DR DEMAY Philippe
chirurgien orthopédiste et traumatologue 48 RUE D ALSACE LORRAINE94100 St-Maur-Des-Fosses Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Arthroscopie ».
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Guide médical
L’arthroscopie est une intervention chirurgicale réalisée au bloc opératoire. Une petite caméra entre dans l’articulation par une incision et des instruments peuvent être introduits par d’autres voies pour réparer, retirer ou prélever un tissu. Elle concerne surtout le genou et l’épaule, mais aussi cheville, hanche, coude ou poignet.
Elle n’est pas une simple imagerie et n’est pas indiquée pour toute douleur articulaire. L’examen clinique, la radiographie ou l’IRM identifient la lésion et le chirurgien compare traitement médical, rééducation et intervention. Beaucoup sont ambulatoires, sous anesthésie générale ou locorégionale, après consultation d’anesthésie. Petites cicatrices ne signifie pas absence de risque: infection articulaire, saignement, raideur, lésion nerveuse, phlébite ou résultat incomplet sont possibles.
Après la sortie, fièvre, douleur croissante, plaie qui coule, mollet gonflé, essoufflement ou pied froid nécessite un avis urgent. Ce parcours passe par une consultation chirurgicale, jamais par un CTA direct d’opération.
L’arthroscopie peut réparer un ligament ou un tendon, traiter certaines lésions méniscales, retirer un corps libre, stabiliser une épaule, prélever la synoviale ou laver une infection. Son intérêt dépend de la lésion, des symptômes, de l’âge, de l’activité et des traitements déjà essayés. Une arthrose diffuse ou une douleur sans cible mécanique ne bénéficie pas automatiquement d’un lavage. Le patient doit connaître le diagnostic précis et le geste prévu, car « regarder dans l’articulation » sans stratégie n’est plus une justification suffisante.
Le chirurgien examine, relit l’imagerie, explique alternatives, bénéfice attendu et possibilité d’adapter le geste selon les constatations. Signalez infection cutanée, fièvre, plaie ou problème dentaire selon le contexte. Organisez accompagnement, transport, béquilles, logement et aide. Le jeûne suit les consignes du service. Le membre et le côté sont confirmés avant l’opération avec le patient.
Après anesthésie et désinfection, le chirurgien introduit l’arthroscope et du liquide pour voir l’articulation. Une ou plusieurs petites incisions permettent instruments, suture, résection ou prélèvement. Le geste dure souvent de trente minutes à une heure, mais dépend de la réparation. À la fin, les incisions sont fermées et un pansement, une attelle ou une écharpe peut être posé. Le compte rendu doit indiquer ce qui a réellement été vu et fait, car cela détermine l’appui et la rééducation.
Après la salle de réveil, sortie et appui sont autorisés selon anesthésie et geste. Un proche accompagne en ambulatoire; conduite, alcool et décisions importantes sont évités après anesthésie. Glace enveloppée, surélévation et antalgiques suivent l’ordonnance. Gardez le pansement selon les consignes et surveillez les orteils ou doigts.
La mobilisation peut être immédiate ou limitée pour protéger une réparation. Le kinésithérapeute travaille douleur, amplitude, muscle, appui et geste fonctionnel selon le protocole du chirurgien. Une raideur ou une fonte musculaire peut survenir si le membre reste inutilisé, mais forcer trop tôt peut compromettre une suture. Travail et conduite dépendent du côté, des antalgiques, de l’attelle et du métier. La reprise sportive se fait par étapes avec critères de force et contrôle, pas sur une date unique.
Infection profonde, hémarthrose, phlébite, embolie pulmonaire, lésion nerveuse ou vasculaire, algodystrophie, raideur et complications anesthésiques sont rares mais possibles. Une douleur peut persister si le cartilage est atteint, si la lésion n’expliquait pas tout ou si la réparation échoue. Une nouvelle intervention peut être nécessaire. Le suivi permet d’identifier tôt complication ou retard fonctionnel.
La prévention d’une phlébite dépend du membre, du geste, de l’appui et des facteurs personnels; un anticoagulant n’est donc ni automatique ni à refuser par principe. Une douleur qui empêche tout mouvement malgré le traitement, un gonflement très tendu ou une aggravation après une amélioration doivent faire reprendre contact avec le service.
C’est un acte chirurgical au bloc, parfois diagnostique mais souvent thérapeutique.
Non. Anesthésie générale ou locorégionale est choisie selon le geste, le site et le patient.
Cela dépend du geste. L’appui peut être immédiat, partiel ou interdit pour protéger une réparation.
Il varie selon articulation, réparation, douleur et métier ; seul le chirurgien peut l’individualiser.
Non. Elle ne reconstruit pas un cartilage diffusément usé et n’est indiquée que dans des situations sélectionnées.
Non. Une consultation orthopédique confirme diagnostic, alternatives, geste, anesthésie et consentement.