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Arthrose à Neuilly sur Seine : 4 praticiens

4 professionnels référencés.

Professionnels référencés

DR BORREL Francois

chirurgien orthopédiste et traumatologue
25 BOULEVARD VICTOR HUGO
92200 Neuilly-Sur-Seine
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Arthrose ».

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DR GORLIER Clemence

rhumatologue
2 BIS RUE DU COMMANDANT PILOT
92200 Neuilly-Sur-Seine
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Arthrose ».

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Dr Gaillard Julien

chirurgien orthopédiste et traumatologue
63 BOULEVARD VICTOR HUGO
92200 Neuilly-Sur-Seine
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Arthrose ».

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Guide médical

Arthrose : symptômes, diagnostic et traitements

L’arthrose est une maladie articulaire chronique qui touche cartilage, os, synoviale et structures voisines. Elle est fréquente au genou, à la hanche, aux mains et à la colonne, mais ses manifestations dépendent de l’articulation. Douleur à l’usage, raideur après repos, limitation et poussées inflammatoires sont possibles.

L’importance des images ne correspond pas toujours à celle des symptômes: certaines arthroses radiologiques sont peu douloureuses, et une douleur intense peut avoir une autre cause. Le diagnostic repose d’abord sur l’histoire et l’examen; la radiographie est utile selon la localisation, tandis que l’IRM n’est pas systématique. L’activité physique adaptée est un traitement de première intention. Renforcement, endurance, mobilité, gestion du poids, aides techniques et kinésithérapie sont personnalisés.

Le choix d’un antalgique ou d’un anti-inflammatoire dépend des risques digestifs, rénaux, cardiovasculaires et des autres traitements; l’automédication prolongée est déconseillée. Les infiltrations répondent à des situations précises et leur bénéfice varie. Une articulation rouge, chaude, très gonflée avec fièvre, un traumatisme ou une incapacité brutale à prendre appui exige une évaluation rapide.

Quels symptômes sont compatibles avec l’arthrose ?

La douleur apparaît souvent à l’effort et s’apaise au repos, avec une raideur brève au démarrage. Une poussée peut provoquer gonflement et douleur plus continue. Craquements, déformation et limitation varient selon genou, hanche, doigts ou rachis. Aucun symptôme n’est spécifique : tendinopathie, arthrite inflammatoire, goutte, lésion méniscale ou douleur projetée peuvent ressembler.

Une raideur matinale prolongée, plusieurs articulations gonflées, fièvre, amaigrissement ou douleurs nocturnes inhabituelles orientent vers un autre bilan. L’évolution n’est pas une usure linéaire inévitable. Des périodes stables alternent avec des poussées. Le médecin évalue douleur mais aussi marche, sommeil, travail, activités et objectifs, car la fonction guide le traitement autant que l’image.

Comment le diagnostic est-il posé ?

L’examen recherche localisation, mobilité, épanchement, déformation, force et stabilité. Pour genou, hanche ou main, une radiographie standard suffit souvent à montrer pincement, ostéophytes et modifications osseuses. Une radiographie normale n’exclut pas toute douleur, et une image sévère n’impose pas une prothèse. Le diagnostic peut être clinique dans des tableaux typiques.

L’IRM n’est pas de routine pour une arthrose connue si son résultat ne change pas la prise en charge. Elle est réservée à une question supplémentaire ou un tableau atypique. Une ponction articulaire peut analyser un liquide en cas de gonflement aigu pour rechercher infection ou cristaux. Les prises de sang ne diagnostiquent pas l’arthrose mais aident à exclure une inflammation systémique.

Pourquoi l’activité physique est-elle centrale ?

L’activité adaptée réduit douleur et améliore fonction. Elle associe renforcement musculaire, endurance, mobilité et équilibre selon l’articulation. Une augmentation temporaire modérée de douleur ne signifie pas forcément dommage ; la charge est ajustée pour revenir au niveau habituel. Marche, vélo, eau et exercices à domicile sont des options, mais aucun sport n’est obligatoire pour tous.

Le kinésithérapeute enseigne exercices et progression. L’objectif est l’autonomie, pas des séances passives indéfinies. Une canne tenue du côté opposé, une orthèse ou des adaptations du poste peuvent aider. En cas de surpoids, une perte pondérale même modérée diminue la charge sur genou et hanche, sans culpabilisation. Repos complet prolongé favorise déconditionnement et raideur.

Médicaments et traitements locaux

Si un médicament est nécessaire pour l’arthrose, il est utilisé à la dose efficace la plus faible et sur la durée la plus courte, en complément des mesures non médicamenteuses. Les AINS locaux peuvent être proposés selon l’articulation et la situation clinique. Le bénéfice du paracétamol dans l’arthrose est peu étayé. [M7] Un surdosage de paracétamol peut léser le foie et nécessite un avis urgent. [M8]

Une infiltration de corticoïde peut être discutée pour un soulagement de courte durée lorsque les autres médicaments sont inefficaces ou inadaptés, ou pour permettre l’exercice thérapeutique. [M7]

Quand discuter une chirurgie ou une prothèse ?

Une arthroplastie remplace les surfaces d’une articulation, le plus souvent hanche ou genou. Elle se discute lorsque douleur et handicap restent importants malgré un traitement conservateur adapté, que les images concordent et que le patient comprend bénéfices et risques. L’âge seul n’est ni indication ni exclusion. Infection, thrombose, raideur, luxation, douleur persistante et usure de l’implant sont expliquées.

Avant chirurgie, renforcement, contrôle des maladies, santé dentaire selon protocole, tabac, poids et organisation du retour sont optimisés. La prothèse améliore souvent douleur et fonction sans rendre l’articulation identique à une articulation naturelle. Une ostéotomie ou autre geste peut convenir à des cas sélectionnés. Une arthroscopie de lavage n’est pas un traitement général de l’arthrose du genou.

Vivre avec une arthrose chronique

Un plan de poussée précise quels exercices réduire temporairement, quel traitement utiliser et quand reconsulter. Chaleur ou froid peuvent soulager selon la personne en protégeant la peau. Le sommeil, l’humeur et la peur du mouvement influencent le handicap et méritent une prise en charge. Maintenir activités appréciées est un objectif médical, pas un supplément.

Le suivi réévalue diagnostic si le profil change. Une douleur de hanche peut venir du dos, et inversement. Les radiographies ne sont pas répétées à intervalles fixes sans conséquence thérapeutique. Demandez des objectifs mesurables : marcher une distance, monter des escaliers, saisir un objet. Une décision partagée compare le gain attendu, les contraintes et les risques plutôt qu’un catalogue de techniques.

Questions fréquentes

L’arthrose est-elle seulement une usure du cartilage ?

Non. Toute l’articulation est impliquée, notamment os, synoviale, muscles et structures voisines.

Faut-il arrêter le sport ?

Non en général. L’activité adaptée est un traitement ; la charge et le type sont ajustés pendant les poussées.

Une IRM est-elle nécessaire ?

Pas systématiquement. Une radiographie et l’examen suffisent souvent ; l’IRM répond à une question atypique ou complémentaire.

Quand envisager une prothèse ?

Quand douleur et handicap persistent malgré une prise en charge adaptée, avec images concordantes et décision partagée.

Une articulation gonflée est-elle une simple poussée ?

Pas toujours. Rougeur, chaleur, douleur intense ou fièvre nécessite un avis rapide pour exclure infection ou cristaux.

Sources et références