familiales modifient le risque. Un complément alimentaire ou un régime peut favoriser un type et protéger d’un autre. Les conseils doivent donc partir de l’analyse du calcul et du bilan, pas d’une interdiction alimentaire universelle.
La douleur débute souvent brutalement dans un flanc ou le dos, d’un seul côté, puis descend vers le ventre, l’aine ou les organes génitaux. Elle évolue par vagues et aucune position ne soulage vraiment. Nausées, vomissements, envies fréquentes d’uriner et sang dans les urines peuvent accompagner la crise.
Un calcul situé dans le rein peut rester asymptomatique. Inversement, une douleur lombaire n’est pas toujours un calcul : infection rénale, problème digestif, gynécologique, vasculaire ou musculaire peut donner un tableau voisin. La fièvre n’est pas un signe banal de calcul ; elle fait rechercher une infection sur obstacle, situation potentiellement grave.
Le médecin évalue douleur, température, urines, antécédents et facteurs de gravité. Une bandelette et parfois un ECBU recherchent sang et infection. La créatinine apprécie la fonction rénale. D’autres analyses sont choisies selon le contexte.
L’imagerie localise le calcul, mesure sa taille et recherche une dilatation. Le scanner sans injection est souvent l’examen le plus précis chez l’adulte, mais échographie et radiographie ont une place selon grossesse, âge, disponibilité et suivi. L’imagerie doit être adaptée ; répéter des scanners irradiants sans indication n’est pas anodin.
Les petits calculs de l’uretère ont davantage de chances de s’éliminer, mais aucune taille ne garantit l’expulsion. La position, l’anatomie, la douleur et la fonction rénale comptent. Le médecin prescrit des antalgiques en tenant compte des contre-indications et peut proposer un traitement facilitant l’expulsion dans certaines situations.
Filtrer les urines permet de récupérer le calcul pour analyse. Surveillez température et quantité d’urines et respectez le contrôle prévu, même si la douleur disparaît : l’obstacle peut persister. Ne forcez pas une consommation massive d’eau pendant une crise douloureuse ; l’hydratation habituelle et les consignes médicales sont préférables.
Lorsqu’un calcul obstrue les voies urinaires et s’accompagne d’une infection grave, l’équipe réalise un drainage urgent par sonde urétérale ou néphrostomie et commence les antibiotiques. Le traitement définitif du calcul est différé jusqu’au contrôle de l’infection. [M3]
Pour un calcul qui ne s’élimine pas, les options comprennent lithotritie extracorporelle par ondes de choc, urétéroscopie avec fragmentation et extraction, ou néphrolithotomie percutanée pour certains calculs volumineux. Le choix dépend du site, de la taille, de la densité, de l’anatomie, des traitements et des préférences. Il s’agit d’un parcours urologique, pas d’un acte à réserver directement.
Après l’épisode, récupérez le calcul si possible. Le bilan peut inclure analyse morphologique, prises de sang et urines de 24 heures.
Sauf contre-indication, boire régulièrement pour produire environ deux litres d’urines par jour est une mesure générale. Réduire l’excès de sel est souvent utile. Il ne faut pas supprimer systématiquement le calcium alimentaire : une restriction mal conduite peut être contre-productive. Les ajustements d’oxalate, protéines, purines ou alcalinisation dépendent du type de calcul.
Le suivi vérifie disparition de l’obstacle, fonction du rein et prévention. Apportez les images, comptes rendus, résultats biologiques et composition du calcul.
Consultez à nouveau si la douleur revient, si les urines diminuent ou si une infection apparaît. Une fiche d’annuaire peut aider à trouver un professionnel, mais ne permet pas de choisir seul une technique ni de différer l’urgence. La preuve qu’un praticien réalise un acte doit être exacte et confirmée au lieu affiché.
Ne forcez pas plusieurs litres pendant une obstruction douloureuse. Buvez normalement selon votre tolérance et suivez l’avis médical.
Il peut accompagner un calcul, mais doit être évalué car d’autres causes existent, surtout s’il persiste.
Non. Le scanner ou l’échographie est choisi selon la situation et certains calculs ne sont pas visibles sur une radiographie simple.
Pas forcément. Elle draine l’urine et sécurise le rein ; le calcul peut nécessiter un traitement ultérieur.
Non, pas systématiquement. Un apport alimentaire normal en calcium est souvent conservé ; le bilan guide les conseils.
Fièvre ou frissons avec douleur, absence d’urines, grossesse, rein unique, malaise ou douleur incontrôlée.