DR SALARI Gholamreza
chirurgien vasculaire 10 AVENUE VAUBAN59300 Valenciennes Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Artérite ».
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Guide médical
Dans le langage courant, « artérite des jambes » désigne le plus souvent l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs, ou AOMI. Des plaques d’athérome rétrécissent ou obstruent les artères qui apportent le sang aux jambes. Cette page est volontairement bornée à cette maladie athéroscléreuse.
Elle ne traite pas des vascularites inflammatoires telles que l’artérite à cellules géantes, la maladie de Takayasu ou la périartérite noueuse, qui ont des mécanismes, symptômes et traitements différents. L’AOMI peut rester silencieuse. Le symptôme classique est la claudication intermittente : crampe, serrement, brûlure ou fatigue musculaire du mollet, de la cuisse ou de la fesse qui apparaît de façon assez reproductible après une certaine distance de marche et cède en quelques minutes au repos. La localisation dépend du niveau de l’obstruction.
Beaucoup de personnes ne décrivent pourtant pas cette forme typique : elles marchent peu, ralentissent, attribuent la gêne à l’âge, à l’arthrose ou au dos, ou présentent neuropathie et diabète. Une douleur lombaire irradiée, une arthrose, une insuffisance veineuse ou une neuropathie peuvent imiter l’AOMI. Le caractère déclenché par l’effort ne suffit donc pas au diagnostic. Quand la perfusion devient très insuffisante, la douleur peut survenir au repos, souvent la nuit ou pied surélevé, être soulagée en laissant pendre la jambe, s’associer à une plaie qui ne cicatrise pas, une nécrose ou une gangrène.
On parle alors d’ischémie chronique menaçant le membre, qui nécessite une évaluation vasculaire rapide. Une obstruction brutale provoque douleur soudaine, pâleur, froideur, perte de pouls, engourdissement ou faiblesse: c’est une ischémie aiguë, urgence absolue. Le tabac est un facteur majeur. Diabète, hypertension, excès de LDL-cholestérol, âge, maladie rénale, antécédents cardiovasculaires et certaines situations familiales augmentent aussi le risque.
Le bilan vise donc à préserver le membre, améliorer la marche et prévenir les événements cardiovasculaires. Le médecin interroge sur distance de marche, douleur de repos, plaies, tabac et traitements, examine peau et pieds, palpe les pouls et recherche des signes dans les autres territoires. L’index de pression systolique à la cheville, ou IPS, compare la pression artérielle mesurée à la cheville à celle du bras avec une sonde Doppler.
Mais l’IPS n’est pas un chiffre isolé: des artères très calcifiées, notamment en cas de diabète ou d’insuffisance rénale, peuvent être peu compressibles et donner une valeur artificiellement élevée. Pression à l’orteil, test après effort ou autres mesures peuvent alors être nécessaires. Un IPS normal au repos n’exclut pas toute AOMI symptomatique. L’écho-Doppler artériel localise les rétrécissements, mesure les vitesses et décrit la circulation.
Il est souvent l’imagerie de première ligne pour cartographier une maladie connue ou préparer une décision. Angioscanner, angio-IRM ou artériographie répondent à des questions de revascularisation et ne sont pas des examens de dépistage identiques. L’artériographie est invasive et peut permettre un traitement dans le même temps ; elle n’est pas justifiée par une simple douleur de jambe sans bilan clinique. Le traitement commence par la réduction du risque cardiovasculaire et la protection des pieds. Arrêter le tabac est prioritaire ; un accompagnement et des traitements d’aide augmentent les chances de réussite.
Activité physique régulière et programme structuré de marche ou de réadaptation améliorent la capacité de marche. Chaussage, inspection quotidienne des pieds et soins prudents sont essentiels en cas de diabète ou de sensibilité diminuée. La tension, le diabète, le cholestérol, le poids, le sommeil et l’activité sont pris en charge.
Les associations et durées changent après angioplastie ou pontage et ne doivent jamais être copiées depuis internet. Les vasodilatateurs ne remplacent ni l’arrêt du tabac, ni la marche structurée, ni la prévention cardiovasculaire.
Les recommandations françaises historiques de 2006 restent accessibles mais leur ancienneté est signalée ; les décisions actuelles doivent intégrer les recommandations européennes 2024 et le contexte individuel. Une revascularisation est discutée si les symptômes limitent fortement la vie malgré une prise en charge optimale, ou rapidement lorsque le membre est menacé. L’angioplastie dilate l’artère, parfois avec stent ; le pontage crée une dérivation autour de l’obstacle. Le choix dépend de l’anatomie, de la longueur des lésions, des autres maladies, du risque opératoire, de la veine disponible et des objectifs de la personne.
Une intervention ne guérit pas l’athérosclérose: tabac, médicaments, marche et suivi restent indispensables, et une restenose ou thrombose peut survenir. Ne mettez pas de bas de compression forte sur une jambe douloureuse, froide ou avec plaie sans évaluation de la circulation.
De même, bouillotte, bain très chaud et soins de cor au moyen de produits caustiques exposent à des brûlures ou plaies, surtout en cas de neuropathie. La surveillance associe symptômes, capacité de marche, peau, pieds, facteurs de risque et parfois IPS ou écho-Doppler. Il n’existe pas de fréquence unique pour toutes les personnes. Une aggravation de la distance de marche, une douleur nocturne, une plaie ou un changement de couleur doit avancer la consultation. Le suivi est coordonné par le médecin traitant avec médecin vasculaire, cardiologue, chirurgien vasculaire, infirmier, podologue, tabacologue et réadaptation selon les besoins.
Cette page conserve l’URL historique « artérite » pour éviter une migration SEO, mais son contenu et son titre disent explicitement AOMI afin d’empêcher la confusion avec les vascularites. Elle ne remplace ni le diagnostic ni la prescription et reste non publiée jusqu’à la décision binaire du relecteur en cardiologie et maladies vasculaires.
La claudication est une douleur musculaire reproductible à la marche, calmée au repos. Elle peut être atypique ou absente chez une personne peu mobile ou diabétique.
Douleur nocturne au repos, plaie persistante ou nécrose signalent une ischémie menaçante. Un début brutal avec pied froid et déficit neurologique est une urgence.
L’examen des jambes et des pouls est complété par l’IPS. Une valeur inférieure à 0,90 soutient le diagnostic, mais diabète et calcifications peuvent fausser la mesure.
L’écho-Doppler cartographie les artères. Angioscanner, angio-IRM et artériographie sont réservés à des questions précises, notamment avant revascularisation.
L’athérosclérose touche plusieurs territoires. Une AOMI révèle un risque accru d’infarctus et d’AVC même lorsque la jambe gêne peu.
Oui, un programme structuré et progressif améliore souvent la distance de marche. Il doit être adapté aux capacités et aux autres maladies.
Il n’est pas approprié de forcer en cas de douleur de repos, plaie, infection ou suspicion d’ischémie menaçant le membre.
Après stent ou pontage, les durées sont individualisées.
Une revascularisation est discutée devant limitation importante malgré traitement optimal, ou rapidement si le membre est menacé.
Anatomie des lésions, état général, objectifs et risques orientent entre traitement endovasculaire et chirurgie. Le suivi reste nécessaire après le geste.
Dans le langage courant, artérite des jambes désigne souvent l’AOMI athéroscléreuse. Le mot artérite peut aussi désigner des vascularites inflammatoires distinctes.
Non. Veines, muscles, articulations, nerfs ou colonne peuvent provoquer une douleur. La reproductibilité à la marche oriente mais ne suffit pas.
L’index de pression systolique compare la pression à la cheville à celle du bras. Une valeur basse évoque l’AOMI ; une valeur artificiellement haute est possible si les artères sont calcifiées.
La marche structurée traite la claudication stable. Elle ne doit pas retarder une évaluation en cas de douleur au repos, plaie, infection ou aggravation brutale.
Oui. Il réduit le risque cardiovasculaire, la progression de la maladie et les complications des revascularisations ; un accompagnement augmente les chances d’arrêt.
Non habituellement. Il utilise une sonde et du gel pour analyser flux et artères, sans rayons X ni injection.
Pas sans évaluation si une AOMI est connue ou suspectée. Une compression forte peut être dangereuse lorsque l’apport artériel est insuffisant.